Mémoires d'un Sulpicien. Archives Nationales
trepoids comme ouses. | page 79), on it Éveque à la suité nières L'Évèque.
L de cette mesuré
CXII INTRODUCTION
Frontenac d’embarras sur ce point. En effet, le Mémoire daté de Versailles, le 26 Mai 1696, entre autres explications, donnait celles-ci de l'arrêt qu’il envoyait :
« Il paroît à Sa Majesté que la guerre avec les Iroquois n'a point eu d'autre cause, particulièrement dans les derniers temps, que leur jalousie du commerce avec les Nations d’en Haut, pour se le conserver avec la Nouvelle-York et avec ces nations par l'avantage de la situation des établissemens des Iroquois, qui barrent le chemin des Anglois vers ces nations et d'elles avec la Nouvelle-York.
« Il résulte encorz des relations des sieurs Frontenac et de Champigny que l'aliénation des Outaouas et autres provient de ce que les François, par leurs courses dans les profondeurs des terres, ont usurpé le commerce que ces nations faisoient avec les autres supérieures, et que quelques-unes de celles-cy, pour de menus intérêts, font la guerre aux alliées ov sont obligées de se rallier aux Iroquois, et qu’enfin la course dans les bois, plus effrénée encore, l'année dernière, qu’elle ne l'a encore esté, nonobstant les ordres de Sa Majesté et la réduction des congés au nombre de vingt-cinq, est la source de tous les désordres de la Colonie et qu'elle a donné lieu à des établissemens qui, en la divisant dans des régions si éloignées, la dissipent et renversent les vues, que Sa Majesté a cues et qu’on doit avoir uniquement de la réunir et d'appliquer les habitants à la culture des terres, à la pesche et aux autres choses, qu’elle a toujours recommandées et qu'ils peuvent tirer de la nature du pays et de leur application et industrie. |
« La difficulté de la ccmmunication avec les Nations d'en Haut et même l'impossibilité, à cause de leur union avec les Iroquois, font penser à Sa Majesté que ledit sieur de Frontenac ne pourroit soustenir cette communication, à moins de dépenses insupportables, qui lui osteroient les moyens de faire une plus forte guerre aux Iroquois pour les détruire, ou au moins pour les forcer à demander sincèrement la paix. »
Le mémoire se terminait ainsi : « Sa Majesté, ayant considéré ce que lesdits sieurs de Frontenac et de Champigny ont escrit des mauvaises dispositions des Sauvages alliés et les difficultés
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INTRODUCTION. CXHI
d'une insupportahle dépense pour la communication avec eux pour la guerre, a fait examiner de nouveau par son Conseil leurs depesches et mémoires, fait entendre les personnes, qui pouvoient avoir des connoissances de l’estat et des affaires de la Colonie et a résolu d'abandonner Missilimakinak et autres postes occupés dans la profondeur des terres, à la réserve du fort Saint- Louis des Illinois, à la condition par les sieurs de Tonty et de La Forest, à qui Sa Majesté en a conservé la concession, de ne pouvoir apporter ni faire apporter aucun castor. »
L'adversaire des postes éloignés, M. de Champigny, triomphait. Le Ministre toutefois, en se rendant à son opinion, eut le soin de rassurer le Comte de Frontenac, en lui disant que le Roi ne lui imputait en rien les désordres qui avaient eu lieu dans l'usage des corfgés; — mais le Gouverneur ne s'y trompait pas. L'Intendant remarquait un certain embarras du Comte avec lui, dans la pensée où il était, que M. de Champigny était l’auteur de la suppression des congés et de l’ordre, donné par le Ministre au Guuüverneur, de remettre au magasin du Roi les présens des Sauvages, et aussi la cause qu’il n'avait plus la nomination des cfficiers. « Cette peine, écrivait Champigny, a encore augmenté par la fermeté que j'ai eue pour l'exécution de l’édit qui supprime les congés. » La récapitulation, dans laquelle il se complaisait, de tous les avantages enlevés à M. de Frontenac par suite de ses accusations ou de ses insinuations, semblait encore vouloir faire soupçonner ce qu'il ne disait pas. Le chevalier de Callières, qui pénétrait dans les souterrains du personnage, ne se gêna pas pour défendre le Comte. Ce dernier finissait par se lasser d’avoir à détruire perpétuellement les machines dressées contre lui, et dont il offrait au Ministre de lui faire connaître les auteurs. « J'avoue, avait-il écrit déjà, le 25 Octobre 1696, que je ne me sens plus la force d’y pouvoir résister, et qu’il faudra que j'y succombe, si vous n'avez la bonté de me vouloir soutenir fortement. » Le Roi, pour lui rendre confiance, lui envoya la croix de Saint-Louis en récompense de sa campagne contre les Onontagués. — Le Comte trouva qu'elle venait un peu tard, qu'il aurait pu l'avoir lors de l'établissement de l'Ordre, étant estropié depuis cinquante ans et ayant, disait-il, contribué à sa première
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