‹ Première formation d'une chaîne de postes entre le fleuve Saint-Laurent et le golfe du Mexique (1683-1724) [microforme]Chapitre 32 sur 304 · AND ER · texte numérisé non relu

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CXIV INTRODUCTION

institution. Mais, en ces sortes d’affaires, où la faveur prime souvent la justice, ce qui importe, c’est que la récompense soit légitimement acquise; et là-dessus M. de Champigny ne pouvait rien.

Tout n'était pas fini cependantavec la Déclaration du Roi pour la révocation des permissions de traite au pays des Outaouas parmi les autres nations sauvages.

Aussitôt qu’il l'avait reçue en 1696, M. de Champigny avait fait enregistrer cette Déclaration au Conseil Souverain. Il l'avait également fait publier dans les lieux élo‘ snés où il y avait des Français. Des précautions, en même temps, avaient été prises pour | leur retour en 1698. Il n'avait pas dépendu de l’Intendant que Le cela ne fût pas plus tôt. Mais le Comte lui avait répondu d’abord | que l'ordre était arrivé trop tard; puis, au printemps de 1697,

quand M. de Champigny lui en avait parlé, il lui avait dit qu'in- dépendamment de l'ordre de la Cour, avant même de le rece- | voir, il avait écrit à Lamothe-Cadillac de faire revenir les Fran-

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çais des Outaouas et qu’il ne souhaitait pas y envoyer avant le retour de cet officier.

| La véritable raison des délais qu'apportait le Comte à l’exécu- | tion de cette mission, c'était le pressentiment de l’effet qu’elle

| allait produire dans le pays et sur les Sauvages. | L’émotion générale était si visible que l’Intendant tenta d’éloigner de lui toute responsabilité en ceci. — Dans un mémoire, après avoir admiré, dans un langage tout patelin, la connaissance qu'avait le Ministre des officiers, qui, disait-il, ne voulaient commander dans les postes que pour y faire le commerce, M. de Champigny avait proposé de prendre un terme moyen, qui serait de conserver deux postes chez les Outaouas et de donner vingt-cinq congés comme à l'ordinaire. — Ce mémoire indiquait, comme les deux postes à conserver, ceux de Missilimakinak et de la rivière Saint-Joseph des Miamis, dans chacun desquels il y aurait dix ou douze soldats et un officier nommé par le Roi.

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