‹ Première formation d'une chaîne de postes entre le fleuve Saint-Laurent et le golfe du Mexique (1683-1724) [microforme]Chapitre 5 sur 304 · NORME A EME EAU · texte numérisé non relu

NORME A EME EAU

ion, mais le suite le prouu, en livrant été contraire.

“pendant que La Salle remontait le Mississipi, de piller et de tailler Men pièces les Français, qu'ils trouveraient sans un signe parti- Aculier, avait été interprétée par les Sonnontouans d’une manière funeste aux sept canots, que M. de La Barre et La Chesnaye Æænvoyaient aux Illinois s'emparer du poste de La Salle. Ce alentendu devint l'occasion d’une guerre avec les Iroquois, d'où M, de La Barre se tira sans leur demander d'autre répa-

XVIII INTRODUCTION

ration que la promesse de payer les marchandises pillées, ct, à sa honte, sans avoir garanti les Illinois et les autres nations alliées des attaques des Sonnontouans et des Onnontagués, qui n'avaient pas signé le traité conclu par le gouverneur. M. de La Barre, ‘homme de peu de tête, en engageant la guerre, s'était mis dans l'elternative soit d’être battu, soit de s’humilier. Le Comte de Frontenac n'avait pas, lui, calculé seulement les forces de l'ennemi au moment du combat. Il s’en était rendu compte dès le commencement de son gouvernement et n’avait pas eu besoin que le Père Jean de Lamberville lui fit observer trop tard, comme à M. de La Barre, que peu de banditsen Italie avaient insulté des troupes six fois plus nombreuses, et que les beurriers de Bourgogne avaient donné autrefois bien de la peine au prince de Condé.

Il se fût en tout cas bien gardé, s’il avaiteu à réprimer leurs hostilités, d'imprudentes lettres du genre decelle de M. de La Barre, qui donna lieu au gouverneur de la Nouvelle-York de mettre en avant les prétentions des Anglais à la possession du pays des Iroquois et du lac Ontario. Le colonel Dongan écrivait le 23 juin 1684 à M. de La Barre : « Ces Sauvages sont sous notre gouvernement, comme il appert par les lettres patentes de Son Altesse Royale et de Sa Majesté le roi d'Angleterre et de leur propre soumission à ce gouvernement. Ainsi que cela est manifeste par nos écrits, les territoires de Son Altesse Royale s'étendent aussi loin que la rivière du Canada, et cependant le peuple de votre gouvernement nelaisse pas de venir sur le grand Lac comme auss; de ce côté des deux Lacs, qui est une chose que l'on aura peine à croire en Angleterre. »

Ainsi, par cette double faute de M. de La Barre, l'entrée des ennemis de Cavelier de La Salle et du Comte de Frontenac dans les pays, que le premier avait découverts et commencé à établir par la protection du second, avait eu pour effet de compromettre les grands avantages, qu'on devait attendre d'héroïques efforts. Suggérée par les ecclésiastiques, dit Nicolas Perrot, décidée, avec six marchands dans le cabinet de M. de La Barre, selon le rapport de M. de Meules, l’Intendant, la guerre, commencée mais non poursuivie, avait excité les Iroquois contre la Nouvelle- France, et, même après la paix, laissé des ferments d'hostilité

INTRODUCTION. XIX

lées, ct, à Si : qui devaient éclater, encore une fois fermer alors les chemins du tions alliées A

ï Sud et de l'Ouest, en même temps que déterminer un rapproui n'avaient “ chement des Iroquois avec les Anglais, qui songeaient à se servir e La Barre, + d'eux pour étendre leurs domaines. Le Comte de Frontenac n'avait ait mis dans : donc eu que trop raison.

mte deFron- *

l'ennemi au le commenà que le Père y LL nme à M. de é des troupes $ , . : .

e Bourgogne 4 Evidemment,si nous voulions continuer notre œuvre de colo-

de Condé. 4 nisation dans ce continent, il fallait arrêter les suites de nos proner leurs hos- Apres fautes, de manière à reprendre sans partage notre autorité | deLa Barre, sur les Lacs, à nous fixer sur leurs bords et à passer outre, lorsque < de mettre en 4 nous le jugerions nécessaire, | un oi

h du pays des A Pour cela, à l'extérieur, il fallait affaiblir des ennemis puis-

écrivait Îe Msants, dominer les [roquois, contenir les Anglais et rattacher à an € Ë .. : : ee ss | notre cause les alliés, qui avaient été amenés à douter de nous.

ont sous notré

s patentes de " Il fallait à l'intérieur combattre une faction, qui cherchait

ngleterre et de “dcpuis longtemps à accaparer la souveraineté jusque dans ies si que cela ct Mforèts. Pour ne pas laisser de prétexte à cette faction, qui bou- Lise Royale s'é- Mleversait tout, dès qu'elle ne dirigeait pas, et qui dirigeait mal LL cependant le À lorsqu'elle était au pouvoir, il fallait régler la marche vers les sur le grand 1 pays NOUVEAU, en sorte qu'elle ne nuisît pas à la colonie déjà Lune chose que public et concilier nos avantages avec nos devoirs envers les peuples indigènes.

cre, l'entrée des 4 Ce n’était là, il est vrai, qu’une question de surveillance. Seu- L cment, comment constituer cette surveillance ? Elle devait avoir “pour premiers instruments les chefs des postes et les mission- Maires. Mais quelles seraient les attributions des uns et des @utres: Pourrait-on les délimiter? Les premiers s'accorderaient- Ms avec les seconds ? Quelles ressources aussi assignerait-on à ces hommes, qui s'offraient également à tant de fatigues, à tant de cmmencés mais À brivations et s'exposaient à tant de dangers? en Nouvelle- « Tels sont les divers aspects de la formation de la première PR d'hostilité haîne de postes, établie sur les terres, dont les volumes précédents

Frontenac dan mencé à établir e compromettré éroiques efforts.

ot, décidée, avec re, selon le rap

Ga A TEE dé se

xx INTRODUCTION.

ont fait connaître l'exploration. Dans cette organisation d’une ‘ és société naissante, des questions imprévues se succèdent coup sur 4 coup; un résultat s’échafaude sur un autre. Des projets les ren- 4 su versen*, d’autres systèmes les rétablissent, et les faits les plus À éte éloignés concourent vers ün but, auquel il semblait que la raison | La dût conduire tout droit et sans attendre. ii Nous allons voir présentement comment le gouvernement du pre marquis de Denonville, mestre de camp des dragons de la Reine, co: essaya à la fois de dominer les embarras qui résultaient du gou- à que vernement de M. de La Barre et de réunir le Canada aux Illi- À cho nois, pendant que Cavelier de La Salle poursuivait ses décou- © &tor vertes au Sud, et que son frère, l’abbé Jean, allait revenir du e | Not Texas à Québec, en traversant l'intérieur des terres. à Qué Dès le début de son gouvernement, le marquis de Denonville M qi, s'occupa de mettre fin à la licence des voyageurs, qui péné- M ie traient le plus avant dans les pays même inconnus pour y faire Æ# de] la traite avec les Sauvages et qui ont été, à bien dire, les précur- inspi seurs de la colonisation. M. de Denonville voulut aussi, dans la Æ Jeur. même vue, régler les congés ou permis de traite, puisque c'était M de le aux abus qui en avaient été faits que le Ministre de la Marine # nism attribuait la guerre de M. de La Barre avec les Iroquois et son # deve humiliation. À CA Les Canadiens, il est vrai, avaient, avec les Savvagcss, des # tario rapports qu’il importait de modifier. Vivant au milieu d'eux. 1 quois entourés de pays immenses que d’autres Sauvages habitaient 4 écriv encore, ils avaient la curiosité des Romains devant les cetf- 4 suis frayantes futaies de la Germanie, où l’on pouvait cheminer 4 que,

chrét Ursu puiss

soixante jours sans en trouver le bout. C'étaient d’ailleurs pour eux une vie, des impressions nouvelles, qui pouvaient cependant reporter les esprits les plus cultivés d’entre eux vers les temps où

leurs ancêtres, eux aussi, portaient leur chevelure relevée sur le -Æ l’esto à sommet de la tête couverte d'un casque fait en forme de mufle dt *# avait | bête sauvage et surmonté de cornes d’élan, d'ailes d’aigle où 4 taron : | d’une crinière flottante. Les Canadiens retrouvaient là également, téress dans la guerre et devant les supplices, un peuple dont Horace eùt # avait fi dit, comme de la Gaule : Non paventis funera. © ® faisai

D'autres raisons plus immédiates avaient amené un rappro-

sation d’une

ent coup sur ojets les renaits les plus que la raison

ernement du ; de la Reine, ient du gouada aux Illiit ses découit revenir du

le Denonville rs, qui pénés pour y faire re, les précuraussi, dans la puisque c'était de la Marine roquois et son

Sav vagcs, des | milieu d'eux.

ages habitaient devant les efivait cheminer d’ailleurs pour aient cependant rs les temps où e relevée sur Ke

me de mufle de -

ailes d’aigle où nt là également, dont Horace eût

ené un rappro

INTRODUCTION. XXI

| chement, auquel ces arrière-petits-fils des Gaulois et des Ger- À mains avaient semblé prendre un plaisir particulier.

Le Comte de Frontenac, lui-même, se mélait paternellement * aux Sauvages dans certaines occasions. Du reste ses lieutenants … étaient loin d'opposer aucune barrière aux Indiens. Cavelier de

La Salle n’avait-il pas écrit sur sa barque ces mots : « Nous . sommes tous Sauvages »? Afin même d'opérer une fusion plus

prompte entre les deux races, le Comte de Frontenac eût voulu, 3 comme Jean Talon en avait témoigné le désir (27 octobre 1667) que les Missionnaires leur apprissent notre langue avant toutes choses. En 1672 le Comic avait témoigné aux Pères Jésuites son À étonnement de ce que, de tous les Sauvages qui étaient avec eux à Notre-Dame-de-Foi, mission situéc à une lieue seulement de Québec, il n’y en eût pas un qui parlât français. « Je leur ay dit, écrivait-il, que je croyois que dans leur mission, ils devoient songer, en rendant les Sauvages sujets de Jésus-Christ, de les rerdre aussi sujets du Roy; que pour cela, il falloit inspirer l'envie d'apprendre notre langue comme les Anglois leur apprenoient la leur, essayer de les rendre plus sédentaires et de leur faire quitter une vie si opposée à l'esprit du Christianisme, puisque le moyen de les rendre chrétiens étoit de les faire devenir hommes. »

C'est ainsi que M. de Frontenac, dans son voyage au lac Ontario, en 1673, avait pris six filles et trois petits garçons des Iroquois pour les faire élever à la française. « Je vous avoue, écrivait-il alors à Colbert, que, sans faire l’homme de bien, je suis persuadé qu'il ne peut y avoir une meilleure dévotion, et | que, quand je songe que, pour dix louis par an, on peut rendre chrétienne une petite Sauvagesse, en la faisant élever chez les } Ursulines, qui en ont fort grand soin, je ne crois pas qu'il | puisse y avoir d'argent mieux employé. Je prétends bien tirer

l'estocade là-dessus à madame votre femme. » Le Comte

avait, dans ce voyage, adopté pour fille la nièce de Niregouentaron. Homme d'esprit et d'imagination, plein d'élan, s’in-

se.

1 téressant aux usages, au langage de ces nations primitives, il

avait en outre en lui un fonds de bonté sans affectation, qui le

* # faisait réellement leur chef, comme il l'était des Français, unis-

XXII INTRODUCTION

sant à leur égard les nécessités de la politique aux considérations d’un chrétien.

L'Intendant Jean Talon, M. de Courcelles et le Comte de Frontenac représentaient sur ce point une doctrine, qui ne convenait pas à certaines gens, dont MM. de Denonville et de Champigny s'étaient faits les adhérents. Le Marquis et l’'Intendant ne songeaient guère à franciser les Sauvages. Tandis que c'était pour le Comte comme l'idée fixe d’un devoir à accomplir, le nouveau gouverneur et l'intendant regardaient ce projet comme chimérique et même dangereux. « L'on a cru bien longtemps, écrivait M. de Denonville, en date du 13 novembre 1685, que l'approche de nos habitations estoit un bien très considérable pour accoustumer ces peuples à vivre comme nous et à s'instruire de nostre religion. Je m'aperçois, Monseigneur, que tout le contraire est arrivé, car, au lieu de les accoustumer à nos loys, je vous assure qu’ils nous communiquent fort tout ce qu'ils ont de plus méchant, et ne prennent eux-mesmes que ce qu'il y a de mauvais et de vicieux en nous. »

Tout ce qu'il y avait de Sauvages, établis dans des bourgades comme à Sillery, à Lorette, au Sault de la Prairie, à la montagne de Montréal, tout cela paraissait à Denonville tenu dans une discipline et une règle qui faisaient plaisir à voir. Il n’y avait pas, selon lui, assurément de ville et de village en France aussi bien réglé, pourvu qu'il n'y arrivât quelque ivrogne de nos habitations. Et ils n'avaient certes rien d’équivalent dans le spectacle que présentaient les Sauvages errant et vaguant autour des scigneuries particulières. L'avis du Comte de Frontenac n'était pas pourtant que ce fût là tout ce qu’il y avait à faire. "

Assurément, cette fréquentation constante des Canadiens avec les indigènes Sauvages, avait plus d'un inconvénient pour nos Français, tant dans la colonie que dans les bois. Comme, moralement, il est plus facile de descendre que de s'élever, on voyait les Canadiens rechercher les Sauvages par des côtés fâcheux, où la licence avait souvent une trop large part. Ils se mettaient tout nus comme les Indiens, non seulement au temps du Carnaval, mais encore tous les jours de réga!. M. de La Barre avait dû détruire un ordre de chevalerie, que M. de

gen dise saie Pay quil ces d’eu pay!

avai

de]

onsidérations

mte de Fronne convenait > Champigny dant ne sonc'était pour plir, le nourojet comme n longtemps, re 1685, que considérable us et à s’ineur, que tout er à nos loys, ce qu'ils ont > cquilya

les bourgades la montagne nu dans une n'y avait pas, ice aussi bien de nos habins le spectacle itour des scintenac n'était re. .

anadiens avec ient pour nos Comme, mos'élever, on par des côtés large part. Ils seuleinent au régal. M. de ie, que M. de

INTRODUCTION. XXII

Denonville ne définit pas, mais qui peut-être était celui des Chevaliers du Calumet, créé par les Jésuites pour s’attirer les Sauvages. Par les plaintes, que ce Gouverneur porte contre les mœurs et les scandales, qui n'avaient pas cessé avec l'abolition de cet ordre de Chevalerie, il y avait à penser que nos Français n'y avaient pas trop justifié ieur prétentions à la supériorité en civilisation.

Aussitôt qu’ils pouvaient porter un fusil, les jeunes gens s'en allaient dans les bois sous prétexte de chasse et de traite; leurs parents n'osaient les en empêcher. Des enfants de seigneurs, des fils de gentilshommes qui en prenaient le titre, ou simplement ceux qui voulaient le paraître, mettant de côté la charrue, la houe, la pioche et la hache, se jetaient dans les forêts, loin de la surveillance du gouverneur et du curé. Ils y entretenaient des Sauvagesses, les menaient à leurs chasses, mais ils payaient souvent cette liberté et ces plaisirs au prix de la faim, qui les réduisait à manger leurs chiens, quand la chasse ou la pêche venait à manquer. Il s’ajoutait aux attraits de cette vie indépendante l'idée, pour le plus grand nombre, des profits qu'ils pouvaient faire dans le commerce des pelleteries, dont les trois quarts venaient des peuples habitant aux environs des Lacs. Et alors la course dans les bois n'était plus une simple partie de plaisir.

La classe inférieure de ces Coureurs de bois se composait de gens qui, n’ayant pas le moyen d’acheter comptant les marchandises ou les quincailleries qu'ils portaient avec eux, se les faisaient avancer ainsi que leur équipement, à la condition de les pays. au retour de leur voyage, qui durait ordinairement de quinze à dix-huit mois. Seulement les marchands, qui faisaient ces avances, les leur comptaient en monnaie du pays et retiraient d'eux des billets de la même somme en castors, qui leur étaient payés monnaie de France au bureau de la ferme; or, l’écu, qui avait cours dans le royaume pour trois livres, en valait quatre de la monnaie de la colonie.

Le traité conclu, commençait le voyage, dans lequel il fallait traverser les rivières et les lacs, toujours la rame à la main, porter aux endroits, où la navigation s’interrompait, ses canots sur son dos avec leurs marchandises, quelquefois, pendant plusieurs licues, en se frayant un chemin. Dans ces courses, si le vent man-

Lin Pa —

XXIV INTRODUCTION

quait ou était fortement contraire à la marche du canot, on était réduit parfois à attendre sept à huit jours à une pointe sans pouvoir la doubler, ce qui diminuait les vivres, que le voyageur n'avait pris qu’en petite quantité pour laisser plus de place aux marchandises, et alors on risquait de ne pouvoir remédier à la faim qu'avec des tripes de’ roche, une espèce de lichen, ou avec de la colle faite au moyen de peaux.

Mais aussi, lorsque les voyageurs arrivaient à quelque station, après les fatigues, les privations et les dangers, quelles longues heures d'oisiveté passées à jouer, à fumer, à boire de l’eau-de-vie, ou dans les débauches! puis, quand ils revenaient dans la colonie: c'était, pour ainsi dire, le retour du matelot d’une longue campagne. Ils étaient au cabaret tant qu'il leur restait de l'argent. Ils y faisaient toutes les dépen’es folles qu’on peut imaginer. Ils donnaient un écu au premier venu pour allumer leur pipe, ne voulant pas s’en donner la peine. Ils voyaient ainsi bientôt la fin de leurs profits et, en ce temps, ils cherchaient les moyens de faire un nouveau voyage.

Sous l'inflience de ces divers genres d'attraction, beaucoup d'hommes laissaient en friche leurs terres, abandonnaient leurs femmes et leurs enfants, s’endettaient chez ::s marchands, de manière que tout le profit, à leur retour, ne suffisait pas à la nourriture de leurs familles. Les femmes et les enfants tombaient à la charge du public, et les femmes se débauchaient souvent comme leurs maris.

Lorsque le Marquis de Denonville, dont l'esprit d'ordre semble avoir étÿ une des qualités principales, eut sous les yeux le fléau qui lui avait été signalé, il pensa devoir apporter contre lui la plus grande rigueur, sans même passer par des formalités de justice, qui n'auraient, disait-il, tendu qu'à des subtilités pour cacher le vice et des désordres infinis. A ses yeux, une justice militaire valait mieux que l'arrêt d’un juge, les preuves convaincantes n'étant pas toujours faciles à bien établir, et il ne consentait parfois à pardonner qu’à ceux qui le renseignaient sur les lieux, où passaient les Coureurs de bois, les moyens qu'ils employaient, les noms des principaux d’entre eux, qui étaient à la tête du commerce avec les Anglais.

Page 1