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devait expédier dépendait tellement des marche 1ds hérétiques , qu'il ne pouvait pas se mettre en mer sans eux. À la vue de nos Pères, ils déclarèrent aussitôt qu'ils ne permettront jamais le départ, si les Jésuites sont du voyage. Nous montrons l’ordre de la Reine, nous faisons intervenir l'autorité du Gouverneur, Nous écrivons de nouveau à la Reine, et nous avons sa réponse. Sa lettre et ses ordres sont exhibés, mais l’obstination hérétique résiste aussi bien à l'autorité royale qu’à celle de l'Eglise.
Cet entêtement ne fit que donner un plus grand éclat à la piété de nos excellents Princes. Aussitôt en effet qu’Antoinette de Pons, marquise de Guercheville, dame très-illustre et première dame d’honneur de la Reine, eut appris ces intrigues, n’écoutant que son zèle pour Dieu et son affection pour notre Compagnie, elle n’hésita pas à solliciter les aumônes des plus grands seigneurs de toute la Cour, afin de triompher de l’obstination des hérétiques et d’assurer le départ des Jésuites. Elle n’eut pas de peine à obtenir l’appui des seigneurs catholiques, déjà si portés d'eux-mêmes à ces pieux projets, et lasomme de 4,000 livres fut en peu de temps recueillie. La méchanceté des hérétiques se trouva ainsi vaincue, et nos Pères s'embarquèrent sur ce vaisseau, non plus comme passagers, mais comme disposant de la plus grande partie du navire. C’est ainsi que Jésus-
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