‹ Première mission des jésuites au Canada [microforme]Chapitre 8 sur 46 · RP D ROM · texte numérisé non relu

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verser et détruire ce qui est fort, vous trouverez tout cela dans Ennemond. Me voici : envoyez-moi, et rendez ma langue et ma parole intelligible, afin que je ne sois pas barbare pour ceux qui m'entendront.

Vos prières, j'en ai la confiance , ne seront pas sans succès, comme semble le présager notre arrivée ici, le très-saint jour de la Pentecôte. Vous sommes faibles en Jésus-Christ, mais, je l'espère, nous vivrons avec lui par la force de Dieu. Que Votre Paternité, je l'en conjure , obtienne par ses saintes prières et ses saints sacrifices, que le Seigneur accomplisse toutes ces choses en nous.

Le fils indigne en Jésus-Christ de la Compagnie de Jésus.

Envemon MASSE.

Port-Royal, dans la Nouvelle-France, le 40 juin1611.

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LETTRE DU P. PIERRE BIARD , AU T.-R. P. CLAUDE AQUA- VIVA, GÉNÉRAL DE LA COMPAGNIE DE JÉSUS. (Traduile sur l'original latin.)

Port-Royal, 11 juin 1611.

Mon TRÈès-RÉVÉREND PÈRE,

Pax Christi.

Après quatre mois d’une navigation vraiment très-pén:"le et très-périlleuse, nous sommes enfin arrivés. , 4° e à la protection de Dieu et aux prières de Votre Paternité, à Port-Royal, dans cette Nouvelle-France , terme de notre voyage.

Nous avons en effet quitté Dieppe le 26 janvier de cette année 1611 , et nous sommes arrivés cette même année le 22 mai. Je donne en français au R. P. Provincial la relation de toute notre entreprise et de l’état où nous avons trouvé les choses ici. C’est ce qui me paraissait plus urgent et plus utile , puisque j'étais dans l'impossibilité de le faire en même temps en latin. Je ne me suis pas encore arrêté huit jours à Port-Royal , et tout le temps est

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absorbé par des interruptions continuelles et par les nécessités de la vie. Au reste, le P. Masse et moi, nous nous portons assez bien, grâce à Dieu : mais il nous a fallu prendre un serviteur pour les travaux matériels. Nous ne pouvions nous en passer sans un grand détriment pour l'esprit et pour le cœur.

M. de Potrincourt , qui commande ici au nom du Roi , nous aime et nous estime en proportion de sa piété.

À la première occasion nous no’is empresserons, avec la grâce de Dieu, de dire quelles sont nos espérances de succès.

Le vaisseau s’est déjà éloigné. Je vais être obligé d'aller le rejoindre en canot, pour qu'il ne parte sans mes lettres.

Je conjure Votre Paternité, par les mérites de Jésus-Christ , de se souvenir de nous et de ces contrées très-solitaires, et de venir à notre secours,

autant qu'elle le pourra, non-seulement par le moyen des prières très-ferventes de notre Compa-

gnie, mais aussi par la bénédiction et les faveurs de notre Saint-Père le Pape (comme je les ai déjà demandées).

Assurément nous semons dans une grande pauvreté et dans les larmes; daigne le Seigneur nous accorder de moissonner un jour dans la joie. C’est ce qui arrivera, comme je l'espère et comme je l’ai

par moi, mais Vaux sans eur.

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Ni dit, grâce aux prières et aux bénédictions de Votre | | me: Paternité , que je sollicite humblement, HAT de Votre Paternité, Lu à |

Le fils et serviteur indigne, |

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