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CHAPITRE IV. — NOMENCLATURE DES MALADIES

pressions sont-elles repoussées? Ne sont-elles pas, au contraire, généralement bien accueillies, et ne gagnent-elles pas, tous les jours , des partisans nouveaux? Ainsi, la terminaison ite ne s'emploie-t-elle pas de plus en plus pour désigner la nature inflammatoire des maladies, et le nom de l'organe enflammé terminé par cette désinence ite n'est-il pas de plus en plus en usage pour indiquer le siège de l'inflammation dans les mots encéphalite, arachnoïdite, méningite, conjonctivite, kératite, otite, glossite, stomatite, pharyngite, gastrite, entérite, péritonite, hépatite, splénite, pleurite, pneumonite, cardite, métrite, cystite, néphrite, didymite, épididymite, arthrite, phlébite, lymphite, adénite, etc. ?

Ces principes paraissent et sont en réalité si raisonnables que, lorsqu'on prononce pour la première fois un mot nouveau, créé d'après ces règles, personne ne s'en montre surpris et ne s'avise de le repousser comme un mot barbare. On lui reconnaît sans difficulté le droit de prendre rang à côté de ses aînés, tant il leur ressemble par les traits de sa physionomie et par sa nature.

Aujourd'hui même, ne sent-on pas le besoin de le faire pour d'autres affections, les maladies nerveuses, les hydropisies, les hémorragies, les flux, par exemple? Plus tard il se fera sentir pour toutes les autres. Je l'espère ; mais je crois que l'instant n'en est pas encore venu, et que, pour le moment, on perdrait à le tenter son temps et son génie.

On conçoit que, dans une langue aussi peu réglée que la nomenclature pathologique, on doit trouver d'extraordinaires et absurdes licences de langage, et une prodigieuse quantité de noms synonimes. C'est, en effet, ce qui arrive. Il en résulte qu'un auteur qui tient à être ce que quelques-uns appellent complet

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