HONTE A TES ECRIVAINS DEVANT LES NATIONS
Qui ? Victor Hugo ! un des presidents du Centenaire. lamentable et eternelle legerete du poete !
Je pourraisvous citer encore, Messieurs, cet aulre poete, Alfred de Musset, et ses vers celebres :
Dors-tu content, Voltaire, et ton hideux sourire .Voltige-t-il encore sur tes os decharnes? etc.
Mais c est assez.
Ces stigmates, imprimes par tant cie plumes libres et vengeresses au front de cet homme, vous ne les eflacerez pas, Messieurs. Toutes ces hontes, signalees par tant d eerivains independants, sont sur lui et y resteront a jamais ; et la verite, plus forte que tous les prejuges, marque de leur souverain mepris, comme d un fer rouge, sa vie et samemoire, nonobstantTeuthousiasme factice et malsain do votre Centenaire.
Mais ces hommes, d une autorite assurement non suspi cte, ont-ils eu raison dans la severite de leur jugement ? Ont-ils reellement connu et justement apprecie Voltaire? Oui, Messieurs^ et mieux que vous, sans aucun doute.
Vous aussi cependant,si vous voulez bien continuer a me lire, vous le connaitrez a votre tour, et pourrez le juger avec la meme independance d esprit, avec la meme honnetete de coeur, et vous refuserez de vous prosterner et de prosterner avec vous le peuple devant une telle idole.
Veuillez agre er, etc.
QUATRlfiME LETTRE.