‹ Premieres lettres sur le centenaire de VoltaireChapitre 4 sur 17 · PETRI D ORGDEIL ET DEVORE DE FIEL · texte numérisé non relu

PETRI D ORGDEIL ET DEVORE DE FIEL

II fuit le monde et craint de voir le ciel .

Et cependant, sa triste et vilaine ame,

Du Dieu d amour a ressenti la flamme . . .

Une infernale et hideuse sorciere

Suit en tout lieu LE MAGOT AMBULANT,

Comme la chouette est jointe au chat-huant. .

Avec un front depudeur depouille,

Get 6tourdi souvent a barboui]16

De plats romans, de fades comedies,

Des operas, de minces melodies. . .

L iagratitude est son premier m6rite.

Par grandeur d ame, il hait sesbienfaiteurs ;

Versez sur lui les plus nobles faveurs,

II fremira qu un homme ait la puissance,

La volont6, la conpable impudence

De 1 avilir en lui faisant du bien.

II tient beaucoup en naturel du cbien.

II jappe et fuit, et mord qui le caresse (2).

(1) Voir quantite de lettres ou ces injures sont ressassees, 19 fevrier, 19 mars, 20 avril, 22 avril 1761. 21 juillet 1762, 8 Janvier 1765, etc., etc,

(2) Guerre de Geneve.

Est-ce assez de mepris deverse sur un homme, Messieurs ? je vous le demande.

Eu verite, vous clioisissez bien les idoles que vous presentez a 1 adoration du peuple !

Mais ecoutez encore les jugements de Voltaire sur les oauvres de Jean-Jacques : sur la Nouvelte He loise, r Emile. le Contrat social.

Son Heloise me parait e crite moitie dans un mauvais lieu, et moitie aux Petitds-Maisons. Une des INFAMIES DE CE SIECLE est d avoir applaudi quelque temps a ce

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