‹ Premières notions d'ethnographie généraleChapitre 14 sur 22 · III. — DE l'étendue territoriale DES ÉTATS · texte numérisé non relu

III. — DE l'étendue territoriale DES ÉTATS

L'étendue territoriale affectée à Vhabitat des diverses nations et au développement normal de leurs éléments progressifs et civilisateurs, soulève plusieurs problèmes d'ethnographie appliquée dont on ne saurait trop apprécier l'importance. Toutefois les ethnographes et les jurisconsultes ne sont pas d'accord au sujet des bases mêmes sur lesquelles doivent se poser ces problèmes ; et ils demeurent divisés surla question de savoir lesquels des grands ou des petits états sont les plus propres à contribuer au libre accomplissement de la destinée humaine, Grotius recommande aux états de ne pas trop chercher à étendre leurs limites*. Montesquieu pense qu'il est à

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désirer qu'un état ait une grandeur telle qu'il y ait un rapport entre la vitesse avec laquelle on peut exécuter contre lui quelque entreprise et la promptitude qu'il peut employer pour la rendre vaine*. M. Maurice Block enfin, croit qu'il n'y aurait point de mal à ce que les petits états fussent absorbés par les grands, et à ce qu'il se constituât des empires fondés, comme l'Autriche sans doute, sur la réunion de plusieurs nationalités peu populeuses sous uij même gouvernement.

En face de cette diversité d'opinions, nous nous sommes demandé s'il n'était pas possible de poser quelques principes au sujet de l'étendue qu'il convient d'assigner aux états, dans l'intérêt des individus qui les composent et dans l'intérêt général de l'humanité. Sans avoir la prétention de résoudre un tel problème, on nous permettra de reproduire quelques considérations que nous avons développées il y a quelques années dans une feuille consacrée à Tétude de l'ethnographie appliquée.

Les grands états possèdent des avantages qu'il est impossible de ne pas reconnaître :

les ressources considérables de leur budget

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