‹ Premieres poésies...1829-1835Chapitre 2 sur 91 · BEL1SA · texte numérisé non relu

BEL1SA

Écoule.

Es-tu bien sur de loi? Sais-tu ce qu'il eu coûte Pour boire ce breuvage ?

DON PAEZ

En ineurl-on?

BELISA.

ïu seras Tout d'abord comme pris de vin. — ïu sentiras Tous tes esprits ilotlanls, comme une langueur sourde Jusqu'au fond de les os, et la léte si lourde ^ Que tu la croirais prèle à choir à chaque pas. — Tes yeux se lasseront, — et tu t'endormiras; — Mais d'un sommeil de plomb, — sans mouvement, sans rêve. C'est pendant ce moment que le charme s'achève. Dès qu'il aura cessé, mon fils, quand lu serais Plus cassé qu'un vieillard, ou que dans les forêts Sont ces vieux sapins morts qu'eu marchant le pied brise. Et que par les fossés s'en va poussant la bise, Tu sentiras ton cœur bondir de volupté, Et les anges du ciel marcher à ton côté !

DON PAEZ

Et souiTre-t-ou beaucoup pour en mourir ensuite?

BEUSA.

Oui, mon (ils.

DON PAEZ

Donne-moi ce flacon. — Meurt-on vile?

BEUSA.

Non. — Lentement.

DON PAEZ

Adieu, ma mère!

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