AU YUNG-FRAU
Yung-Frau, le voyageur qui pourrait sur ta té(e S'arrêter, et poser le pied sur sa conquête, Sentirait en son cœur un noble battement.
Quand son âme, au penchant de ta neige éternelle. Pareille au jeune aiglon qui passe ci lui tend l'aile, Glisserait et fuirait sous le clair firmament.
Yung-Frau, je sais un cœur qui, comme toi, se caelx'
Revêtu, comme toi, d'une robe sans tache,
Il est plus près de Dieu que tu ne Tes du ciel.
Ne l'étonné donc point, ô montagne sublime.
Si la première fois que j'en ai vu la cime,
J'ai cru le lieu trop haut pour être d'un mortel.