‹ Premieres poésies...1829-1835Chapitre 31 sur 91 · STANCES · texte numérisé non relu

STANCES

Que j'aime à voir, dîins la vallée

Désolée, Se lever comme un mausolée Les quatre ailes d'un noir inoulierl Que j'aime à voir, prés de l'austère

Monastère, Au seuil du baron feudalaire, La croix blanche et le bénitier!

Vous, des antiques!^}' rénées

Les aînées.

Vieilles églises décharnées, Maigres et tristes monuments, Vous que le temps n'a pu dissoudre,

Ni la foudre, De quelques grands nxonts mis on |)oudrc N eles-vous pas les ossements?

J'aime vos tours à tète grise,

Où se brise L éclair qui passe a\i>c la brise.

J'ainio vos profon<ls escaliers

Qui, tournoyant dans les entrailles

Des murailles, A rtiymne éclatant des ouailles Fout répondre tous les piliers I

Oh ! lorsque Fouragan qui gag^ne

La campagne, Prend par les cheveux la montagne Que le temps d'automne jaunit, Que j'aime, dans le bois qui crie

Et se plie, Les \ieux clochers ^de l'abbaye.

Gomme deux arbres de granit!

Que j'aime à voir, dans les vesprées

Empourprées, Jaillir en veines diaprées Les rosaces d'or des couvents!

Oh ! que j'aime, aux voûtes gothiques

Des portiques, l^es vieux saints de pierre athlétiques Priant tout bas pour les vivants !

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