‹ Premieres poésies...1829-1835Chapitre 72 sur 91 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

Le jardin. (Il est nait.)

LB DUC LAERTE en robe de chambre, SILYIO eoTeloppë d'ao

manteaa.

Lorsque cette lueur, que vous voyez là-bas, Après avoir erré de fenêtre en fenêtre.

Tournera vers ce coin pour ne plus reparaître, Il sera temps d'agir. — Elle y marche à grands pas.

SILVIO

Je vous Tai dit, seigneur, cela ne me plaît pas.

LAERTE

Eh bien! moi, tout cela m'amuse à la folie.

Je ne fais pas la guerre à la mélancolie.

Après Toisivetë, c'est le meilleur des maux.

En général d'ailleurs, c'est ma pierre de touche ;

Elle ne pousse pas, cette plante farouche,

Sur la majestueuse obésité des sots.

Mais la gaité, Silvio, sied mieux à la vieillesse;

Nous voulons la beauté pour aimer la tristesse.

Il faut bien mettre un peu de rouge à soixante ans ;

C'est le métier des vieux de dérider le temps.

On fait de la vieillesse une chose honteuse ;

C'est tout simple : ici-bas, chez les trois quarts des gens,

Quand elle n'est pas prude, elle est entremetteuse.

Cassandre est la terreur des vieillards indulgents.

Croyez-vous cependant, mon cher, que la nature

Laisse ainsi par oubli vivre sa créature ?

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