‹ Premières poésies et lettres intimes;Chapitre 25 sur 66 · CONTEMPLATION · texte numérisé non relu

CONTEMPLATION

mes pieuses nuits, immensités fécondes, Voiles éblouissants où se bercent les mondes ! Chants sacrés de Tazur dont les anges de feu Fendent d'un vol puissant les voûtes éternelles. Lorsqu'aux cieux constellés plongeant leurs fortes ailes. Ils se groupent aux pieds' de Dieu.

nuits douces au cœur, vases de sainte ivresse. Nuits que la splendeur brûle et que l'amour caresse, Corbeilles de parfums et de sérénité, Oh ! laissez-moi rêver de vos gloires intimes! Le silence des cieux a des accents sublimes Qui parlent d'immortalité.

Oh î laissez-moi rêver, ombres, beautés, lumières, Régions du Seigneur, infinis sanctuaires, D'où s'épanche vers nous le saint et doux sommeil ; Foyers intérieurs d'harmonie et de flammes, Abîmes aimantés où s'envolent les âmes.

Comme les aigles au soleil!

Et toi, brûlante extase, ineffable délire, Noble aspiration des cieux, qui nous fais lire

Sur les vieux univers : amour, gloire, beauté» . Enivre mes regards de merveilles sacrées, Et, traçant par les airs des routes ignorées, Plonge-moi dans l'éternité !

« Pourquoi, malgré nos pleurs, fuyez-vous sans retour ? »

(ROUFFBT.)

Jeunesse, amour, beauté, ileurs célestes et frêles, Vous dont Téclat si doux et si tendre est, hélas ! Si pareil à celui des roses d'ici-bas, Qu'une aube vous fait naître et mourir ainsi qu'elles...

Oh ! pourquoi vers les cieux ouvrir sitôt vos ailes? Doux oiseaux, pourquoi fuir, au seul bruit de nos pas? Restez, restez encor, ne vous envolez pas I Il est une âme pure, ô mes roses si belles,

Dont vos parfums légers voilent le front charmant, Un cœur plein d'harmonie et de grâce idéale, Qui garde vos reflets en son regard aimant ;

Jeunesse, amour, beauté, guirlande virginale.

Faites la terre belle à ses candides yeux.

Et qu'un ange, un moment, daigne oublier les deux 1

Je vous envoie peu de chose, mon Ami, parce

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que je travaille à une pièce assez étendue, que je vous expédierai la première fois. Vous me rendriez un véritable service de vouloir bien classer vous-même nos diverses pièces, ce que je serais très embarrassé de faire, vu que vous avez toutes les miennes. Veuillez donc rassembler cela et me l'envoyer afin que je le revoie. Je vous le remettrai ensuite, et vous y donnerez le dernier coup de pinceau .

Croyez à ma sincère amitié.

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