‹ Premières satires de DulorensChapitre 11 sur 40 · SUR JACQUES DULORENS XV · texte numérisé non relu

SUR JACQUES DULORENS XV

Advertissement aux curieux de ce temps. C'est une diatribe énergique contre la maladie dont mourut François I«^

L'auteur, pour une raison personnelle facile à comprendre, a gardé l'anonyme; mais, outre l'argument qu'on peut tirer du style, qui est sans conteste celui de Dulorens, on trouve dans la pièce même certains témoignages qui ne permettent pas de l'attribuer à autre qu'à lui. Je me contenterai d'en rapporter deux. Il raconte en certain endroit que son médecin part à cheval pour lui acheter un remède à Dreux et revient dans la même journée. Donc, Dreux est une ville plus importante que celle où se trouve l'auteur, et assez rapprochée pour qu'un cheval puisse faire en douze heures le voyage aller et retour. Dreux est en effet à six lieues de Châteauneuf.

Ailleurs, il est question d'un remède qui ne se trouve au Perche. C'est donc bien au Perche que nous sommes, et il n'y a dans cette province qu'un homme capable d'écrire la satire en question : c'est Dulorens , — Dulorens qui , ayant atteint ou dépassé la quarantaine, ne se privait pas de faire à sa chère épouse des infidélités dangereuses.

Si les deux arguments énoncés ci-dessus sont

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