XVI NOTICE
péremptoires, une édition complète des satires da président de Châteauneuf doit contenir U Triomphe de Cypris.
Nous n'avons plus à nous arrêter qu'un instant avec le bonhomme Dulorens avant de lui dire adieu. Nous l'avons vu d'abord avocat sans causes, puis magistrat, puis légiste, le tout pour son plus grand honneur et profit; nous l'avons vu en même temps poète satirique, pour la plus grande satisfaction de sa langue, qui lui démangeait grandement, mais aussi pour son malheur et plus encore pour le malheur des infortunés qui tombaient sous sa griffe. Considérons-le maintenant comme amateur de sculpture et de tableaux.
Dans, son épitre dédicatoire de la Coutume de Chartres, à M. du Houssay, conseiller du roi et célèbre amateur lui-même^ nous lisons ces lignes : « C'est la peinture qui m'a donné IMionneur de vostreconnoissance. Nous parions quelquefois dans vostre cabinet de Raphaël, du Titien et de Veronese. S'il y a quelques autres entretiens plus sérieux, il n'y en a point de plus doux... On m'a fait présent, depuis trois mois, d'une Vierge de Léonard de Vincy... »
Cela suffirait pour prouver que Dulorens était un délicat, et qu'il ne s'attachait qu'aux bons