‹ Premières satires de DulorensChapitre 13 sur 40 · SUR JACQUES DULORENS XVII · texte numérisé non relu

SUR JACQUES DULORENS XVII

morceaux. Malheureusement il ne nous décrit point cette Vierge, de sorte qu'il est impossible de savoir ce qu'elle est devenue et si on la connaît encore aujourd'hui. Sa cinquième satire (1646), adressée à son ami Vignon, le peintre et dessinateur des gravures qui ornent les poèmes de Chapelain, Scudéry, le P. Lemoyne, etc., témoigne encore mieux de son goût pour les arts :

Et Pon me voit épris

D*une toile que j'ay, dont tu sçais bien le prix.

Qu'un de nos curieux apporta d'Italie.

Estime qui voudra que c'est une folie :

C'est de la vision que l'on vit dans les deux.

Je nourry bien souvent mon ame par mes yeux :

Mon petit cabinet des beautez me découvre

Que je ne verrois pas dans les chambres du Louvre.

Cet autre tableau pour lequel il s'exalte est un Paul Véronèje :

Une fiHe s'y voit, prés du petit Moyse, Après l'avoir péché retordant sa chemise; Mais la fille du roy, pleine d'affection Et du soin vers, l'enfant, préside à l'action, En pompeux appareil, au milieu de ses filles.

Il me semble que ce dernier tableau se peut facilement reconnaître.

La satire XXI du même recueil, adressée à

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