‹ Premières satires de DulorensChapitre 14 sur 40 · XVIII NOTICE · texte numérisé non relu

XVIII NOTICE

Biard, auteur de la statue équestre de Louis XIII qui ornait autrefois ia place Royale, témoigne aussi de la passion que professait Dulorens pour la sculpture. Je vois encore qu'il avait payé trois mille livres une Madeleine (soit tableau, soit statue, on ne le dit point); mais elle lui valut cette épigramme de CoUetet :

Cher du Lorens, second Régnier, Ménage un peu mieux le denier.

Sur nostre montagne indigente, Quoyque tu sois riche d'autant.

Je crains que cette repentante Ne te fasse un jour repentant.

Avec ces goûts élevés, et malgré les persécutions que suscita contre lui sa verve railleuse, son vercoquin, comme il l'appelle, persécutions qu'il s'était d'ailleurs justement attirées;^ entouré de chefs-d'œuvre dont il jouissait avec délices ; occupé d'études tantôt sérieuses, tantôt enjouées, son existence dut être heureuse et douce. Elle se prolongea jusqu'à une vieillesse assez avancée. Il survécut à sa femme, pour laquelle il aurait fait, dit-on, la fameuse épitaphe tant de fois citée :

Cy-gist ma femme : ah ! qu'elle est bien.

Pour son repos et pour le mien 1

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