‹ Premières satires de DulorensChapitre 15 sur 40 · SUR JACQUES DULOREKS XIX · texte numérisé non relu

SUR JACQUES DULOREKS XIX

Il se remaria même en 1654, ain^si que le constatent les registres de Châteauneuf, à une de« moiselle Marie Duquenouiller. Grande audace^ à soixante-quatorze ans, après une première expérience dont il ne se louait que médiocrement!

Aussi ne survécut-il pas plus de quatre ans à cet exploit. Il mourut en 1658, dans son joli pays de Thimeraîs, à Châteauneuf , sous le toit même où il était né, âgé de soixante-dix-huit ans, dont les quarante derniers avaient été remplis par sa charge de président-bailli, vicomte de Châteauneuf en Thimerais.

Voici Tépitaphe qu'il s'est faite à lui-même :

Cy gist du Lorens à l'envers, Où son corps est rongé des vers.

Si son ame est en purgatoire.

Passant, ainsi qu'il est à croire.

Il ni faut qu'un De profanais Pour Tenlever en paradis.

Les larmes sont moins nécessaires En ce lieu là que les prières.

On a beau pleurer le trépas D'un défunt : il n'en revient pas.

Tant que l'on voudra que l'on sonne, Qu'on rompe Tair, qu'on carillonne, Jamais on n'en vit seulement Sortir un de son monument ; Mais l'oraison, dans cette flamme,

A grand commerce arecque l'ame, Et la tire par son crédit :

Saint Augustin mesme l'a dit.

Ces dix-huit vers ne valent comme esprit, et encore moins comme malice, le distique sous lequel Dulorens a enterré sa ckèrt époast. Caustique pour les autres, c'est à peine s'il s'est chatouillé lui-même- Il avait l'ëpiderme si délicat!

Prosper Blakchemain,

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