‹ Premières satires de DulorensChapitre 4 sur 40 · VI NOTICE · texte numérisé non relu

VI NOTICE

cer sa verve sarcastique : car il y offensa les magistrats, et la Cour lui infligea un blâme public. C'est ce qui résulte d'un factum publié contre lui dans un des procès qu'il eut à soutenir, factum sur lequel s'appuie l'auteur de sa vie. Dulorens convient^ d'ailleurs, qu'il eut occasion de plaider pour lui-même, car il dit dans une de ses satires < :

Jamais en mes procès je ne suis demandeur.

La malice du temps en veut à ma candeur; C'est un malheur pour moy que tousjours on m'ajourne.

Ce devait être un peu sa faute, si on Tajournait; trop de gens se reconnaissaient dans ses satires. Il ajoute :

Et n'est point question d*un remûment de bourne, Ny d'avoir occupé la terre d'un mineur ; Encor moins s'agit-il de quelque point d'honneur, Ny de crimes commis en exerçant ma charge.

De tels cas, Dieu mercy ! personne ne me charge. On me traduict pourtant ainsi qu'un charlatan. On me fait des procès dessus des nies d'antan, Sur le point d'une eguille, ou sur une chymere.

Ces chimères et ces piqûres d'aiguilles, c'était la langue de Dulorens qui les causait. Outre le

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