‹ Premières satires de DulorensChapitre 9 sur 40 · XII NOTICE · texte numérisé non relu

XII NOTICE

1646 n'étaient autres que le recueil de 1624, revu et corrigé par l'auteur. M. de Gaillon a parfaitement démontré qu'il n'en était rien, et que les propagateurs de cette opinion n'avaient pas même lu les livres dont ils parlaient. A part une seule satire, la io« du livre II de 1624, devenue, après de notables changements, la 19* de 1646, l'auteur n'a pas emprunté, pour son dernier ouvrage, une douzaine de vers du premier.

Mais ce qu'on parait avoir ignoré généralement, , c'est que, dans l'intervalle qui sépare les deux publications, c'est-à-dire en 1633, Dulorens a donné à Paris, chez Gervais Alliot, un volume de satires qui sont une première édition des satires de 1646, dans lesquelles il dit (page 137) :

Je vous offre mes vers, ou plutôt mes enfans.

Qu'ils soient ce qu'ils pourront, c'est tout ce que ma peine

Depuis plus de vingt ans a tiré de ma veine.

Ces paroles démontrent jusqu'à l'évidence que l'on a tout simplement confondu l'édition de 1624 avec celle de 1633 ; car elles établissent que l'auteur a recueilli dans sa dernière publication ce qu'il avait écrit depuis vingt ans, mais non ce qu'il avait mis au jour antérieurement. En effet,

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