‹ Premièros méditations et Nouvelles méditationsChapitre 25 sur 54 · HYMNE AU SOLEIL · texte numérisé non relu

HYMNE AU SOLEIL

Toos aTes piii pitié de mi longaedovlettry Yont me rendei le jour , Uett que l'iaoer iMplere ! Déjà mon firent, eoo^eit d'Mneiiielle pAlenr, Detteintef de le ne à let yeux le oolore;

Béjà dans tout mon être une douce chaleur Circule avec mon sang , remonte dans mon cœur : Je renais pour aiitaer encore!

Mais la nature se réyeille en ce jour;

Au doui soleil de mai nous la voyons renaître :

Les oiseaux de Ténus, autour de ma fenêtre ,

Bu plus chéri des mois proclament le retour !

Guidez mes premiers pas dans nos vertes campagnes!

Condui»-moi , chère £lvire , et soutiens ton amant :

Je veux voir le soleil s'élever lentement,

Précipiter son char du haut de nos montagnes ,

Jusqu'à llieure où dans Tonde il ira s'engloutir, ^

Et cédera les airs au nocturne zéphyr.

Tiens ! Que crains-tu pour moi ? Le ciel est sans nuage :

Ce plus beau de nos jours passera sans orage;

Et c'est l'heure où déjà , sur les gazons en fleurs ,

Dorment, près des troupeaux, les paisibles pasteurs.

Dieu! c[ue les airs sont doux! que la lumière est pure! Tu règnes en vainqueur sur toute la nature, Soleil! et des cieux, où ton char est porté, Tu lui verses la vie et la fécondité.

Le jour où , séparant la nuit de la lumière , L'Étemel te lança dans ta vaste carrière , L'univers tout entier te reconnut pour roi; Et l'homme, en t'adorant , s'inclina devant toi. De ce jour, poursuivant ta- earrière enflàmtnée'^ • Tu décris sans repoa ta routa aooûntuméiti ; L'éclat de tes rayons ne s'est point affaibli, . Etsous la main des temps ton front n'a point pâli!

Quand la toîi du matin Tient réveiller Taurore, Llndien prosterné te bénit et t'adore, Et moi , quand le midi de ses feux bienfait ans Ranime par degrés mes membres languissans, Il me semble qu'un Dieu , dans tes rayons de flamme , En échauffant mon sein , pénètre dans mon âme! Et je sens de ses fers mon esprit détaché , Comme si du Très-Haut le bras m'avait touché. Mais ton sublime auteur défend-il de le croire ? N'es-tn point , à Soleil ! un rayon de sa gloire? Quand tu Tas mesurant Timmensité des cieux , Soleil ! n'es-tu point un regard de ses yeux ?

Ah! si j'ai quelquefois, aux jours de Tinfortune,

Blasphémé du soleil la lumière importune,

Si j*ai maudit les dons que j'ai reçus de toi ,

Dieu, qui lis dans les cœurs, 6 Dieu! pardonne-moi.

Je n'avais pas goûté la yolupté suprême

De revoir la nature auprès de ce que j'aime.

De sentir dans mon cœur, aux rayons d'un beau jour,

Redescendre à la fois «t la vie et l'amour.

Insensé! j'ignorais tout le prix de la vie ;

Hais ce jour me l'apprend, et je te glorifie!

vvwvv\w«

▼mOT-GmdlFIÉMB

Page 1