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SELS DE PLOMB

dansTeau; on le prépare facilement en versant un sulfate alcalin dans la dissolution d'un sel de plomb soiuble. On obtient une grande quantité de ce produit dans les ateliers de teinture où Ton décompose l'alun par l'acétate de plomb afin d'obtenir de l'acétate d'alumine en dissolution. Le sulfate de plomb est à peu près complètement insoluble dans l'eau pure ; mais il se dissout notablement dans les liqueurs acides, surtout dans un excès d'acide sulfurique. L'acide chlorhydrique concentré décompose le sulfate de plomb, surtout à la température de Tébullition, et le transforme en paillettes cristallines de chlorure de plomb. Cette réaction démontre que dans une liqueur qui renferme un excès d'acide chlorhydrique, le chlorure de plomb est plus insoluble que le sulfate.

Le sulfate de plomb est indécomposable par la chaleur; c'est le seul sulfate, parmi ceux des métaux de la quatrième classe que nous étudions maintenant, qui jouisse de cette stabilité. Le sulfate de plomb est facilement réduit par le charbon ; les produits de la décomposition varient avec la température et la proportion de charbon. Si l'on met un excès de charbon, et si l'on chauffe brusquement, le sulfate de plomb se transforme en protosulfure PbS ; si on élève , au contraire , lentement la température , il se dégage beaucoup d'acide sulfureux, et il se forme du sous-sulfure de plomb Pb*S. Lorsqu'on ne met que la quantité de charbon strictement nécessaire pour transformer l'acide sulfurique en acide sulfureux, et pour réduire l'oxyde de plomb, on obtient du plomb métallique parfaitement pur. Si l'on n'ajoute que la moitié de cette quantité de charbon, il reste du protoxyde de plomb PbO.

En chauffant ensemble, dans un creuset de terre, 4 éq. sulfate de plomb, et 4 éq. protosulfure de plomb, il se dégage de l'acide sulfureux, et il reste 2 éq. plomb métallique :

PbO.SO» + PbS = 2S0« + 2Pb.

Si l'on chauffe un mélange de 2 éq. sulfate de plomb , et 4 éq. sulfure de plomb, le soufre se dégage encore complètement à l'étal d'acide suljfureux, mais il reste de l'oxyde de plomb et du plomb métallique :

2(PbO.SO') -t- PbS = 3S0« + 2PbO + Pb.

- Ces deux réactions sont utilisées dans le traitement métallurgique du plomb.

§ 5d8. Azotate de plomb. — On prépare l'azotate de plomb en dis« solvant la litharge ou la cérusedans de l'acide azotique ^n excès. On peut le préparer également en dissolvant le plomb métallique

dans Tacide azotique, en ayant soin de maintenir cet acide en excès. La dissolution, saturée à chaud, abandonne par le refroidissement Tazotatede plomb, cristallisé en octaèdres réguliers. Ces cristaux sont tantôt transparents, tantôt opaques, mais, dans les deux cas, ils sont anhydres. L'eau froide ne dissout que ^ environ de son poids d'azotate de plomb; l'eau chaude en dissout beaucoup plus. L'azotate de plomb se décompose par la chaleur en acide hypoazotique qui se dégage, et en protoxyde de plomb qui reste. Nous avons vu (§ 438) qu'on utilisait cette décomposition, dans les laboratoires, pour préparer l'acide hypoazotique.

§ 589. Silicates de plonib, — L'oxyde de plomb et l'acide silicique se combinent en toutes proportions, et forment, après fusion, des matines vitreuses qui ont une teinte jaune quand la proportion d'oxyde de plomb est considérable. Les silicates de plomb entrent dans la constitution du cristal.

§ 590. Chrômate de plomb. — On obtient du chrômate de plomb neutre, PbO.CrO*, sous forme d'une poudre d'un beau jaune, en versant une dissolution d'acétate neutre de plomb dans une dissolution d'acétate neutre de potasse. Ce sel est employé dans la peinture à l'huile, sous le nom de jaune de chrome ; on l'utilise également dans la fabrication des toiles peintes. Le chrômate neutre de plomb se trouve dans la nature ; il forme de beaux cristaux prismatiques rouges qui donnent une poussière jaune.

§ 594 . Acétates de plomb, — L'acétate neutre de plomb est employé dans la teinture en quantités considérables. On le prépare en traitant la litharge par l'acide acétique ou vinaigre, en ayant soin de laisser un excès d'acide, sans quoi il se formerait des sous-acétates. La liqueur, évaporée lentement, donne de gros cristaux qui ont pour formule PbO.C*H'0*+3HO. La dissolution de l'acétate de plomb est parfaitement neutre. Elle absorbe à l'air un peu d'acide carbonique, les parois du flacon se recouvrent d'un léger dépôt de carbonate de plomb, et la dissolution manifeste alors une faible réaction acide. Les cristaux d'acétate neutre de plomb perdent leur eau dans le vide sec et par la chaleur. Ils fondent d'abord dans leur eau de cristallisation, qu'ils perdent complètement à une température de 400'; et subissent ensuite la fusion içnée vers 490®. Chauffés davantage, ils perdent une portion de leur acide acétique, et il reste un acétate basique, 3Pb0.2C*H'0*, qui se décompose luimôme à une température plus élevée. L'acétate de plomb a une saveur sucrée qui devient astringente et métallique : il se dissout dans les -^ de son poids d'eau froide.

En faisant bouillir une dissolution d'acétate neutre de plomb avec

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