CHLORURES DE MERCURE
tion de 4 partie d'acide chlorhydrique dans 250 000 parties d*eau est encore très-sensiblement troublée par l'azotate d'oxydule de mercure.
Le calomel est employé en médecine comme vermifuge et purgatif ; on Tutilise également dans le traitement des maladies vénériennes.
$ 639. Protochlorure de mercure^ HgCl, ou subUmé corrosif . — On peut préparer le sublimé C/Orrosif en dissolvant le mercure dans une eau régale renfermant un excès d'acide chlorhydrique. On reprend par l'eau bouillante; la plus grande partie du protochlorure de mercure se dépose en cristaux aciculaires, pendant le refroidissement de la liqueur. On prépare ordinairement ce composé en grand, en chauffant au bain de sable, dans une cornue ou dans une grande 6ole , un mélange de sulfate de proloxyde de mercure HgO.SO' et de sel marin ; le protochlorure de mercure se sublime sur les parois supérieures du vase distillatoire. Comme les vapeurs du sublimé corrosif sont très-délétères, il est essentiel de faire cette sublimation sous une hotte qui tire bien. Le sulfate de prptoxyde de mercure renferme souvent un peu de sulfate d'oxydule qui donne du calomel par sa réaction sur le sel marin. Pour éviter cet inconvénient, on ajoute ordinairement au mélange un peu de peroxyde de manganèse. Le sublimé corrosif fond à une température notablement inférieure à celle à laquelle il distille sous la pression ordi naire de l'atmosphère ; on utilise celte propriété pour donner plus de consistance au produit sublimé. A cet effet on donne un coup de feu à la fin de l'opération, et le sublimé, subissant un commencement de fusion, s'agrège plus fortement. Lorsque les vases distillatoires sont refroidis, on les briseeton en retire des pains de sublimé corrosif.
Le protochlorure de mercure est incolore, sa densité est de 6,5. Il fond à 265® environ, et il bout vers 295® sous la pression ordinaire de l'atmosphère. Sa vapeur est incolore ; elle a une densité de 9,42.
Le sublimé corrosif se dissout dans 46 parties d'eau froide et dans 3 parties d'eau bouillante. L'alcool le dissout en plus grande proportion que l'eau : 2 { d'alcool absolu froid et 4 } d'alcool bouillant dissolvent 4 partie de sublimé corrosif. Il est aussi très-soluble dans l'éther, car il se dissout dans 3 parties d'éther froid.
Le protochlorure de mercure se dissout en grande quantité, surtout à chaud, dans une dissolution d'acide chlorhydrique. La liqueur se prend en masse cristalline par le refroidissement.
Le sublimé corrosif est souvent employé dans les laboratoires
comme agent de chloruration ; ainsi , nous avons vu (§ 576) qn'i obtenait du bichlorure d'étain en distillant un méJange dô I (â/i d*étain en limaille et de 5 parties de sublimé. Plusieurs subslanc lui enlèvent aussi, par voie humide, une portion de son ch]ore,i le font passer à Fétat de protochlorure ; ces décompositions se k» plus facilement sous Tindueuce de la lumière solaire.
Le sublimé corrosif est quelquefois employé en médecine, nui c'est un médicament dangereux, et qui ne doit être adminisifl qu'avec prudence. On s'en sert avec avantage pour empêcher k bois d'être attaqués par les insectes. On empêche notamment Vët blissement des punaises d^ns les bois de lit, en imbibant ceni-c d'une faible dissolution de sublimé corrosif. OnVonserve égalemeB: les objets d'histoire naturelle et les préparations anatomiques, en le imprégnant de sublimé corrosif.
De l'ammoniaque, versée dans une dissolution de sublimé corrosif, donne des précipités blancs, qui rendent la liqueur émuIsive.A dont la composition est très- variable. On les confond, depuis ho^' temps, sous le nom de précipité 6/anc, mais on est parvenu à disboguer parmi eux plusieurs composés définis.
§ 640. Si Ton verse de Tiodure do potassium dans une dissoloti&ti de sublimé corrosif, on obtient un précipité rouge de protoiodurede mercure Hglo. Le protoiodure de mercure se dissout en grande quantité dans une dissolution chaude d'iodure de potassium ; la liqueur, en refroidissant, laisse déposer une partie de ce protoiodurR en beaux cristaux rouges. Si l'on chaufe l'iodure rouge de mercure, il change brusquement de couleur et devient d'un jaune clair; si on le chauffe davantage, il fond en un liquide jaune, et se sublime sous forme de cristaux jaunes. Le protoiodure de mercure se présenta donc sous deux modifications qui se distinguent par leur couleur et affectent aussi deux formes cristallines différentes.
On obtient un iodure de mercure Hg*Io, en versant de l'iodure de potassium dans une dissolution d'azotate d'oxydule de mercure. C'est un précipité vert sale, qui se volatilise sans altération quand on le chauffe rapidement, et qui se décompose, au contraire, en protoiodure de mercure Hglo et en mercure métallique quand on le chauffe lentement.
ComMnAUwn du nkerenre «vee le eyanogène.
§ 641 . On ne connaît qu'une seule combinaison du mercure avec le cyanogène, elle correspond au protoxyde HgO. On opère cette