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AMALGAMATION

cure, et, après que celle-ci a été entièrement incorporée à la masse, on fait la troisième et dernière addition de mercure. On répète d'ailleurs fréquemment l'essai que nous venons de décrire, afin de régler convenablement la marche de l'opération. L'opération entière dure de 2 à 3 mois , suivant la nature du minerai et la température. Lorsqu'on juge qu'elle est terminée , on délaye les matières dans l'eau pour en séparer l'amalgame ; celui-ci est filtré à travers des toiles, et l'amalgame solide qui reste est soumis à la distillation ; le mercure se volatilise, et l'argent reste isolé.

La théorie de cette opération est la suivante : le sel marin et U^ sulfate de cuivre du magistral se décomposent mutuellement, il se forme du protochlorure de cuivre, CuCl, et du sulfate de soude. L'argent métallique décompose le protochlorure de cuivre , le ramène à l'état de sous-chlorure de cuivre, Cu*Cl, et se change en chlorure d'argent. Le sous-chlorure de cuivre se dissout dans la dissolution de sel marin, et réagit sur le sulfure d'argent; il se forme du sulfure de cuivre et du chlorure d'argent. Le mercure agit à son tour sur le chlorure d'argent, qui se dissout dans la solution de sel marin; il se forme du sous-chlorure de mercure, Hg*Cl, et l'argent métallique se combine avec le reste du mercure. Il est essentiel dans cette opération , comme dans l'amalgamation de Freiberg, qu'il ne reste pas de protochlorure de cuivre libre , parce que ce chlorure augmenterait laperte de mercure, en abandonnant la moitié de son chlore à ce métal pour le transformer en sous-chlorure Hg'Cl. L'addition de la chaux a pour but de décomposer le chlorure do cuivre lorsqu'il se trouve en excès, et de paralyser le mauvais effet produit par un excès de magistral. Le sous-chlorure de cuivre, Cu'Cl, n'exerce d'ailleurs pas d'effet nuisible.

Équivalent = 1227,8. ,

§ 662. L'or des monnaies et de nos bijouteries n'est pas pur ; il est allié avec une certaine quantité de cuivre et souvent d'argent , qui lui donnent plus de dureté. Pour préparer l'or pur, on dissout de la monnaie d'or dans l'eau régale , et l'on évapore à sec , à une très-douce chaleur , afin de chasser l'excès d'acide. On reprend par l'eau , et l'on sépare une petite quantité de chlorure d'argent qui reste souvent précipité ; on verse ensuite dans la liqueur un excès

de sulfate de protoxyde de fer qui précipite l'or à l'état métallique , sous forme d'une poudre brune. La réaction qui détermine cette précipitation est exprimée par l'équation suivante :

Au*Cl» 4- 6(FeO.SO») = 2Au + 2(Fe«0».3SO») + Fe*Cl».

On fîait digérer le précipité avec de l'acide chlorhydrique faible ; et, aprçs l'avoir bien lavé, on le fond dans un creuset de terre avec un peu de borax et de salpêtre.

L'or a une couleur jaune caractéristique ; sa densité est 49,5. Il rfond à une forte chaleur blanche « dont la température est évaluée à 4200^ du thermomètre à air. A une température très-élevée il donne des vapeurs sensibles! Un fil d'or se réduit en vapeur quand on le fait traverser par la décharge d'une forte batterie électrique. Si cette volatilisation a lieu au-dessus d'une feuille de papier maintenue à une petite distance , ce papier est coloré en brun pourpré par l'or, très-divisé, qui s'y précipite. Si l'on remplace la feuille de papier par une lame d'argent, celle-ci se dore. Un globule d'or donne aussi des vapeurs très-abondantes quand on le maintient entre les deux charbons qui terminent les conducteurs d'une pile galvanique puissante.

L'or est le plus malléable de tous les métaux (§ 252) ; réduit en feuilles très-minces , il est transparent et laisse passer une lumière d'un beau vert. On peut faire cristalliser l'or par fusion; il affecte alors la forme de cubes modifiés par d'autres faces du système régulier. L'or natif que l'on rencontre quelquefois en cristaux trèsnets présente les mêmes formes.

L'or ne se combine directement avec l'oxygène » à aucune température. Les acides chlorhydrique , sulfurique et azotique ne l'attaquent pas ; l'eau régale le dissout, au contraire, promptement à l'état de sesquichlorure Au*Cl'. L'or est également dissous par l'acide chlorhydrique lorsqu'on ajoute à cet acide un corps capable d'en dégager du chlore, tel que le peroxyde de manganèse, Tacide chrômique, etc. Le chlore et le brome attaquent facilement l'or, môme à froid ; l'iode n'exerce sur lui qu'une action très-faible.

Le soufre n'attaque directement l'or à aucune température. L'hydrogène sulfuré n'est pas décomposé par ce métal. Mais, si l'on fond l'or avec les polysulfures alcalins, il est fortement attaqué et il se forme un sulfure double , dans lequel le sulfure d'or Au'S* joue le rôle de sulfacide. L'arsenic se combine avec l'or sous l'influence de la chaleur, et rend ce métal très-cassant.

L'or n'est attaqué ni par les alcalis, ni parles carbonates ou azotates alcalins.

OXYDBS D*OR. 50}

C«BiMiialii«M ém For avee Vmxjwtme.

§ 663. On connaît deux combinaisons de l'or avec l'oxygène :

4°UnoxvduleAu"0;

2° Un sesquioxyde Au'O*.

Aucun de ces oxydes ne forme de sels avec les oxacides.

On obtient l'oxydule d'or, Au'O, en décomposant le chlorure Au^Cl par une dissolution étendue de potasse ; l'oxydule forme une poudre d'un violet foncé, qui se décompose vers 25", en dégageant de l'oxygène. Les oxacides sont sans, action sur ce corps. L'acide chlorhydrique le décompose ; il se forme du sesquicblorure d*or, Au'CP, et de l'or métallique se sépare.

On prépare le sesquioxyde d*or ( appelé souvent acide auriqm, à cause de sa propriété de se combiner avec les bases), en faisant digérer à chaud une dissolution de sesquicblorure d'or avec de la magnésie; il se forme de Taurate de magnésie qui reste mêlé avec da magnésie libre. On fait bouillir le dépôt avec de Taddé azotique qui dissout la magnésie, et il reste du sesquioxyde d'or hydraté. On peut aussi obtenir Tacide aurique en saturant exactement une dissolution de sesquicblorure d'or par le carbonate de soude, puis portant la liqueur à l'ébullition. Une grande partie ,de l'or se précipite à l'état de sesquioxyde ; l'autre partie reste en dissolution , mais on peut la précipiter en ajoutant d'abord à la liqueur un excès de potasse caustique, puis y versant de Tacide acétique.

L'acide aurique hydraté forme une poudre jaune ou brune ; ilperd son eau à une température peu élevée et devient anhydre. Il se décompose vers 250® en or etep oxygène. La lumière solaire le décompose également en peu de temps. Les corps désoxydants le réduisent à l'état métallique; presque tous les acides organiques et l'alcool bouillant produisent cette réaction. L'acide chlorhydrique le dissout et produit du sesquicblorure d'or, Au^CP. Les oxacides les plus énergiques ne forment pas de combinaisons définies avec le sesquioxyde d'or ; celui-ci se dissout, au contraire, facilement, à froid dans les dissolutions alcalines; il se produit des aurates alcalins qui peuvent cristalliser par l'évaporation.

Si l'on verse une petite quantité d'ammoniaque dans une dissolution de sesquicblorure' d'or, il se précipite une matière fulminante qui renferme,, à la fois, de l'oxyde d'or, de l'ammoniaque et du chlore. Si on laisse digérer cette matière avec un excès d'ammoniaque, on obtient une poudre d'un brun clair, qui détone beaucoup plus vivement que la première , et qui est une simple combinaison 'du sesquioxyde d'or avec l'ammoniaque, Au*0'-|-2AzH'4-H0.

€«mbiii«l«eB0 de For «vee le elilere*

§ 664. En dissolvant l'or dans Teau régale on obtient une dissolulion jaune de sesquichlorure (Tor^ Au'Cl*, qui , abandonnée à uno évaporation lente dansdeTair sec, laisse déposer des cristaux jaunes d'une combinaison de sesquichlorure d'or et d'acide chlorhydrique. Si l'on évapore cette dissolution pour chasser l'excès d'acide, la matière prend une couleur brune, et il reste une masse cristalline déliquescente^ qui se dissout facilement dans Talcool et dans Téther. L'étber exerce môme, sur le sesquichlorure d'or, une action dissolvante plus énergique que l'eau; car, si Ton agite avec de l'éther une dissolution aqueuse de ce chlorure, l'éther qui surnage ensuite renferme presque tout le chlorure d'or en dissolution. La dissolution du sesquichlorure d'or dans Téther était anciennement employée en médecine sous le nom d'or potable.

On prépare le chlorure d'or, Au*Cl, en chauffant le sesquichlorure d'or Au*Cl* à une température de 200<* environ : du chlore se dégage, et il reste une poudre verdâtre, insoluble dans l'eau.

Poorpre de CmibIus.

$ 665. On donne le. nom de pourpre de Cassius à un précipité renfermant de l'or, de l'étain et de l'oxygène , et qui est employé dans la peinture sur porcelaine et sur verre pour obtenir les couleurs roses et pourprées. Ce précipité se prépare par divers procédés; il ne présente pas toujours Ja môme composition, et les chimistes ne aont pas encore d'accord sur sa nature. On préparc ordinairement le pourpre de Cassius en versant dans une dissolution suffisamment étendue de sesquichlorure d'or, un mélange de protochlorure et de bichlorure d'étain. Lorsque le précipité est faible, il est d'un beau pourpre; mais il est brun quand il est plus abondant.

Enfin, on prépare encore le pourpre de Cassius en fondant ensemble dans un creuset 4 partie d'or, J- partie d'étain et 4 ou 5 parties d'argent. On attaque cet alliage ternaire par de l'acide azotique ; l'argent ge dissout, l'or et l'étain restent précipités en combinaison avec de l'oxygène, et forment un pourpre qui produit sur la porcelaine de belles couleurs dont on peut varier la nuance en changeant les proportions relatives d'or et d'étain.

Une dissolution de sesquichlorure d'or forme des taches pourprées sur le linge, sur la peau et eh général sur les tissus organiques. Il est probable que cette coloration est due à de Toxydule d'or, car les taches ne prennent pas par le frottement l'aspect métallique ; elles

ALLIAGES d'or. 503

Tacquièrent, au contraire, en peu de temps, quand on les expose à la lumière solaire, dans un flacon rempli de gaz hydrogène.

AlIlAses d'or.

% 666. L'or n'est presque jamais employé à Tétat de pureté ; il ' est trop mou , et , pour augmenter sa dureté , on l'allie avec une petite quantité de cuivre ou d'argent. Ces alliages sont plus fusibles que l'or pur.

La monnaie d'or de France est au titre de -^1^. La loi accorde une tolérance de j^ au-dessous et de j^ au-dessus. Les médailles renferment 0,946 d'or ; la tolérance est la même que pour les monnaies. Il y a 3 titres légaux pour la bijouterie : le titre -f^ qui est le plus ordinaire , et les titres de -f^ et de -f^ qui sont peu employés. La tolérance est de j^^ au-dessous du titre légal ; il n'y a pas de limite supérieure.

On donne à la bijouterie et à l'orfèvrerie la couleur franche de l'or en dissolvant le cuivre qui se trouve dans la couche superficielle. À cet effet, on chauffe les objets au rouge sombre, et , lorsqu'ils sont refroidis, on les plonge dans une dissolution faible d'acide azotique qui dissout le cuivre. On obtient une couche plus épaisse d'or pur en laissant séjourner les objets pendant environ un quart d'heure dans une pâte formée de salpêtre, de sel marin , d'alun et d'eau. Le chlore, devenu libre par l'action de l'acide sulfurique sur le sel marin et le salpêtre, dissout du cuivre, de l'argent et de l'or, mais ce dernier métal se dépose de nouveau sur l'objet. On polit ensuite les surfaces au brunissoir. Cette opération s'appelle la mise en couleur.

Procédés de domre et d'argenture.

§ 667. La dorure des objets d'ornement de cuivf e ou de bronze se faisait anciennement au moyen d'un amalgame d'or; depuis quelques années, elle s'exécute principalement par des procédés galvaniques. ♦

L'objet de bronze soumis à la dorure doit subir plusieurs préparations préliminaires. On le chauffe au rouge, puis on le plonge dans de l'acide sulfurique étendu pour dissoudre l'oxyde qui s'est formé à la surface : cette opération s'appelle le dérochage. Souvent même on le plonge un instant dans de l'acide azotique concentré pour obtenir un décapage plus parfait , appelé ravivage. On amalgame la surface à l'aide du gratle-hrosse^ c'est-à-dire d'une petite brosse de fils de laiton , que l'on plonge d'abord dans uhe dissolution d'azotate de mercure , et que l'on presse ensuite sur l'amalgame

fi04 oa

d'or, dont une partie y reste adhérente. On frotte l'objet avec le gratte-brosse , on le place sur une grille en fer chauffée par des charbons, et située sous une cheminée qui tire bien, afin d'enlever les vapeurs mercurielles qui exercent une influence très-nuisible sur la santé des ouvriers. On le nettoie ensuite avec une brosse que l'on plonge dans du vinaigre ; et l'on polit avec de la sanguine les parties qui doivent devenir brillantes. On dore l'argent par des procédés semblables. L'argent doré porte le nom de vermeil.

En remplaçant l'amalgame d'or par un amalgame d'argent, et opérant de la même manière que pour la dorure, on peut ai^enter le cuivre, le bronze et le laiton. On ai^ente ordinairement les échelles en laiton des baromètres,, et celles de plusieurs autres instruments, en les frottant, à l'aide d'un bouchon de hége mouillé, avec un mélange intime de 4 partie chlorure d'argent , de 2 parties carbonate de potasse , de 4 partie sel marin et de J partie craie. Le cuivre et le zinc du laiton décomposent le chlorure d'ai^ent,et l'objet se recouvre d'une pellicule très-mince d'argent métallique.

Dorure par immersion ou au trempé.

% 668. Ce procédé, principalement employé pour dorer les bijoux de cuivre, consiste à plonger les bijoux, parfaitement décapés; dans une dissolution bouillante de chlorure d'or dans un carbonate > alcalin. Cette dissolution se prépare de la manière suivante : on dissout 400 grammes d'or laminé dans une eau régale composée de 250 grammes d'acide azotique à 36®, 250 grammes d'acide chlorhydrique concentré et 250 d'eau. D'un autre côté, on chauffe 20. litres d'eau dans une marmite en fonte , dont l'intérieur est doré , parce qu*elle a déjà servi dans les opérations précédentes ; on dissout dans cette eau 3 kilogr. de bicarbonate de potasse. Quand l'or s'est complètement dissous dans l'eau régale , on verse la liqueur dans une capsule de porcelaine , et l'on y projette successivement 3 kilogr. de bicarbonate de potasse ; il se fait une effervescence très-vive , et , quand elle est terminée , on verse le contenu de la capsule dans la marmite en fonte. On fait bouillir la liqueur pendant deux heures , en remplaçant par de l'eau chaude l'eau qui s^évapore. Le bain d'or est alors prêt pour la dorure.

Quand les bijoux de cuivre ont été dérochés et ravivés comme pour la dorure au mercure , on en réunit plusieurs en paquet, au moyen de fils de laiton , et l'on suspend un certain nombre de ces paquets à un crochet de verre. A la droite du bain d'or sont : 4 ** une terrine renfermant la liqueur à raviver , formée par un mélange d'acides azotique , sulfurique et chlorhydrique ; 2'' deux terrines

DORUAE. 505

pleines d'eau ; 3» une terrine renfermant une dissolution d'azotate de mercure; 4» une terrine d'eau. A la gauche du bain d'or sont deux ou trois terrines d'eau. L'ouvrier plonge d'abord des paquets de bijoux dans le liquide acide de ravivage ; puis , successivement, dans les deux terrines d'eau, dans la terrine d'azotate de mercure, dans la terrine 'suivante d'eau, et, enfin, dans le bain à dorer. Quand les objets sont restés dans le bain d'or environ une demiminute, ils ont fixé tout l'or qu'ils peuvent prendre; on les retire alors, on les lave dans les terrines de gauche, et on les fait sécher dans la sciure de bois chaude.

Les objets dorés sont soumis à la mise en couleur. On emploie pour cela un mélange de 6 parties de nitre , 2 parties de sulfate de fer, 1 de sulfate de zinc, dissous dans une petite quantité d'eau bouillante. On plonge les objets dorés dans ce bain, puis on les fait sécher à un feu clair jusqu'à ce que l'enduit salin' devienne brun. On les lave ensuite à l'eau.

Dorure galvanique.

$ 669. Les procédés de la dorure galvanique permettent de déposer l'or parfaitement adhérent, et en couche aussi épaisse que Ton veut sur le cuivre, le laiton , le bronze, l'argent, le platine, le maillechort, le fer, l'acier, l'étain, etc. Ils peuvent servir également, en changeant les dissolutions, à déposer sur le cuivre et sur ses alliages l'argent, le platine , le cobalt, le zinc, etc., etc. Les bains que l'on emploie pour ces procédés galvaniques sont des dissolutions de cyanure de potassium dans lesquelles on a dissous un cyanure du métal que l'on veut déposer. Le même bain peut servir pour ainsi dire indéfiniment si l'on a soin d'y plonger des lames du métal à précipiter, que l'on a mis en communication avec le pôle positif de la pile. A mesure que le métal de la dissolution se dépose sur les objets qui communiquent avec le pôle négatif, il se dissout une quantité équivalente du métal fixé au pôle positif, et le bain conserve une composition constante si la surface des lames métalliques est à peu près égale à celle des objets à recouvrir. Le bain qui convient le mieux pour la dorure se compose de 4 00 parties d'eau distillée , 4 0 parties de cyanure de potassium et \ partie de cyanure d'or. Ce bain est placé dans une grande cuve en bois CC (fig. 438), mastiquée à l'intérieur. La cuve est traversée par deux' tringles métalliques dorées tt\ vv\ qui plongent dans le liquide; la tringle W communique avec le pôle négatif de la pile, et la tringle vu'

avec le pôle positif. Deux grandes lames d'or oo', ou des plaques d©

ûuu ou.

cuivre rortemenl dorées par Ig» procédés galvaniques, sont pic dans le bain et communiquent avec la tringle et/, et par suit

par suite avec

le pâte poaitjf de la pile. Des tJgos mobiles ab, en laiton doré, s'appuient sur les tringles tt' et w' ; c'est sur ces tiges que l'on accroche les objelB à dorer.

La pile est formée par un nombre plus ou moins considérable d'éléments zinc et cuivre, qui plongent dans une dissolution faible d'acide sulfuriquc. Chaque élément se compose ordinairement d'un seau en bois, mastiqué intérieurement, dans lequel on dispose deux cylindres concentriques , l'un de zinc, l'autre de cuivre, maintenus à distance par des tasseaux en bois. Le cylindre do zinc a été an préalable fortement amalgamé avec du mercure, afin de le protéger conlro une dissolulioh trop rapide. On place dans les seaux une eau acidulée par de l'acide sulfurique, marquant 5" à l'aréomètre do Baume. Ixt zinc de chaque élément est mis en communication avec le cuivre de l'élément suivant au moyen d'un gros fil de laiton attaché à la partie supérieure des cylindres. Le cylindre libre do zinc de l'un des deux éléments extrêmes est mis en communication avec ta tringle tt/ qui forme le pôle positif, et le cylindre de cuivre de l'autre élément extrême communique avec la tringle If qui constitue le pèle négatif de la pile.

Les objela qui doivent êlredoréa sont soumis au dérochage comme pour la dorure au trempé, mais le ravivage n'est pas nécessaire. Le temps de l'immersion varie selon l'épaisseur de la couche que l'on veut déposer, La température du bain doit rester entre IB" et 20"; on est obligé do maintenir celte température artiliciellement pendant l'hiver- Pour connaître la quantité d'or que l'on a déposée , il sufQt de peser l'objet avant l'immersion et do le peser après. L'épais- BOUT de la couche augmente proportioancUemenl avec le temps de

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