DORURE ET ARGENTURE GALVANIQUE
l'immersion ; il est donc facile de la régler à volonté , à condition toutefois que la pile conservera la méifie intensité; on peut reconnaître si cette condition est remplie en faisant passer un des Bis extrêmes de la pile au-dessus d'une aiguille aimantée qui doit con« server une déviation constante.
Pour dorer le fer, l*acier ou Tétai n , on procède de la même manière; mais il faut faire déposer préalablement un peu de cuivre à la surface de l'objet, en le maintenant plongé pendant quelques instants dans un bain formé par 1 partie de cyanure de cuivre et 40 parties de cyanure de potassium dissous dans 400 parties d*eau.
Argenture galvanique.
$ 670. L'argenture galvanique est principalement appliquée sur (les objets en maillechort ou en laiton ; on fabrique ainsi de la vaisselle et des couverts qui imitent parfaitement Targenterie et sont d'un très-bon usage. On peut augmenter l'épaisseur de la couche d'argent à volonté. On précipite ordinairement 60 grammes d'argent sur une douzaine de couverts ; la couche est alors assez épaisse pour résister à un service journalier de 5 ou 6 ans.
Le bain pour l'argenture est formé de 400 parties d*eau distillée , 40 de cyanure de potassium, 4 partie de cyanure d'argent. L'opération se fait exactement de la même manière que celle de la dorure. Les feuilles d'or du bain de dorure (fig. 438) sont nécessairement remplacées par des plaques d'argent. Les pièces argentée^ sont d'un blanc mat au sortir du bain ; on leur donne le poli au brunissoir. On les plonge ensuite dans une dissolution de borax , et on les chauffe au rouge sombre dans une moufle. Les pièces, refroidies, sont plongées dans une dissolution faible d'acide sulfurique, puis séchées.
On peut , par des procédés analogues, déposer du platine sur du cuivre ou de l'argent ; mais le platine prend très-difficilement de l'adhérence, et on n'a pas encore réussi à obtenir des objets platinés qui ne soient pas facilement attaqués par l'acide azotique. On obtient des bains propres à opérer le zinguage et le plombage , en dissolvant de l'oxyde de zinc et de l'oxyde de plomb dans une dissolution de cyanure de potassium.
CialTmioplafltle.
§ 674 . On peut , à l'aide d'un courant électrique faible , déposer une couche de cuivre continue et consistante sur un objet donné , et reproduire ainsi, en creux, les reliefs avec une extrême perfec-
508 ot.
UoD. On détache ensuite la plaque cuivreuse, et Ton s*en sert comme d'un moule pour détâmîner, sous l'influence du courant électrique, un second dépôt de cuivre métallique reproduisant Fcbjet primitif avec une fidélité parfaite. On applique ces procédés à la reproduction des médailles et des planches gravées pour l'impresmon. On produit le courant électrique au moyen de piles semblables à celles qui sont employées pour la dorure. Le bain est formé par une dissolution saturée de sulfate de cuivre , légèrement acidulée ; on y plonge Tobjet sur lequel on veut précipiter du enivre métaUique , après Favoir mis en communication avec le pôle négatif. On termine le pôle positif de la pile par une plaque de cuivre, à peu près de la même dimension que Tobjet, et disposé parallèlement, à une petite distance. Pour reproduire une médaille , on commence ordinairement par en prendre le moule en creux, soit avec du plâtre (S 463), soit avec de Talliage fusible (§ 605) , soit même avec de Tacide stéarique. Ce moule doit être rendu imperméable par une immersion , pendant quelques instants , dans un mélange fondu diacide stéarique et d'un peu de cire blanche ; on en recouvre ensuite l'intérieur avec de la plombagine étendue uniformément à l'aide d'un pinceau. Cette couche a pour but de rendre la surface du mûule conducteur de l'électricité. Cela fait ; on plonge le moule dans la diijsolution de sulfate de cuivre, après l'avoir fixé, à l'aide d'une petite bande de cuivre qui enveloppe son contour et s'attache au fil négatif de la pile. Le cuivre qui se dépose sur le moule peut être amené à une épaisseur aussi considérable que ron veut, en prolongeant suffisamment le séjour dans le bain ; il se détache ensuite très-facilement du moule, qui peut servir à^reproduire un nombre indéfini de médailles. Le cuivre qui se précipite ainsi sous l'influence du courant galvanique, est en grains cristallins; ces grains sont très-petits quand le courant est faible. Il est facile de se convaincre , par le son que rend le métal quand on le frappe , qu'il n'est jamais aussi compacte que du cuivre fondu ou laminé.
Analyse et emuA» de» aàUmgen d'or.
% 672. On peut faire l'analyse des alliages d'or et de cuivre en les coupollant avec du plomb, et opérant d'ailleurs exactement de la même manière que pour la coupellation des alliages d'argent et de cuivre. Si l'alliage ne renferme pas d'argent, le poids du bouton de retour représente, à peu près exactement, la quantité d'or pur qui existe dans l'alliage; mais si l'alliage renferme une certaine proportion d'argent , ce qui arrive fréquemment , l'argent reste allié à l'or à la fin de la coupellation. Cependant, dans cette coupellation