LOI DES CHALEURS SPÉCIFIQUES
fermenta volumes de vapeur de mercure et 1 volume de chlore; c'est le mode de condensation exprimé par la deuxième loi. Mais 1 volume de prolochlorure de mercure ou sublimé corrosif HgCl renferme 4 volume de vapeur de mercure et h volume de chlore ; c'est en opposition avec la première loi.
On a rencontré des modes de condensation encore plus complexes : ainsi, 4 volume de gaz hydrogène -phosphore ou arsénié renferme 4 | volume d'hydrogène et J de volume de vapeur de phosphore ou d'arsenic; 7 volumes des gaz composants se sont donc condensés en I. Les protochlorures de phosphore et d'arsenic présentent le même mode de condensation.
§ 747. Ainsi , des diverses lois que les chimistes ont cru reconnaître sur la constitution des composés binaires gazeux , une seule, celle que nous avons énoncée ($ 740), à résisté aux épreuves de Texpérience. Du reste, cette loi ne s'applique pas seulement aux combinaisons des gaz simples entre eux , mais elle s'applique égalerment à celles que forment les gaz composés, soit avec des gaz simples, soit avec d'autres gaz composés ; de sorte que son énoncé général est : Lorsque deux gaz se combinent, leurs volumes ont entre eux des rapports numériques simples ; et le volume du composé qui en résulte^ considéré à Vétat de gaz, présente aussi un rapport simple avec la somme des volumes des gaz qui sont entrés dans la combinaison. Les combinaisons du gaz ammoniac avec les gaz acides , celle de l'hydrogène phosphore avec le gaz acide iodhydrique , celle du chlore avec les gaz sulfureux et oxyde de carbone... v sont des preuves que l'on peut citer de l'exactitude de cette loi pour les combinaisons des gaz composés.
Loi des chaleurs spécifiques des corps»
§ 748. Des poids égaux des différents corps prennent des quantités de chaleqr très-inégales pour élever leur température d'un même nombre de degrés. On s'en assure en comparant les élévations de température que produisent, sur une même masse d'eau, des poids égaux de ces corps, lorsqu'ils se refroidissent d'un même nombre de degrés. On appelle capacités calorifiques ou chaleurs spécifiques des corps , les quantités relatives de chaleur que 4 kilogr. de ces corps prend pour élever sa température de 0** à 4 00® ; et, pour les exprimer numériquement, on' adopte pour unité la quantité de chaleur que 4 kilogr. d'eau prend dans les mêmes circonstances.
Si l'on compare les chaleurs spécifiques des corps simples solides^ à leurs équivalents chimiques , déterminés par les considérations