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LOI DES CHALEURS SPÉCIFIQUES

que nous avons précédemment exposées, on remarque qu'en général ces chaleurs spécifiques sont en raison inverse de leurs équivalents chimiques. On ne rencontre qu'un petit nombre d'exceptions ; encore celles-ci rentrent^elles darts la loi générale si Von divise par t les équivalents que nous avons cuioptés. Des lois semblables s'ob* servent sur les corps simples gazeux^ comparés entre eux.

§ 74 9. Supposons que cette loi des chaleurs spécifiques soit rigoureusement exacte, et admettons les équivalents qu'on en déduit à la place de ceux auxquels nous avons été conduits par les seules considérations chimiques, nous ne trouverons de différences que pour les équivalents de l'hydrogène^ de l'azote, du chlore, du brome, de l'iode , du phosphore , de l'arsenic , du potassium , du sodium et de l'argent. Les équivalents de ces corps, tels qu'ils sont donnés par les chaleurs spécifiques, sont la moitié de ceux que nous avons admis d'après les considérations chimiques. • Si nous adoptons ces équivalents, nous serons obligés de changer les formules des combinaisons de ces corps ; ainsi, les composés que nous formulions KO, NaO, AgO, KCl, NaCl, AgCl.... prendront les formules ïi.*0, Na«0, Ag«0, K*C1», Na»Cl*, Ag^Cl».... Nous allons chercher à montrer que ce sont, en effet, ces dernières formules qu'il faut adopter, si l'on veut satisfaire, non-seulement aux lois de combinaisons que nous avons développées ( § 687 et suivants) , mais encore à la loi de Visomorphisme (§ 708).

Nous connaissons deux métaux, le cuivre et le mercure , qui forment chacun deux oxydes basiques , dont les formules

Cu'O, CuO, Hg»0, HgO

sont vérifiées par la constitution des sels neutres qu'ils forment avec les acides puissants. Comparons les sels que forment ces oxydes, ou les composés binaires qui leur correspondent, aux sels analogues ou aux composés binaires correspondants, formés par le potassium, le'sodium, et l'argent.

On trouve dans la nature, à l'état cristallisé, le sulfure de cuivre Cu*S et le sulfure, d'argent ; ces deux minéraux présentent exactement la même forme cristalline. On y rencontre', en outre, des minéraux présentant la même forme cristallinej et renfermant à ht fois le sulfure de cuivre Cu*S et le sulfure d'argent en quantités relatives variables à V infini; de soi'te que Von est conduit à admettre que ces corps peuvent se remplacer en proportions quelconques, sans changer la forme cristalline du composé. Le sulfure d'argent et le sulfure de cuivre Cu*S présentent donc tous les caractères de l'isomorphisme (§708). On est en droit d'en conclure que le sulfure

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