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ACTION DE L'OXTGÈNE SEC SUR LES MÉTAUX

oxydes sont indécomposables par la chaleur seule, peuvent décomposer l'eaii à une température plus ou moins élevée. Cette circonstance lient à ce que l'eau elle-même se décompose en ses deux éléments, à une température extrêmement élevée. Si Ton chauffe, en effet, jusqu'à une vive incandescence, au chalumeau à gaz oxygène et hydrogène, une petite boule de.plaline fixée à Textrémité d'une tige de même métal, et qu'on la plonge rapidement dans l'eau, on voit ée dégager des petites bulles de gaz qui sont formées d*un mélange d'hydrogène et d'oxygène. L'eau a donc été décomposée par la chaleur seule, car le métal ne s'est emparé d'aucun de ses principes constituants. Une décomposition semblable a lieu quand on chauffe jusqu'à une vive incandescence un fil de platine plongé dans l'eau, en le faisant traverser par le courant électrique produit par une pile puissante.

Action de Voxygène sec sur les métaux.

$ 258. La combinaison directe d'un métal avec l'oxygène est une véritable combustion qui a lieu avec dégagement de chaleur. Lorsque cette combinaison se fait rapidement, la température s'élève assez pour que la matière devienne incandescente. La com*< bustion est plus active quand le métal est très-divisé, parce qu'il présente alors une plus grande surface à l'action de l'oxygène. Si lo métal est, au contraire, en masse agrégée, et si l'oxyde ne fond pas à la température à laquelle l'oxydation a lieu , la combustion s'arrête promptement, parce que le métal se recouvre d'une couche d'oxyde qui le préserve du contact de l'oxygène. C'est ainsi que le cuivre, très-divisé, brûle facilement dans l'oxygène et se change complètement en oxyde, s'il est préalablement chauffé au rouge sombre; tandis qu'une lame de cuivre, placée dans les mêmes circonstances, se couvre seulement d'une couche d'oxyde. Le fer, chauffé au rouge, brûle vivement dans l'oxygène , mémo quand le métal est sous la forme de fils d'un gros diamètre, parce que, l'oxyde produit fondant à la température qui se développe pendant la combustion , la surface du métal roste toujours à nu.

Lorsque le métal est volatil, il peut se brûler également avec beaucoup d'énergie et raême avec flamme, s'il a été porté préalablement à une température convenable. Ainsi le zinc, chauffé au rouge dans tin creuset, brûle avec une flamme blanche très-brillante. Dans ce cas, c'est la vapeur de zinc qui brûle : et comme l'oxyde do zinc est fixe , ses particules solides, en suspension dans la flamme , deviennent incandescentes et lui donnent un grand éclat.

Action de Voxygéne humide sur les métaux,

% 259. Les métaux qui ne se combinent pas à froid afvec Toxygène sec s'oxydent souvent promplement , quand ils sont exposés à Tair humide. Le fer conserve indéfiniment sa surface brillante dans l'oxygène sec, tandis qu'il s'altère promplement à Tair humide et se recouvre d'une couche ocreuse qui est de l'hydrate de sesquioxyde de fer. Beaucoup d'autres métaux sont dans le même cas ; mais, pour quelques-uns, l'altération n'est que superficielle, tandis que, J30ur d'autres, elle se continue jusqu'à ce que le métal soit transformé entièrement en oxyde. Un barreau de fer exposé à l'air humide se détruit complètement par la rouille; tandis qu'une lame de zinc se couvre promptement d'une pellicule d'oxyde qui préserve de l'altération le métal intérieur.

Lorsque le fer est en contact , à la fois, avec l'oxygène et l'eau , il se trouve en présence de l'oxygène dissous dans l'eau, c'est-à-dire dans des circonstances qui favorisent la combinaison. De plus, l'oxyde de fer a pour l'eau une certaine affinité basique qui facilile encore la formation de cet oxyde , d'après le principe que nous avons énoncé {% 69). C'est par la même raison que le fer et le zinc qui , seuls , ne cjécomposent pas l'eau à froid, la décomposent vivement en présence des acides énergiques, comme si la présence de l'acide avait augmenté leur affinité pour l'oxygène. La présence des vapeurs acides dans l'air facilite beaucoup l'oxydation du métal, car elles exaltentson affinité pour l'oxygène plus que ne peut le^faire l'eau, qui n'agit jamais que comme un acide très-faible.

Les métaux, dont certains oxydes jouent le rôle d'acides par rapport aux, bases énergiques, s'oxydent plus rapidement à l'air, quand ils sont mouillés par une dissolution alcaline, ou placés au milieu d'une atmosphère humide qui renferme des vapeurs ammoniacales.

§ 260. On remarque souvent, lorsqu'une certaine quantité d'oxyde s'est développée à la surface du métal , que l'altération marche ensuite beaucoup plus rapidement, comnv^ si la présence de l'oxyde augmentait l'affinité du métal pour l'oxygène. Cette particularité se remarque sur le fer, et l'expérience suivante la met en évidence d'une manière très-nette.

Si l'on expose au contact de l'air de la limaille de fer mouillée, l'oxydation marche d'abord lentement; mais elle s'accélère bientôt, et la limaille se rouille avec une grande rapidité. Il se dégage, en même temps, l'odeur fétide que pré^nte le gaz hydrogène quand

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