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ACTION MUTUELLE DBS SELS

uniquement par la moindre solubilité dans les circonstances de température où Ton opère, et Ton peyt admettre que le sel le moins soluble se forme au moment même où il cristallise.

§ 335. On peut, quelquefois, décomposer un sel insoluble , en le faisant bouillir longtemps avec un sel soluble. Cela arrive toutes les fois que la base du sel insoluble primitif peut former un sel insoluble avec Tacidedu sel soluble réagissant. Ainsi, les sels insolubles formés par la baryte, la strontiane et la chaux, tels que les sulfates de baryte et de strontiane, les phosphates ou arséniates de baryte, de strontiane et de chaux, sont décomposés quand on les fait bouillir avec une dissolution de carbonate de potasse ou de soude. Il se forme des carbonates de baryte, de strontiane ou de chaux, et la liqueur renferme la base alcaline combinée avec Tacide du sel primitif insoluble. Mais , pour que la décomposition soit complète , il faut employer un grand excès de carbonate alcaliif. La môme décomposition se fait beaucoup plus facilement , quand on opère par voie sèche ; nous remploierons souvent, dans la suite, pour recon* naître la nature d'un sel insoluble. L'acide de ce sel forme ainsi un sel alcalin soluble, dont on peut reconnaître l'acide par les caractères que nous développerons bientôt. La base reste à l'état de carbonate insoluble ; mais , en traitant ce carbonate par un acide qui forme avec la base un sel soluble, par l'acide azotique, par exemple, on obtient une dissolution de la base, sur laquelle on peut constater lès réactions chimiques qui caractérisent cette base.

CARACTÈRES DISTINCTIFS PAR LESQUELS ON RECONNAÎT L'ÉLÉMENT ELECTRONÉGATIF DES COMPOSÉS BLNAIRES FORMÉS PAR LES MÉTAUX, ET LA NATURE DE l'ÉLÉMENT ÉLECTRONÉGATIF, OU DE L* ACIDE QUI ENTRE DANS LA CONSTITUTION D'uN SEL.

§ 336. Étant donné un composé binaire, formé par un métal et un métalloïde, ou un sel formé par un oxyde métallique, comment parvient-on à reconnaître la nature du composé binaire, ou celle du sol? La solution de cette importante question est, ordinairement, divisée en deux parties : 4° la détermination de Télément électronégatif, c'est-à-dire du métalloïde du composé binaire, ou la détermination de l'acide du sel; 2* la détermination de l'élément électropositif, c'est-à-dire du métal du composé binaire, ou de la base du

Nous ne nous occuperons , pour le moment, que de la première partie de la question ; la seconde sera traitée avec détail , lorsque nous nous occuperons de chaque métal en particulier.

Détermliuitlon de rélément électronésatlf^ c^eflt-li-dlre da senre ûem eomblnalsoiiA binaires formées par les métavx avec les métalloïdes*

Oxydes.

§ 337. Les caractères d'après lesquels on décide qu*un composé binaire, formé par un métal, est un oxyde, se réduisent souvent aux caractères physiques de ces oxydes, caractères que nous aurons soin d'indiquer d'une manière très- précise, en faisant l'histoire de chaque métal. D'autres "fois , on se fonde sur leur propriété de se dissoudre dans les acides forts, tels que l'acide sulfurique concentré, sans dégager aucun gaz ou vapeur acide , et sans qu'on puisse reconnaitre dans la dissolution aucun autre acide que celui qui a été employé à produire la dissolution .

Le plus grand nombre des oxydes métalliques sont réduits à chaud par le gaz hydrogène ; le métal reste libre et il ne se. dégage que de la vapeur d'eau. Si Ton a soin d'employer du gaz hydrogène sec, l'apparition des gouttelettes ^'eau non acides , qui viennent se condenser dans la partie antérieure et froide du tube où l'on chauffe la matière , est un indice certain que l'on opère sur une matière oxydée.

Cependant, certains oxydes métalliques ne sont pas réduits par le gaz hydrogène : tels sont les oxydes de potassium, de sodium, de lithium , de baryum , de strontium , de calcium , de magnésium , d'aluminium, et de. tous les métaux terreux. Mais les oxydes de potassium, de sodium , de lithium , de baryum , de strontium , de calcium et de magnésium , sont plus ou moins solubles dans l'eau , et ont une réaction alcaline très-prononcée sur la teinture de tournesol ; ils ne partagent cette propriété qu'avec les sulfures correspondants. Or les sulfures se 'distinguent facilement des oxydes, parla manière dont ils se comportent avec les acides qui donnent un dégagement abondant d'acide sulfhydrique, lequel est facile à reconnaître par son odeur.

Les oxydes d'aluminium et de tous les autres métaux terreux ne sont pas décomposés par l'hydrogène ; ils ne se dissolvent pas dans l'eau, et n'exercent par suite aucune action sur la teinture de tournesol. On les reconnaît, et à leur insolubilité dans l'eau, et à ce que, traités par l'acide sulfurique , ils se dissolvent sans dégager de ra-

peurs acides , et saas qu'il soit possible de constater dans la liqaeur la présence d'un autre acide que Tacide sulfurique.

Sulfures,

§ 338. Le soufre, de même que l'oxygène, forme souvent, avec un môme métal, plusieurs combinaisons, ainsi, on distingue des monosulfures, des bisulfures, des trisulfures, etc., etc. Les monosulfures de potassium, de sodium, de lithium sont seuls solubles dans l'eau ; tous les autres monosulfures sont insolubles, ou, au moins, extrêmement peu solubles. Les polysulfures de potassium , de siddium, de lithium, de baryum, de strontium et de calcium sont également*^ solubles.

Un sulfure, chauffé avec de l'acide sulfurique étendu, ou avec de l'acide chlorhydrique, dégage du gaz acide sulfhydrique facile à reconnaître à son odeui', et il ne se forme pas de dépôt de soufre.

RS4.S0'+H0=R0.S0'+HS, ou RS+Ha = RCl-f HS.

Si le sulfure est un bisulfure , ou , en général , un polysulfure , il se dégage encore de Thydrogène sulfuré, mais il se forme, en outre, un dépôt de soufre.

RS« + SO* + HO =RO.SO» + HS + S RS« + HCl = RCl + HS + S.

Plusieurs sulfures métalliques sont difficilement attaqués par l'acide chlorhydrique aqueux, même à la température de l'ébullition, mais ils le sont toujours facilement par l'acide azotique, et par l'eau régale. Le soufre est alors changé en acide sulfurique, dont la présence peut être constatée par les propriétés caracléristiques des sulfates; nous donnerons plus loin ces caractères.

Les sulfures , chauffés avec un mélange de carbonate et d'azotate de potasse, donnent des sulfates alcalins qui se dissolvent dans l'eau, et qu'il est facile de reconnaître.

Les monosulfures métalliques jouent le rôle de bases par rapport à d'autres sulfures, et donnent des sulfosels que nous apprendrons bientôt à reconnaître.

Séléniures.

§339. Les séléniures, traités par l'acide chlorhydrique, dégagent du gaz acide sélenhydrique. Chauffés avec de Tacide azotique, ou de Teau régale, ils donnent de l'acide sélénieux dont on peut constater

la présence, au moyen de Tacide sulfureux qui précipite le sélénium SOUS la forme d'une poudre rouge caractéristique. Les séléniures, chauffés par voie sèche avec un mélange de carbonate et d'azotate de potasse, donnent du séléniate do potasse; mais, si l'on fait bouillir le sel alcalin qui en résulte avec un excès d'acide chlorb^ydrique, on transforme l'acide sélénique en acide sélénieu^, et Ton peut précipiter, ensuite, le sélénium par l'acide sulfureux.

Phosphures.

§ 340. Les phosphores des métaux alcalins et alcaline-terreux dégagent, au contact de l'eau, du gaz hydrogène phosphore. Ce gaz se reconnaît immédiatement à son odeur. Les phosphures des autres métaux , chauffés avec du potassium , abandonnent leur phosphore à ce dernier métal, et la matière dégage alors de l'hydrogène phosphore, quand oh la mouille avec de l'eau.

Arséniures,

$ 341 . Les arséniures métalliques sont doués de l'éclat métallique. Traités par l'acide azotique ou l'eau régale, ils se changent en arséniates reconnaissables à des caractères que nous développerons plus loin. Chauffés avec de l'azotate de potasse, ils donnent un arséniato alcalin soluble.

Chlorures,

% 342. Les chlorures métalliques sont presque tous solubles dans Teau ; le chlorure d'argent et le protochlorure de mercure sont les seuls chlorures insolubles.

Un chlorure métallique , traité par l'acide sulfurique concentré, dégage du gaz acide chlorhydrique. Chauffé avec un mélange de peroxyde de manganèse et d'acide sulfurique, il dégage du chlore facile à reconnaître à son odeur et à ses autres propriétés physiques.

Les chlorures, dissous dans l'eau , donnent , avec l'azotate d'argent , un précipité blanc qui se réunit facilement en flocons par l'agitation de la liqueur. Ce précipité noircit à la lumière du jour, en prenant d'abord une teinte violette. Ce changement de couleur est d'autant plus rapide que là lumière est plus intense; il a lieu en très-peu de temps sous l'influence des rayons directs du soleil. Le précipité de chlorure d'argent est insoluble dans les acides, mais i se dissout facilement dans l'ammoniaque.

CARACTÈRES DÏSTINCTIFS. 293

Bromures,

% 343. Un bromure, traité par l'acide sulfurique concentré, dégage du gaz acide brômhydrique ; mais il se développe constamment, en même temps, des vapeurs de brome qui colorent le gaz en brun. Si l'on traite le bromure par un mélange d'acide sulfurique et de peroxyde de manganèse , il ne se dégage que du brome. Une dissolution de bromure donne , avec l'azotate d'argent , un précipité blanc légèrement jaunâtre de bromure d'argent; ce précipité est insoluble dans un excès d'acide , et se dissout facilement dans l'ammoniaque. Le précipité de bromure d'argent se colore à la lumière comme le chlorure d'argent ; mais sa teinte devient immédiatement brune, tandis que celle du chlorure prend d'abord une teinte violette. l.es bromures en dissolution sont décomposés par le chlore; le brome, devenu libre , colore la liqueur en brun.

lodures,

% 344. Les iodures , traités par l'acide sulfurique concentré, donnent immédiatement un dépôt considérable d'iode ; si l'on chauffe le mélange , il se dégage des vapeurs violettes très-intenses. Cette réaction tient à ce que l'acide iodhydrique décompose facilement l'acide sulfurique concentré; il se forme de l'eau, de l'acide sulfureux et riode devient libre. Les iodures en dissolution sont décomposés par le chlore; l'iode est précipité. Les plus petites quantités d'uniodure en dissolution se manifestent en colorant l'amidon en

bleu intense.

On mélange une certaine quantité de la dissolution avec de l'amidon dissous dans l'eau bouillante, ou avec de l'empois ordinaire ; puis on ajoute quelques gouttes de chlore , pour décomposer l'iodure et mettre l'iode en liberté. Le mélange prend aussitôt une couleur bleue très-prononcée. 11 est important de ne pas mettre un excès de chlore, car il détruirait la coloration produite , en déterminant une décomposition de l'eau , et donnant des acides chlorhydrique et iodique.

Fluorures,

$ 345. Un fluorure, traité par l'acide sulfurique concentré , dégage des vapeurs d'acide fluorhydrique , lequel se reconnaît immédiatement à sa propriété d'attaquer le verre. Si l'on ajoute au mélange de racide silicique ou du verre pilé et que l'on chauffe , il se dégage du gaz fluorure de silicium , lequel se décompose au contact

de l'eau, en donnant un dépôt de silice gélatineuse. Les dissolutions des fluorures ne précipitent pas par l'azotate d'argent.

Cyanures.

§ 346. Les cyanures , traités par l'acide sulfurique ou l'acide chlorhydrique , dégagent de l'acide cyanhydrique , facile à reconnaître à son odeur. Les acides les plus faibles , tels que l'acide carbonique, développent cette odeur avec les cyanures solubles ; les cyanures alcalins la manifestent même à l'air humide.

Les cyanures donnent, avec les sels de protoxyde de fer, un précipité blanc qui bleuit promptement à l'air.

Déterinlnatloii de l'oxacide qui entre dans la eonstlCoUon

d'un oxysel.

Azotates,

§ 347. Presque tous les azotates sont solubles dans l'eau ; il n'y a que quelques sous-azotates qui soient insolubles. La chaleur les décompose et en dégage des produits très-riches en oxygène , qui activent fortement la combustion. Par suite de cette propriété, les azotates déflagrent sur les charbons , et produisent souvent une détonation quand on les chauffe avec du charbon en poudre. Les azotates alcalins, soumis à une température élevée graduellement , dégagent, d'abord , de l'oxygène pur et se changent en azotites. Chauffés davantage, ils se décomposent complètement, et dégagent de l'azote et de l'oxygène. Les autres azotates dégagent de l'oxygène et du deutoxyde d'azote, ou de l'oxygène et de l'acide hypoazotique. Les azotates formés par les bases solubles laissent , après leur décomposition par la chaleur, un résidu fortement alcalin.

Les azotates, chauffés avec de l'acide sulfurique, dégagent des vapeurs d'acide azotique. Si l'on ajoute au mélange une petite quantité de cuivre métallique, il se dégage du deutoxyde d'azote qui se signale immédiatement parles vapeurs rutilantes qu'il produit à l'air.

On peut reconnaître . la présence, dans une liqueur , d'une trèspetite quantité d'acide azotique, au moyen de la réaction suivante : on verse une petite quantité de la liqueur dans une dissolution de sulfate de protoxyde de fer , acidifiée par de l'acide sulfurique ; puis on y plonge une lame de fer. Si la liqueur renferme de l'acide azotique, elle se colore, au bout de quelque temps, en rose ou en brun. Sous l'influence de l'acide sulfurique, le fer métallique dé-

compose Tacide azotique; il se dégage du deutoxyde d'azote, qui se dissout dans le sulfate de protoxydede fer et colore la liqueur (§ 4 35).

AzoUtes.

§ 348. Les azotites se décomposent par la chaleur comme les azotates; ils fusent sur les charbons, et déflagrent quand on les chauffe avec du charbon en poudre. Par l'acide sulfurique, ils dégagent immédiatement des vapeurs rutilantes; cette réaction su (lit pour les distinguer des azotates.

Chlorates.

,^349. Les chlorates se décomposent tous par la chaleur. Les chlorates alcalins , el ceux des terres alcalines , dégagent de l'oxygène et donnent un résidu dechlorore, neutre aux réactifs colorés; tandis que, dans les mêmes circonstances , les azotates correspondants laissent un résidu fortement a/cah'n. Los chlorates des autres oxydes métalliques dégagent par la chaleur un mélange d'oxygène et de chlore ; il reste un oxyde ou un oxychloruro.

Les chlorates sont des comburants très-énergiques ; ils fusent vivement sur un charbon allumé, et produisent des détonations violentes quand on les chauffe avec des corps très-combustibles, tels que le charbon , le soufre, le phosphore.

Traités par l'acide sulfurique ou l'acide chlorhydrique, ils dégagent un gaz jaune, l'acide hypochlorique (§ l'y?), reconnaissable à sa couleur, à son odeur particulière, et à sa propriété de détoner facilement par une légère élévation de température.

Les chlorates ne précipitent pas les sels d'argent, parce que le chlorate d'argent est soluble dans l'eau. Le résidu que laissent , après la calcination , les chlorates alcalins et alcalino-terreux , étant formé de chlorure, donne, avec la dissolution d'azotate d'argent , un précipité de chlorure d'argent que Ton reconnaît aux propriétés caractéristiques de ce corps (§ 342).

Per Moral es.

% 350. Les perchlorates se comportent comme les chlorates quand on les soumet à l'action de la chaleur ou qu'on les chauffe avec les corps combustibles. Mais ils se distinguent facilement des chlorates , parce qu'au contact de l'acide sulfurique concentré , ils ne dégagent pas d'acide hypochlorique, et, par conséquent , ne se colorent pas dans cette réaction; l'acide perchlorique est simplement isolé sans décomposition.

Le perchlorate de pelasse est très-peu soluble dans l*eau : les s^ dépotasse donnent, avec les perchlorales, un précipité cristalHo grenu lorsque les liqueurs ne sont pas très-étendues.

Hypochlorites.

S 351. Les hypochlorites dégagent Todeur particulière et caractéristique de Tacide hypochloreux. Leurs dissolutions décolorent les couleurs végétales. Traités par un acide , ils dégagent en abondance du gaz acide hypochloreux. On n*a étudié, jusqu*ici, que les hypochlorites de potasse , de soude et de chaux. Ces corps se comportent %mme des oxydants énergiques ; ils changent immédiat^ ment Tacide sulfureux en acide sulfurique , et transforment lesproloxydes métalliques en peroxydes.

Bramâtes.

§ 352. Les brômates se décomposent par la chaleur comme les chlorates. Les brômates alcalins et alcalino-terreux donnent pour résidu un bromure que Ton peut reconnaître d'après les caractères que nous avons énoncés (§ 343). Quand on les chauffe avec de l'acide sulfurique, l'acide bromique est isolé et se décompose en oxygène et en brômé qui colore le gaz en brun.

lodates,

g 353. Les iodates se décomposent par la chaleur. Les iodaies alcalins, seuls, donnent pour résidu un iodure. Les iodates alcalinoterreux, et ceux de tous les autres oxydes métalliques, laissent de Toxyde ou un oxyiodure ; il se dégage d'abondantes vapeurs violettes d'iode, mêlées d'oxygène. L'acide sulfurique précipite Tacide iodique des iodates en dissolution concentrée ; si l'on ajoute à la liqueur un corps réducteur , tel que l'acide sulfureux , l'acide iodique est décomposé, et il se précipite de l'iode.

Periodates.

§ 354. Les periodates se comportent , sous l'influence de la chaleur, comme les iodates. Ils se distinguent do ces derniers sels par le peu de solubilité du periodate de soude , même en présence d'un excès d'alcali , et par le peu de solubilité du periodate d'argent.

Sulfates.

% 355. Presque tous les sulfates sont solubles dans l'eau ; les sulfates de baryte, de strontiane et de plomb sont presque insolubles:

le sulfate de chaux est peu soluble. Les sulfatés alcalins et alcalinoterreux , et le sulfate de plomb , sont indécomposables par la chaleur seule; les autres sulfates se décomposent et donnent, en général, un mélange gazeux d*acide sulfureux et d'oxygène. Quelques sulfates, cependant, se décomposent à une température assez peu élevée pour que Tacide sulfureux et Toxygène restent unis et se dégagent à rélat d'acide sulfurique (g 453).

Tous les sulfates sont décomposés par le charbon, sous Tinfluence de la chaleur ; mais les produits de la décomposition sont variables selon la nature de la base et la température. Les sulfates alcalins , chauffés brusquement avec du charbon à une haute température, laissent pour résidu un moaosulfure. A une température plus basse, ils donnent un mélange de polysulfure et de carbonate. Les sulfates des terres alcalines, à Texception du sulfate de magnésie, donnent des produits semblables. Les sulfates des autres oxydes métalliques, chauffés avec du charbon ,' donnent pour résidu, soit des sulfures , * soit de l'oxyde, ou même du métal, si la température est suffisamment élevée. Mais il est toujours facile d'exécuter Texpérience avec un sulfate quelconque, de façon à obtenir un sulfure pour résidu; il suffit d'ajouter au mélange une certaine quantité de carbonate de potasse. Le sulfure alcalin qui reste après la calcination, se reconnaît, d'ailleurs, avec la plus grande facilité, puisqu'il dégage de l'hydrogène sulfuré ayec les acides. Il est clair que le même caractère appartient à tous les sels formés par les autres oxacides du soufre ; mais nous apprendrons bientôt à distinguer ces sels les uns des autres.

L'acide sulfurique n'exerce aucune réaction sur les sulfates. Cette absence de réaction distingue immédiatement les sulfates de tous les sels qui, dans cette circonstance, dégagent des vapeurs acides.

Les sulfates solubles dans l'eau donnent un précipité blanc avec les sels solubles de baryte; ce précipité ne se redissoul pas dans un excès diacide. Cette propriété est aussi tout à fait caractéristique pour les sulfates.

SuîfJes,

$ 356. Les sulfites alcalins et alcaline- terreux, chauffés à l'abri de Tair, se changent en sulfate et sulfure:

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