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CHAPITRE SECOND

Sources, division et importance de la science des finances.

La science des finances n'est pas, comme on le croit souvent, un appefîdice de Y économie politique. Elle ne se borne pas, en effet, à la recherche des causes et des conséquences écojiomiques des mesures fiscales.

Les principes généraux du droit et de la politique constituent des sources de la science des finances tout autant que ceux de \ économie politique. Les questions financières doivent donc être considérées au triple point de vue de \d. justice, de Vopport'unité et de l'utilité sociales. L'étude de ces trois disciplines est donc une condition essentielle pour bien connaître les éléments de la science des finances.

Il est encore d'autres sources auxiliaires de la science des finances : Xarithmétique politique^ la comptabilité d'État, la technologie et Xéconomie privée [domestique et industrielle), et en particulier \ histoire^ \2i politique, la législation et la statisti-

eu. II. SOURCES, DIVISION, IMPORTANX'E, ETC. lo

çue fi)îanciere cotnparée, qui lui fournissent des matériaux précieux pour l'élaboration de ses théories.

La science des finances se divise naturellement en trois parties, qui traitent des déperises^ des recettes et de leurs relations.

Elle mérite d'être l'objet d'une étude approfondie par Vïmportance théorique de son objet pour Véducation générale, spécialement pour l'éducation juridico-politique^ et par \ utilité pratique de ses enseignements. En particulier, elle est utile à ceux qui, directement [magistrats et membres des corps délibérants ou des corps consultatifs) ou indirectement, en se servant des droits d^ association, de réunion, do. pétition, ou àQ.\2i presse, exercent quelque influence sur le gouvernement de l'État et des autres sociétés politiques.

La science et Vart financiers ont leur complément nécessaire dans la pratique (action), qui se sert des vérités de la science et des principes de l'art qu'elle fortifie à l'aide des données de Xexpérience individuelle et de X expérience collective.

La science, Vart et la pratique se complètent mutuellement et c'est une erreur de croire que l'un d'eux puisse remplacer les autres; la science explique ; l'art dirige par le précepte ou le conseil ; la pratique exécute.

Si l'on néglige l'un ou l'autre des éléments nécessaires pour traduire en acte la ^QwséQfinancière, on tombe dans Y utopie ou dans \ empirisme.

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