AL ADÉMIE DE BERLIN
Wolf, est précédé par la réflexion, il s’ensuit que le discernement suppose l’aperceplion. Pour la eomparaison, elle se fonde sur deux termes préalablement aperçus dont elle dierche le rapport. Si donc le discernement suppose la comparaison, le discernement ici encore suppose l’aperception.
Si Mérian avait besoin d’appui, nous ajouterions que l’aperception du moi en particulier précède si bien le discernement, qu’elle précède la mémoire, sans laquelle il n’y a point de comparaison, point de réflexion, point de discernement.
D’abord, sans mémoire point de comparaison. M. I)ugald Stewart* a montré solidement, selon nous, que l’onl ne se lixe jamais sur plusieurs points d’une surface d’une manière [irécise, mais sur un point défini et presque .indivisible. 11 parait de même certain que l’esprit ne se fixe jamais sur deux objets ’a la fois. Quand nous comp.irons, les deux termes du rapport ne sont pas simultanément sous les yeux de l’esprit; il en aperçoit un, et la mémoire lui rappelle l’autre. 11 n’y a pas d’argument pour prouver cela : c’est un fait d’observation ; mais , si le fait est vrai , la comparaison suppose la mémoire.
>'ous disons aussi (jiie la mémoire suppose l’aperceplion du moi. En effet, si nous n’avons pas eu le moi, à la première sensation, qu’étalt-ce que cette sensation? Ilien. (;ar une sensation n’est rien si elle n’est pas sentie.
' Elf'meuir de la phxlotophie de VEapril humain, ti'ad. franç. de Prévost,