‹ Premiers essais de philosophieChapitre 4 sur 59 · DISCOURS · texte numérisé non relu

DISCOURS

l'UOXONCÉ A I.'Olj\ KtmriE DE coins DE l.•|llsrOlnE DE I.A l'IllLOSOI'IllE MODEliXE

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Lorsque, appelé a faire paraître dans des fonctions plus élevées la mâle élo(pience et cette vigueur de sens et de dialectique qui marquaient son enseignement, l’homme illustre que vous avez tant de fois ai)plaudi dans cette enceinte' <laigna jeter les yeux sur moi pour le remplacer, l’honneur d’un pareil choix ne m’éhlouit point sur ses périls, et, avant de vous surprendre. Messieurs, il me lit trembler. Un tel devancier, un audi-

* M. Royer-Collard. D’admirables fra{?mcnls de scs let;ons de 181*2 et 1815 ont élé insérés au milieu de la traduction des Œuvres de Reid par M. JouHroy, t. III et IV.

‘2 PUEMIKHS ESSAIS. — AISNfiE ISIG

toire si éclairé, de si hautes matières accablaient mon esprit, me décourageaient jusqu’au désespoir. Je me dois meme cette justice de déclarer que jamais je ne me fusse engagé dans une carrière efl'rayante pour ma faiblesse, si la même bienveillance qui me l’ouvrait ne m’eût promis de m’y guider et de m’y soutenir. Cet appui me rassure un peu, je l’avoue; j'espère qu’il pourra suppléer aux forces qui me manquent : apportant peu du mien à celle chaire, j’y serai moins indigne de votre attention. Peut-être même ceux qui ne dédaigneront pas de suivre un cours de philosophie fait par un jeune homme', trouveront-ils 'a ces leçons quelque profit et quelque intérêt, si je parviens à leur transmettre les inspirations auxquelles j’aurai souvent recours, sans trop les affaiblir, ou du moins sans les altérer. C’est là. Messieurs, toute mon ambition.

Le cours de l'histoire dt? la philosophie présente cette ijuestion préliminaire ; Faut-il classer les systèmes selon l’ordre des temps où ils ont paru, ou suivant leurs rapports naturels? Notre prédécesseur a rencontré nécessairement et a dû résoudre cette difficulté. Nous nous trouvons heureux de pouvoir, dès les premiers pas, nous appuyer de l’autorité de ses raisons et de son exemple.

La plupart des historiens, j’aurais pu dire tous les historiens de la philosophie, n’ont suivi d’autre marche que celle des siècles, et se sont contentés d’offrir une table chronologique des systèmes les plus célèbres. Sans

* Le professeur avait à peine vingt-quatre ans.

doute on ne saurait avoir trop de reconnaissance pour les savants hoimnes qui, depuis un siècle, ont consacré leurs veilles a l’exact et laborieux inventaire des opinions anciennes et modernes. Leur inétliode a le mérite de se prêter parfaitement à l’exposition fidèle et complète des doctrines; mais, donnant peu de place a leur appréciation, elle ne peut sullire à un enseignement destiné a exercer le jugement plus que la mémoire. Le professeur de l’histoire de la philosophie n’a pas rempli toute sa tâche quand il a fait connaître isolément les différents systèmes; il faut encore qu'il les rapproche, pour les embrasser dans une critique générale ; il faut qu’il les éclaire l’un par l’autre, en les comparant entre eux, non sous les rapports arbitraires des temps auxquels ils appartiennent', mais suivant leurs caractères analogues qui seuls peuvent fonder des comparaisons précises. La méthode qui classe les doctrines suivant leur plus grande analogie est donc celle qui remplit le

‘ Telle était la Iratlilioi) que nous léguaient M. de Gérando et M. Royer* Oüllard; et assurément la comparaison des systèmes sur un point parti* rulier peut être l'orl utile; mais, en thèse générale, c’est une fausse mé* thode que de faire violence à rordre liislurique, de séparer des systèmes nés souvent l’un de l’autre, et d’en rapprocher qui sont séparés par les siècles; c’est surtout une méthode dangereuse que de considérer de grands systèmes par un seul côté, et de les caractériser par la manière dont ils ont résolu telle ou telle question, souvent très-étroite, qu’on leur impose en quelque sorte. Voilà ce qui, plus d’une fois, a égaré l’école écossaise dans ses jugements historiques, par exemple, sur Platon et sur Dcscarlcs^ qu’elle n'a pas toujours compris, parce qu’elle les étudiait sous un point de vue trop particulier. >’ous avons désavoue promptement celte mctiiode et l’avons partout combattue. Voyez notre article sur la seconde édition de VHistoire comparée des eyetèmee de philosophie, relativement aux principes des con* naissances humaines, par M. de Gérando. Fraguekts pniu>$OPUiQUES, Philo^ Sophie contemporaine.

mieux le but de renseignement, et elle s’accorde en même temps avec les besoins et les intérêts de la science . Qui ne sent en effet combien l'iiisloire de la philosophie mériterait de la philosophie spéculative, si elle pouvait lui fournir, sur cha(|ue question importante, un exposé comparatif de toutes les doctrines célèbres, qui lui offrit un point de vue élevé d’où elle pût apercevoir d'un coup d’æil les opinions évidemment fausses qu’il faut ahandonnci’ pour jamais et bannir de la discussion, et les opinions au moins probables qu’il faut débattre, et parmi lesquelles on pourra choisir ?

Que ce tableau des efforts de tous les grands hommes pour atteindre la vérité peut être intéressant et instructif, mais aussi qu’il est effrayant par l’abondance des matières qu’il comprend et l’étendue des connaissances qu’il exige! Quelle main assez hardie pour l’entreprendre, assez ferme pour l’exécuter! D’abord, il faudrait diviser toute la philosophie en un certain nombre de questions générales; puis parmi ces (piestions en choisir une, et sur celle-la passer en revue les philosophes, les interroger tous sur le point qui embarrasse, étrangers et compatriotes, anciens et modernes; c’est-’a-dire qu’il faut s’engager dans les recherches les plus vastes et les plus ingrates, pleines de mille dégoûts qui fatiguent la patience la plus opiniâtre et rebutent le zèle le plus obstiné. Après avoir constaté les diverses opinions pliilosophiques, il faut les apprécier, les comparer, établir les rapports cl les dilVércnccs, classer les sectes, les écoles, assigner leurs divers caractères, embrasser des détails immenses. Kt nous n’avons la qu’une seule

riSCOÜRS D'OUVEKTCRE 5

(juestion. 11 y en a un irès-grand nombre qn’il est nécessaire d’avoir ainsi parcourues leiileinent, en passant par tous les degrés indiqués plus haut. Cela fait, il faudra comparer soigneusement les résultats obtenus pour les généraliser, et s’élever ainsi à des principes de critique qui planent sur toutes les questions et dominent l’borizon philosophique. Mais, pour arriver k ces hauteurs, quelles diflicultés il faut vaincre I tous les travaux précédents ne sont rien en comparaison du travail de celte dernière et vaste induction, et la seule pensée de ces grandes généralisations. é|)ouvante.

Ai-je besoin d’ajouter qu’un tableau complet des systèmes philosophiques, conçu dans cet esprit, et exécuté avec cette rigueur de méthode qui ne laisse échapper et n’élude aucune difiicullé, est au-dessus de mes forces, et que je ne songe pas ’a parcourir dans toute son étendue cette mer immense des opinions humaines? 31on inexpérience y ferait naufrage, et il sera plus prudent a elle de se borner ’a un espace moins vaste, où elle trouvera encore assez d'c'-cueils. Vous dirai-je même toute ma pensée? Quand le sentiment profond de ma faiblesse ne me ferait point une loi de me renfermer dans l’enceinte de quelques questions particulières, je suis convaincu que l’intérêt de la science demande qu’on ne s'étende pas au delà. Dans l’état actuel des connaissances humaines, le philosophe et l’historien de la philosophie ne sauraient se défendre avec assez de précaution de la stérile ambition de parcourir un trop grand nombre d’objets. Lorsqu’une science est encore dans l’enfance, et ne croyez pas que la philoso-

e PREMIERS ESSAIS. — ANNÉE 1810

phie on soit sorlio‘, le moyen infaillible de l’y retenir éternellement, c’est de commencer par l’embrasser tout entière, et de songer d’abord a un système gainerai. F,es systèmes nous .surpassent. Messieurs; ou, si l'bumanité y peut atteindre, ce sera la eom|nêle du temps et de longues générations. Nés d’bier, devant mourir demain, d’où nous vient cet orgueil de vouloir finir nous-mêmes un monument à peine commencé, et qui doit être l’ouvrage des âges? Dans le travail universel reconnaissons la tâche qui nous est départie, et sachons nous y tenir. Destinés h poser les fondements, apportons notre pierre, faisons notre œuvre; ceux qui viendront après nous feront la leur, et les siècles élèveront l’édifice. Le père de la physique moderne, (lalilée, ne manquait ni de vigueur ni d'audace : a-t-il songé cependant à achever lui-méme d’un seul et premier effort de génie la science immense qu’il venait de créer? Non, la physique marche encore, et elle n’arrivera jamais 'a son dernier terme. L’est avec de lents et continuels accroissements que se forment les théories qui doivent durer, (ielles qu’on bâtit en un jour, un jour aussi les renverse. Quand Ueid, au dernier siècle, elfrayé des délires de la philosophie de son temps, résolut de la soumettre a un examen sévère, et de rechercher avec plus d’exactitude les vrais principes de la

' C’est là Uhc opinion naturelle à qui coimiienci\ et dans l'ignorance où Ton est alors de riiistoirc de lu philosophie. A mesure qu’on connaît mieux et les grands problèmes et les grands systèmes, ou s’aperçoit que la pliiioso* phic est bien plus avancée qu’on ne se rétail imaginé au début de ses études. I) y a loin de rttpiiiion ici exprimée à la conception de réeleçtisme ; ecpendanl réclectlsnie est déjà très- nettement marqué dans le discours d’ouverture de l'année suivante, deuxième partie de ce volume.

nature humaine, cet homme sage n’entreprit pas de l’étudier et de la suivre dans toutes ses parties ; il se contenta d’ahoi'd de l’analyse des sens : mais cette analyse a changé la lace de la philosophie anglaise, et la postérité dira a quel rang il faut placer son auteur.

Faible, mais zélé disciple de ces grands maîtres, guidé par des exemples qu’il faut encore se proposer, alors même qu’on désespère de les suivre dignement, je laisserai de côté une foule de dillicultés qui m’accableraient, pour me renfermer tout entier dans un seul problème de métaphysique, où je serai plus a mon aise, et dont j’essayçrai de sonder les profondeurs. Trop heureux si, dans le dédale des systèmes et des méthodes que nous présentera l'histoire de ce problème, je pouvais reconnaître et fermer quelques fausses routes trop fréquentées, et si la discussion des doctrines, qui tiendra dans ce cours une grande place, pouvait suggérer à ceux de mes auditeurs qui me permettront de leur donner le nom d’élèves, quelque idée de la méthode philosophique, de cette méthode patiente et laborieuse qui, divisant et décomposant sans cesse une question, la sépare dans tous ses éléments, l’embrasse sous toutes ses faces, remonte 'a ses principes, descend à toutes ses conséquences, la poursuit sans relâche dans tous ses détails, et ne l’abandonne qu’après lui avoir arraché tout ce qu’elle contient.

S’il y avait en métaphysique une question circonscrite dans des limites précises, et cependant d’une assez grande portée; une question que tous les philosophes s’accordassent à regarder comme principale et sur la-

PIIKMIERS ESSAtS. — ANNÉE 1810

quelle ils fussent divisés; une question qui, jdaeée à l’origine de toutes les autres, influât |)uissaniment sur elles, et dont les dilTérentes solutions servissent 'a caractériser les dill'érentes écoles ; une (luestion qui eût eu le singulier et jnallteureux privilège d’avoir égaré les plus grands liommes, et donné naissance aux erreurs les plus graves et les plus célèbres; cpii, après avoir tourmenté longtemps les pliiloso|tlies et agité l’Europe savante, réduite enlin à ses dillicullés élémentaires, commençât à s’éclaircir, et pût réunir bientôt Ions les bons esprits snr une théorie importante et sur le choix d’une méthode meilleure; une telle question, qui présenterait un concours de circonstances aussi intéressantes, de grandes dil'ticultés, de grands dissentiments, et l’espérance d’une conciliation prochaine, ne devraitelle pas être préférée 'a toutes les autres et saisie avec empressement? Celte (pieslion est celle de la perception externe, c’est-'a-dire de la connaissance que nous avons ou croyons avoir de l’existence réelle d’un monde extérieur, différent de nous-mêmes et de nos pensées. '

Je suppose qu’il y eût parmi vous un homme encore étranger aux disputes philosophiques, et qui n’apiiortât ici que du bon sens et de la raison ; ne serait-il pas tenté de nous interrompre en ce moment, et de nous demander s’il est vrai (pi’une pareille question occupe des personnages aussi graves (pie les philosophes; qu’elle arrête et tienne en échec les plus puissants esprits, taridis que l’enfaut la résout, ce semble, assez bien, dès le premier jour de son existence? La croyance ’a l’existence du monde est bien vieille dans l’espèce humaine : êst-ce

DISCOVUS IVOrVlillTL'RE !l

le raisonnement qui l'y a introduite? et les arguments de tous les i)hilosoplies ensemble peuvent-ils rien ajoulerlii-dessus a la sécurité de notre conviction?

Que deviendrait donc cet homme sensé qui ne veut pas 'même (pic la philosophie entreprenne de prouver l'existence du monde, si on lui disait qu’elle l’admet tout au plus, la combat souvent, et n’y croit jamais h'gitimcment ; et (pic ce n’est point la le délire ou le mensonge d’une secte particulière, mais le résultat commun de toute la pbilosophie èuropéenne? Voudrait-il nous croire, et ne nous accuserait-il pas nous- mêmes ou de folie ou d’infidélité? Non : il a été démontré que les théories (“levées depuis deux cents ans sur la question qui nous occupe sont toutes essentiellement sceptuiucs; que la diversité que l’on rencontré dans les opinions des philosophes tombe seulement sur les formes du scepticisme, mais (pic toutes le renferment plus ou moins explicitement; et qii’cniin la philosophie moderne, tille de Descartes et mère de Hume, ne croit pas ou n’a pas le droit (le croire à l'existence du monde extérieur.

D’où vient, Messieurs, une pareille extravagance? d’ahord, de la prétention de tout expliquer, poussée jus(pi’a la fureur; ensuite, de la prétention de tout expliquer avec un seul principe; enfin, de l’adoption de la conscience pour principe uni(pic: ’

C’est Descartes * qui im|)iima a la philosophie mo-

' Ces vues sur le rt'ile sceptique île Descarles il.ins la pliilosopliic moderne sonl cmprimlées à Reid et à >1. Royer Coll,aid. Klles ont été abandonnées et désavouées par nous dès celle année même, .au boni de quelques leçons, l'ommc on le prul voir plus bas, p. 24, dans le programme du cours sur la

l’KEMIKRS ESSAIS. — A.N.NEE 18IU

derne ce caraclèrc sjslémaliciuc et audacieux, et qui la jeta d'altord dans une directiun sce|)li<|ue, en atlri- Iniant à la conscience l'aulorité supiênie. ("est Descartes qui, après avoir dit en pliysique : « Donnez- moi la matière et le mouvement, je vais l'aire le monde, » osa dire en pliilosopliie ; « Donnez-moi un être doué de la conscience (c'est le vrai sens du mot je pense), et qui sache raisonner. Je vais l'aire l'homme et toutes les vérités qu’il peut connaître. » L’impulsion une lois donnée par la main puissante de Descartes, tout lut entraîné et suivit sans retour. Le ^rand adversaires de Dt'scartes, Locke, est ici son disciple (îdèle. La sensation reproduit la conscience, et la réllexion joue à peu près le même rôle que le raisonnement. Il était réservé à t^ondillac d’aller plus loin (jue Descarti's en suivant les mêmes voies, et de simplifier le système. Pour faire l’homme. Descartes avait besoin de la conscience aidée de la raison, d’un élément et d un instrument: l’unité n’était donc pas rigoureuse; c’est Condillac ipii inventa l’unité parfaite, en confondant l’élément et l’instrument dans un seul principe, qui non-seulement autorise tontes les vérités qui s’y rapportent, mais qui les engendre; qui non-seulement explique tout, mais qui est tout. La sensation de Condillac comprend dans son vaste sein tous les faits intellectuels, toutes les connaissances de l’homme, même

question de l’existence personnelle et dans le premier fragment sur Descartes, où le vrai sens de renlhymême cartésien, nJe /tente, donc je suit, » est rétabli et défendu. Voyez surtout un examen spécial de celle opinion de Reid et de M. Roycr-CoIlard dans les leçons de l’année 1819, Pfiihsop/iie e^osmite, leç. xi*.

• DISCüUIlS D'OU VEIITIIUC II

loules ses facultés, parmi lesquelles se trouvent et l.i réllexion de Locke et le raisonnement de Descaries. EIKî est à la fois le fondement de l'édilice, l’édifice et l’arcliitecte; elle se fournit a elle-même les matériaux qu’elle doit mettre en œuvre ; elle a la merveilleuse propriété de s’apercevoir, de se prêter une attention sérieuse pour se comparer avec elle-même, et déduire, toujours d’ellemême, en raisonnant avec justesse et sagacité, toutes les vérités dont elle a été douée, et entre autres celle de l’existence du monde. D’un autre côté, Malêbranclie, Berkeley et Hume, disciples aussi de Descartes, mais plus forts que Locke et Condillac, et plus sévères que leur maître, adoptant ses principes, consentant 'a toutes leurs conséquences légitimes, prouvent sans répliciue que la conscience est un témoin et non pas un juge ; que la sensation n’est qu’une modification intérieure, et que l’univers de la sensation et de la conscience est un univers fantastique, qui se dissipe au souille do la raison. Malebranche ell'rayé invoque l’autorité divine : il veut croire, comme tout le genre humain, a l’existence du monde ; et, ne le trouvant pas dans les principes de sa philosophie, il le demande à la révélation. Hume, qui n’attend rien de celle-ci, se résigne tranquillement à l’égoïsme, et rit de la simplicité du vulgaire qui croit à l’existence de la terre, du soleil, etc. Berkeley, plus intrépide a la fois et plus profond, se garde bien de mépriser la croyance universelle; il la nie, et soutient avec fermeté que les hommes ne croient pas et n’ont jamais cru ’a l’existence du monde ; écartant par là celte terrible difficulté, la seule peut-être que Hume ait éle-

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