‹ Premiers poèmesChapitre 22 sur 29 · ÉVENTAILS TRISTES · texte numérisé non relu

ÉVENTAILS TRISTES

Deuil empreint au silence des armures Deuil empreint aux poussières des guitares Silence d'un deuil aux logcettes des murs Deuil sur la route où les tard-venus si tard

encore traînent leur fatigue devant la route plus lointaine des pèlerinages fatidiques

dont nul ne vient plus à ces heures si tard.

Accoudé sur Tappui de la fenêtre

et comme penché sur la margelle

d'un puits intérieur de paysage marâtre

aussi, sur la margelle d'une nature marâtre

dont les grands lys et les grands chênes et les purs êtres

sont, autour des puits sans fond de vaines margelles

cette face de page, aux yeux, morne fenêtre.

Dans les nuées, si lointaines, si précises

dans les nuées du ciel irréel

le cortège des pourpres et les caprices des bleus

s'inclinent à Timpératrice reculée vers les glaciers du ciel irréel parmi les froids confins des glaciers bleus.

Et vers le sommeil silent des armures

et le sommeil silent des guitares.

sur les pourpres d*un tapis silencieux s'endort ,

quelque féerie de chair en un songe d'encor.

Les jardins furtifs des cieux solitaires

s'en vont et passent au-dessus des vols d'oiseaux

les vols d'oiseaux passent au château solitaire

par-dessus le silence des fossés et des eaux

le silence des routes monte au solitaire

qui ne voit ni le ciel ni les oiseaux ni la taciturnité des eaux

la femme étendue garde clos son tombeau

son tombeau de chair, son tombeau de regards clos.

CHANSONS d'amant 249

Vous, n'entendez-vous pas :

d'enfance, tandis qu'ils dormaient dans Tétable où des bras pieux çt frais les berçaient vous, n'entendez-vous pas sur le sable,

venir les Rois qui parcourent les crèches des étables pour bénir les nouveau-nés qu'on berçait — les Rois, n'entendez-vous pas leurs pas.

Vous, ne savez-vous pas qu'ils leur laissaient l'épée, aussi le baudrier :

une baguette de coudrier pour évoquer les songes sous leurs pas parmi les forêts florales et les buissons fruitiers des cépées vous ne savez-vous pas qu'ils laissaient sous leurs pas

25o PREMIERS POàMSS

les cailloux blancs, hérauts muets de la cépée

où les nouveau-nés trouveraient dormir la petite fée.

Vous ne croyez-vous pas

qu'à quelque détour

des routes où lamentent les déshérités

à quelque angle de murs saillant de tours^

pour les déshérités les Rois parrains appelleront de leur voix de bonté

ceux qui souffrent sur la route et leur donneront encore Tépée, le baudrier et la baguette de coudrier puis les mèneront où dort oublieuse depuis tant de journées la petite fée.

Vous, ne savez-vous pas qu'ils ont mis près des berceaux une idole aux traits lointains, une idole sans parole — mais si les Rois parrains l'ont mise près des berceaux c'est qu'ils viendront chercher et guider de leur parole ceux qui attendent dès heures du berceau.

Ils les sauront vêtir

comme eux dans les âges

les munir aussi des paroles de sages

qui, dans les temps anciens, pouvaient nourrir

tel aventurier en route dès les âges ; ils leur sauront parler dans son rêve sur la route leurs pas sur le sable quand ils furent nouveau-nés le pas de leur parole qui sait nourrir

la faim et calmer la soif et faire dormir les aventuriers tombant au long- des routes.

Pour nous nul n'est ,venu ;

le soir en orage chassait loin des villages les Rois — on guérissait l'épave de barques en naufrage des soirs où des souhaits attendris attendaient les Rois le silence plus profond qui suit les nuits d'orage gardait nos berceaux loin des yeux des Rois,

Est-ce Détresse qui frappe à la porte ?

Non c'est un cadavre qu'on emporte

loin de nous vers le moutier où prient à genoux

les reines mortes.

Est-ce l'Épouvante qui frappera la porte non c'est un bruit de choc d'épées qu'apporte

le vent furieux de cette nuit des cavaliers dont le casque luit laissent leur sang* couler et bruire pour l'âme morte d'un fantôme de reine morte.

Est-ce la Mort qui frappe à la porte.

non sa course est occupée à cueillir des âmes au passer des corps ;

à ce jour la Mort est occupée

à prendre les âmes et daigner les corps

que des lutins pour en rire vifs emportent.

Alors qui donc frappe à la porte ?

c'est le supplicié Souvenir avec son fils l'Avenir tous deux si douloureux, aux prunelles si mortes qu'ils croient supplier que la mort les emporte.

Voulez-vous un collier?

Les pèlerins ont rapporté de la contrée des songpes des perles odorantes, endormies

près des silencieuses éponges ; les génies de la mer en jonchaient leurs amantes endormies.

Les pèlerins ont rapporté de la contrée de la souffrance

des boules d'un bois précieux

les péris avant de revoler aux cieux

chantaient dans les grands arbres des forêts de souffrance

pour réjouir l'itinéraire des malheureux

et des arbres qui gardaient mémoire : ces boules de bois précieux

Voulez-vous un bracelet Les pèlerins ont rapporté de la dure captivité les carcans des fers et les anneaux des chaînes

CHANSONS d'amant 255

parfois auprès des fontaines

les viergfes s'inclinaient devant Tautorité

de leurs douleurs inhumaines et les consolaient la lueur d'un baiser.

Voulez-vous Tanneau des fiançailles

les pèlerins les ont donnés pour échapper aux épousailles

des tortures en tenailles Voulez-vous les anneaux et les colliers ?

ah I pourquoi m'avez-vous lié

sous les tortures en tenailles devant la foule de nos désirs d'antan qui raillent.

Tu pensais, pardon, vous pensiez, à mon bras les étoiles qui dansent au paradis sont moins distantes les étoiles qui sont des sig-naux d'amants au paradis sont moi

' [distan

que ces vols d'oiselets, nos désirs, butant aux vitraux dont, pourquoi, par quel hasard, nous avons clos nos vœux nouveaij

Je pensais à votre bras ; cette nuit

qu'elles ondulent ou crespelent cette nuit répertoire des rôves qu'elles font mortelles

et qu'elles ont toutes, ses parentes ses sœurs qui sur leur front portent la nuit — pourquoi sa seule nuit sait-elle bercer mes bras

et rôver mes léthar^^i^ies vers l'amante.

CBANSONS d'amant 267

Les trois filles au bord de la mer ont vu passer la Vierge mère le long" des graves colonnades — ah! d'où venez-vous Vierge mère

J'étais sise à Tavant du bateau voguant par les autans des eaux pour atterrir la colonnade d'où vos yeux regardent la mer

Ah! Vierge mère vous êtes seule votre blanche robe est comme un linceul vous avez marché sur les eaux pour venir à la colonnade

J'ai noyé pilote et calfat

j*ai noyé la nef et les matelots

parce que parmi les autans sur les eaux

ils n*ont pas su croire à ma miséricorde

Ah I Vierge mère nos chers sourires à leurs cous serreraient la corde jusqu'aux cris de miséricorde qu'ils auraient poussés jusqu'au ciel qu'étoila votre passage vers nos colonnades

Ah ! d'autres mes filles aux miséricordes

ont cru qui dorment sous les eaux

J'ai noyé pilote et calfat

et seule hanterai la brève colonnade

ma blanche robe est comme un linceul

ah ! que vos sourires ne se meurent pas seuls.

laissez-moi bien seule sous la colonnade.

CHANSONS d'amant 269

Tant que l'enfant me préféra tel joueur de flûte ou chanteur à la cithare ou sonneur de cymbales au bal peu m'importa qu'elle aimât tel joueur de flûte ou gratteur de cithare

Au carrefour, je suis tombé frappé

frappé d'un coup d'épée.

De qui? joueur de flûte ou gratteur de cithare?

Que la nuit est longue pour mourir si tard.

Ses yeux disaient aux étoiles:

vous illuminez la nuit

et la cloutez de diamants sous ses voiles,

mes yeux noirs sont sa nuit et son étoile

mon reg-ard est son manteau

Ma gravité le couteau dont je le perce à tout loisir

son âme est le manteau où je sais blottir mes désirs

L'arcade de ma bouche est Tarcane et la rade vers où ses désirs, ses bravoures sont les vizirs de mes rivalités avec vous, étoiles

CHANSONS d'amant 26 1

La lavandière, frappait, frappait c'était, je crois, sur une image empruntée d*un moi d'autrefois ; la lavandière, tordait, tordait

Ah ! des rancunes ! pas une

qui ne soit revenue pâle à la mort, ou écarlate ou des stig-mates sur ses yeux émus

La lavandière, tordait, tordait le clair de lune, demain des enfants seront écarlates autant que leurs lèvres émues La lavandière, frappait, frappait.

Mad, vos pleurs en coquetterie, viennent bien tard — Ce rendez- vous, c'était, tu sais, vers Tabreuvoir où viennent boire les étalons et les onagres Ah Mad, pourquoi devant moi clouté de clous pleurez- vous?

Pour que ces chiourmes et ces latins regardent la mer de nuit de tes cheveux et l'atlantide de ta face : ce rôve que la face qui souffre aux pieds de la croix efface chez ces g-ardes la mémoire de faces abolies dès les tavernes latines et les osselets derniers

Mad attristée, puis-je baiser tes pleurs, je suis cloué Je suis cloué à la mâle croix — on m'a vendu pour quelques sous ou défroques Mad, j'espère venir les chiens de la mort et leurs crocs s'enfoncer dans la sève intime de ma mort Oh ces coquetteries, regarde I c'est dès toi que j'aime la mort acre!

CHANSONS d'amant 263

Roi couronné, vous pouvez dormir; les g-aléasses

rêvent encloses de tièdes banquises

Vos marins jonchent des espaces Sous les maigres ombres des figuiers qui frisselisent

Roi couronné, n'allez pas à vos balcons.

les Immatérielles Thulés qui se jouent nues dans les nuages sont d'un pire conseil pour un roi comblé d*âge Ah I roi couronné vos faucons où sont-ils envolés.

Tels aux Aigues-Mortes, tels aux Elbes vertes

tels aux oasis, tels en tels sommeils les tartarets de vos caprices agonisent aux vergues des galéasses de reconnaissance Ah roi couronné, sur votre balcon, ces vieilles enfances

Quand Daoud fuyait seul par les rochers Les pierres de Semei hurlaient :

Daoud, ton fils le sais-tu, accroché sous les palmes d'un palmier ?

Daoud ton fils, Sais-tu qu'il est cible aux flèches des sicaires?

Mon fils s'est réjoui de Thamar et j'ai souffert

C'est bien Daoud son père qui voulut Bethsabée et Soliman son frère qu'embrasse la Sulamite

Daoud, ton fils Les couteaux des mercenaires étoilent sa chair Et ce fut un enfant qui riait aux sourires.

Daoud quand Michol te cachait dans sa chair tu chantais à ses lèvres :

le tyran dont ma harpe somnole les caprices le môme qui voulut, que nu, seul d'une fronde J'affronte le Goliath bardé de fer et dit : ta fièvre de méchant fou suffit à faire un roi, ou la pâture aux corbeaux des airs Le tyran dont la rare parole menace Les seuls désarmés des mémoires d'anciennes victoires ô toi qui me protèges de ta chair tu lui dirais : Laban a voulu quatorze ans

les esclavages de Jacob, mais les ans laissaient à tout printemps refleurir Jacob.

Avrom quand son bras sur le résigné se baissait armé entendit la voix lointaine des déserts.

(f Agar seule est penchée sur son fils qui meurt au désert Ils ont laissé les tentes vers où les cuisines prêtes abondent de moutons et de bœufs qu'on dépèce Ils ont cherché des gouttelettes par les sables et des brindilles de fleurs et les sauterelles des sables pour construire un feu clair, calmer leur soif et leur faim dans le

[désert.

Et quand les dix frères vendirent Taîné de ton âme

pour, on ditj soixante deniers tu gardais son portrait en chair, ton Benjamin

le dernier, tes esclaves te portaient aux vérandahs de tes tentes Et quand le soleil s'endormait la même attente te menait chaque soir aux horizons déserts d'où peut-être viendra-t-il demain.

Daoud, ton fils qu'on assassine, Thamar pleure à ses pieds, avec la Sulamite Le soleil qui s'endort, dore ses plaies et ses yeux bruns ternis pensent l'aurore que lui préparent Ismaël, les Madianites, et Myriam, et Ag^ar; Ton mourant te plaint, roi découronné Roi que des pierres de passant assassinent

Et Daoud pleurait sous les pierres de Semeï car tout châtiment, l'homme à lui-même se le prescrit; Semeï, ce bandit des routes étant allié A quelque esclave de la Sulamite.

CHANSONS d'amant 267

Telesquif dont la vie brève sur les flots n'a pas tenté l'écho de son cri d'agonie telle vague histoire balbutiée au bivac par quelque bègue reître ému,

Et pourtant, chansons marines, vous savez ce que furent, une brève minute, vos jouets vos jouets dotés de paroles et de deuils vous roulez par vos éternelles demeures sans seuil des armatures de corps et des ossatures d'âme sans accueil.

S'ils peuvent s'endormir à l'ombre d'un écueil ou laisser la mémoire d'un récif où les esquifs

viennent quérir la mort brève vous murmurez autour, vous, chansons marines le psaume de vos indifférences et vous passez.

2G8 PnEMIEIlS POÈMES

Par la mer des plaines vagues on trouverait Quelque retire, d'hier endormi dans son manteau

avec aux lèvres encore la mémoire de cette vague histoire aux feux clairs des bivacs

quelque reftre foré de blessures mais mort de cette histoire balbutiée au bivac.

CHANSONS d'amant 269

Enfant, pourquoi gardâtes-vous mon cœur endolori sur votre cœur distrait Enfant bizarre, pourquoi voulûtes-vous ce servage, et ces chansons, loin de votre visage?

Ce bal et celle mascarade, où jamais vous ne vîntes, que votre face adorable, sous un loup

si doux au baiser que mon corps défaille aux mémoires des féeries des lampes sur le velours de votre loup vous qui fûtes tout Cet éternel bal, et cette mascarade, pourquoi l'ordonnâtes-vous?

Les pacages sont solitaires les torches sur le mystère n'illuminent que vagues regrets d*enfants Faut-il que je regrette ce bal et cette mascarade?

Je vous ai soulevée vers ma bouche : tes lèvres résonnaient les rades riches de tartanes et ces concordances de drapeaux sur la mer vers des vols de mouettes; tes lèvres résonnaient d*amples musiques évocatrices de climats g-uérisseurs du mal d*âme, tes lèvres chantaient des musiques.

Les Edens de tes lèvres et les reposoirs de tes seins comme des fruits frigides de mes Palestines me parlaient les repos, et les galops dans la savane, et les roses infinies. Les mirages perpétuels entrelaçaient leurs baisers aux coins des lignes de ta face et ta bouche était Tarcade initiatrice ^ d'impossibles, et palpables et chimériques paradis.

CHANSONS DAMANT 27 I

Nos baisers, tu sais, ces baisers nos âmes, sont affixés à des pals en face des frontières de nos Palestines

les essaims des corbeaux des airs dansent des deuils autours de nos âmes Et quand la charité d*une mendiante harassée

Ecarte de son bâton les* corbeaux des airs cette g-arde s'en retourne plus triste en sa fatigue d'avoir vu des suppliciés dans le désert.

Mon âme, pardonnons-nous ; quels tarots nous eussent prédit nos solitudes Mon âme, pardonnons-nous ces trots dans les solitudes Ma compag-ne des veillées acres, veillons ensemble

Te parler des désespoirs des solitudes? accoude-toi et parmi les ruines sous le passag-e de la horde recueille-toi

Au bois, les os des enfants morts, sonnent des musiques extatiques des échos se lèvent et murmurent létharg-iques ** Vos âmes endormez-vous, ton âme g-arde-toi. " —

REYAM

UNE VOIX UE FEMME d*un temple lointain :

Vers le plafond en semis d'ombre et d*or des crépuscules, dans les joies minérales des yeux d'étoiles sous la surveillance bonne des cosmogonies qui se reculent et les pâles divans de lait divin sous les blancs voiles

Sous le crépuscule profond

Je fais un pas et j'apparais sur les balcons. Aux balcons de la terre Issue du luxe noir et or des lambris

J'apparais Et s'apaise la douleur des âmes en débris.

L'auréole éclôt des floraisons et des ramures mûres pour la joie.

374 PREMIERS POÂMES

Gortégpées de tiares d'éphémères et des inflexions des sceptres des roi . de longues caravanes palmées d'aurores, drapées de soies sous un printemps nouveau des ramures.

Des murs écroulés sous le deuil des lierres sont comme jardins ascensionnels aux cieux mystiques et tendent à mes reflets

au miroir de Tentrelac de mes ballets des fleurs comme des paumes humaines et soyeuses .

Quelque humain qui rit aux bayadères pressent Tobscur délice d'une mort fondante des frissons doux volètent aux cimes centenaires

Quelque parfum se meurt aux fleurs et des sanglots d'épi thalame chantent aux plantes.

Nuit d'été mon œuvre, astres laurés, rêves essorés trêve des courages, largesses des J^aisers frémissement qui se comprend et se perçoit, et ne veut plus mourir mers d'arôme, chants en splendeur, naissance des fiancées

regards des pâtres éclosions des pylônes de rêve, autour des sphinx d'albâtre certitudes en triomphes, issues des conques

CHANSONS d'amant 2'jb

de la mer radieuse et lactée de mes yeux votre miroir, cortège et coryphées

Voici Téternelle fiancée et le fleuve le fleuve et la mer, la source et le silence et les moires et les fêtes et les trophées Le secret de la mer qui se baisse et se lève et le secret des secrets de la nuit Moi rÈve.

Musiques éparses et gpuoses roses astrales, opium des fleurs

Sésame aux portes d'or aux gonds des portes des palais de marmorose,

halètement des peuples qui le long des fleuves et des rivières mènent, leurs armes et leurs chevaux et leurs gazelles,

espoir des tribus enfantes

raison des terrasses du mage cause des douleurs et des joies qui enfantent c'est moi TÈve.

RITAM

La voici, notre ville en fête, notre cité; Vois-tu, la nuit violette ici plus pure incline plus de parfums partis des divines ravines où nous vivrons nos pas heureux

Par la folie incandescente des étés

y y sais aussi fraîchir les plus jeunes fontaines

près des halliers peuplés de faons peureux

Vois-tu notre cité de fête Les lampes des palais nous y sont bienveillantes leurs flammes dorées plus qu'en d autres terres

O ma cité, cité citrine vers la mer pâle

tes blancs minarets de la haute montag'ne proche m'appelaient

comme voix maternelle.

La course de mes pieds dépassait mes sandales

et mes yeux avaient des ailes pour mirer sa splendeur en tes yeux diamantés

Voici notre cité de fête Vois-tu notre palais illuminé des lampes des lampes de l'attente et de l'accueil Voici le pays d'or et de songes, et notre palais sur ces rampes.

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