‹ Premiers poèmesChapitre 6 sur 29 · INTERMÈDE · texte numérisé non relu

INTERMÈDE

Ah I que le temps vienne Où les cœurs s'éprennent !

Arthor Rimbaud..

L'évocatoire sorcellerie des hasards suscite les si» militudes.

Le souvenir vibre empenné de douleur; la vision^ la même- des identiques, Jlue dans les clairs et les ombres. Le cordeau des rues, V apaisement des places et des squares évoquent. Les souffrances de la mé^ moire s'exacerbent aux similitudes.

Vers le passé, vers le lointain, vaguement murmure le désir présent ; les chimères s'éploient aux tavernes; et la basse de l'harmonique développement de Vambulant hasard, les sourires et les timbres effacés d'un autre cycle; le semblable éveil à semblables êtres différemment étiquetés seulement.

LES PALAIS NOMADES

Et sans chercher l'issue du labyrinthe, où somnambule la pauvre âme, revivre les perpétuelles renaissances, les perpétuels éveils des appétences, les menteuses renaissances.

70 PREMIERS POÈBfES

Vos cheveux sont passés dans les ors aux montag-nes, Et vous, dont je me suis exilé, mes chers bag-nes, Dans' mon esprit vos parcs, revenez nonchalante.

De la tour, regardant poudroyer les chemins Par où je dois venir, caresses plein les mains, Es-tu debout, pensant s*exi]erles allantes.

J'ai de la douleur Au travers du cœur, Des chœurs sont assoupis aux traînes de son sexe.

Descendant le perron assombri de mon âme, Bruit enchaîné qui souffre un sourd fracas de lames Le souvenir du rôve ancien bruit et lève.

-Digiti^sd^y-

GoQgh^

LES PALAIS NOMADES

Parterre des fleurs larg-es aux subtils poisons •Où s'engoufifrent des vols d*instincts aux pâmoisons, Les essaims vont dormant sous les arbres de rêve.

Les hantantes liqueurs Des philtres de ces cœurs !

Miroirs, perpétuez vos infinis convexes.

72 FREMIEHS POEMES

Des ésotériques printemps

Que vêtira Tâme future

Des diseurs de bonne aventure,

N'en parlez plus, la chose est morte,

Mais il est par delà les portes, De roses vibrantes cohortes.

Parlez, demi-sommeils d'an tan )

Ce sera rose et bleu sans doute.

la triste et triste aventure !

O sourire, oh se souvenir Des lointains crus sans avenir Et des chimériques redoutes Des diseurs de bonne aventure I

^Wized^byGoOgle ..«^^^.^

LES PALAIS NOMADES

Le vin sera plus rose aux lointaines Cythères,

Ce sera rose et bleu, pomponné, plus jadis,

Les chagrins s'en iront vers les soirs où s'enterre

L'avatar formaliste et doux des Amadis

Et Ton s'amusera delà les bonnes portes.

74 piiEMiEHs r.oéNE;9

Les rondes, les raisins, les roses I Les curieux sont venus aussi Pour se trouver si bien ici, Les rondes, les raisins, les roses.

La cité d'or et de lointains Si fabuleuse d'astrologues De médailles et d'analog^ues, La cité d'or des temps éteints...

Et puis se soucier des choses

Des lointains, des teints,* des pantins 1

LES PAffAfS NOMADES

Page 1