IDYLLE
Au treillis du berceau grimpait un chèvre-feuille... L'heure était langoureuse, et j'avais espéré Que le calme et la paix de ce lieu retiré Attendriraient son cœur assez pour qu'elle veuille Accueillir en faveur Faveu réitéré.
C'était à ce moment de la fin des journées
Où le ciel attiédi de nocturnes pâleurs
Se mire aux bassins clairs endormis dans leurs fleurs;
A mes lèvres venaient les phrases ajournées.
Les supplications et les mots cajoleurs.
C'était un de ces soirs de rencontre et d'idylles Où dans les bosquets verts on se met à genoux. Où l'on échange à demi -voix et loin de tous Les serments attendris et les propos futiles Enhardis d'un regard clément des yeux plus doux.
APAISEMENT ^l
Alors je lui c6htAÏ les fuites et les courses
Au fond des bois obscurs et des sentiers ombreux.
Les promenades et les siestes, au creux
Des grottes, où s'entend le frôlement des sources,
£t Tétemel désir du cœur aventureux.
Je lui vantai Tëclat des roses que Ton cueille Dans les massifs, au bas du parc, près du ruisseau... Une rougeur teintait sa joue à fleur de peau. Elle écoutait trembler au vent le chèvrefeuille Qui grimpait en feston au treillis du berceau.
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