‹ Premiers poèmesChapitre 21 sur 82 · DOUCEUR DES YEUX · texte numérisé non relu

DOUCEUR DES YEUX

Voici que tourbillonne au gré des brises lentes Remuant la tiédeur des arrière-saisons^ Dans rhumide senteur des bois et des gazons.

Le frissonnant essaim des feuilles défaillantes.

Voici que la clarté douce des horizons S'estompe de vapeurs et de brumes tremblantes, Et le long des talus les terres sont croulantes... Voici le souvenir d'anciennes déraisons.

Loin des étés, loin des baisers, loin des caresses, Dédaigneux du beau corps, lassé des lourdes tresses Où flotte le parfum décevant dont on meurt,

Avec un grand regret des heures dépensées.

Je contemple attiré par leur charme calmeur Tes yeux où dort la paix des sereines pensées.

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