LE SANGLIER
Genius loei.
A ce vieux coin du parc étrange Au sol noir et trerapé de fange Où le pied posé marquerait, Des arbres serrés côte à côte, De grands arbres à cime haute^ Donnent un aspect de forêt;
G*est sauvage et mélancolique :
Parfois un tronc noueux oblique Gomme à demi déraciné...
Une branche remue et craque Et tombe droit en une flaque, Dormant dans le sol raviné,
Et sur le fond clair et sans tache D'un ciel froid d*hiver se détache Le fouillis sec, grêle et distinct Des branches où la sève est morte ; C'est d'une netteté d'eau-forte Au trait accusant et certain.
Et, dans la boue, à ras de terre, Un vieux sanglier solitaire Dont le bronze humide a foncé De la couleur des vieilles souches A des hérissements farouches Sur son piédestal enfoncé.