‹ Premiers poèmesChapitre 37 sur 82 · PAYSAGE · texte numérisé non relu

PAYSAGE

De hauts peupliers dont le feuillage frémit Comme si des oiseaux y prenaient leurs volées Reflètent, un à un^ leurs tiges isolées Dans le fuyant miroir du canal endormi;

Au-dessus du vieux pont courbant son arche unique, Au ras du parapet noir, la lune, émergeant Dans sa rondeur et dans son éclat mat d'argent, Monte dans le ciel clair, calme et mélancolique;

Alentour, sur les champs, les routes, les buissons, S*épandent des lueurs douces de nuits rêvées; Nul pas humain ne va sonnant sur les levées.

Et pourtant, Tair est plein d'impalpables frissons. Et, là-bas, très distinct en ces rumeurs confuses, Chante Técoulement de Teau dans les écluses.,.

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