RENOUVEAUX
J'aî promené mes pas parmi les abandons Des lieux inhabités d'où la vie est absente, Et dans leur solitude encore frémissante Vibre l'écho de voix que seuls nous entendons;
Les lieux inhabités d'où la vie est absente Gardent le souvenir des lointaines gaîtés, Gomme l'Automne garde un peu des chauds Etés Dans son calme attiédi de saison finissante;
Gardant le souvenir des lointaines gaîtés, Les parcs ensevelis sous le lierre et les mousses Sont pleins de songerie et de tristesses douces Qui bercent lentement les esprits irrités;
Les parcs ensevelis sous le lierre et les mousses Tristes infiniment de Thiv^r approchant, Ont leurs jours de réveil quand le soleil couchant Dore Téclosion folle des jeunes pousses;
Tristes infiniment à Thiver approchant.
Les vieux parcs ont aussi leurs renouveaux splendides;
L'épanouissement des verdures candides
Où le vent de la nuit soupire comme un chant.
Bénissons le retour des renouveaux splendides
Par qui les cœurs lassés un jour sont rajeunis,
Où dans le gonflement des espoirs infinis
Les yeux n'ont plus de pleurs et les fronts plus de rides.
ÀPÀisEr :nt 87