VICTOIRE
Sur la plaine la nuit solennelle descend
Avec l'apaisement du silence et de Tombre^
Et dans les chemins creux que la déroute encombre
Les boucliers ont chu dans des flaques de sang.
Au revers des fossés la terre cède et glisse En larges pans sous Tescalade des fuyards...
Et le roi triomphant voit sur ses étendards Ouvrir ses ailes la Victoire, sa complice.
Et sur un tertre, groupe implacable et serein. Quatre hérauts coiffés de casques à crinières Collent obstinément leurs haleines guerrières A Tembouchure d'or des trompettes d'airain.
90 PREMIERS POèMRS