‹ Premiers poèmesChapitre 47 sur 82 · LA DEMEURE · texte numérisé non relu

LA DEMEURE

Le sonore palais aux arcades antiques Reflétant leur courbure au courant des viviers^ La demeure mystérieuse où vous viviez, Parmi les marbres blancs qui pavent les portiques Ouverts sur la campagne où le soleil étale Les nappes d'or de son déluge de clarté, Est maintenant déserte et vous avez quitté A jamais la maison pacifique et natale

Vous ne passerez plus dans le paire où s'écaille Le torse du Héros, ancêtre fabuleux, Par les sentiers bordés de buis méticuîeux Vers la source qui sourd de la grotte en rocaille.

APAISBMEIfT 99

Le charme promené de vos altières grâces Manque au noble décor où sur les escaliers Se pavane l'orgueil des vieux paons familiers, £t votre accoudement aux rampes des terrasses; Le développement de vos robes à traîne Ne courbe plus les fleurs du gazon négligé...

Et^ derrière la grille haute en fer forgé^ Un passant eût suivi votre allure de reine; Et j'eusse été celui qu'un rêve transitoire Emplissait du désir vague que vous vinssiez Vers lui, dans Fapparat de vos atours princiers, Offrir leur luxe à son insolente victoire.

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