‹ Premiers poèmesChapitre 48 sur 82 · BLESSURE · texte numérisé non relu

BLESSURE

Comme un essaim neigeux de colombes, TAurore A dispersé son vol au ciel effarouché, Mais je sais le soir morne et le soleil couché Aux horizons sanglants où pleure un vent sonore..

Dans cette clarté d'aube au ciel, et dans la vie Qui s'offre à vous avec son attrait d'inconnu^ En votre orgueil paré d'un sourire ingénu, Vous marchez hardiment, ignorante et ravie;

Et vous ne savez pas, vous qui voyez la sève Verdir la plaine fraîche et les lointains boisés, Gomme se faneront les fleurs de votre rêve.

Vous sentirez déchoir vos essors maîtrisés Et le sang maculer de sa pourpre apparente Votre cuirasse d'or de jeune conquérante.

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