PARDON
La grêle meurtrière a flagellé la vigne
Où la grappe se meurt qui ne doit pas mûrir,
Et je vois le bassin desséché se tarir
Et sa vase souiller Taile blanche du cygne;
Et désespérément en moi je sens mourir La révolte et Torgueil du rêve qui s'indigne D*être déçu toujours et mon cœur se résigne A ne pas espérer pour ne pas trop souffrir;
Car je sais que ta voix même qui me rassure Sera pareille au jour de trahison future...
Et voici mon pardon qui d'avance t'absout;
Qu'importe si la coupe où je bois est d'argile, Prends donc ce cœur qui sait que tout espoir est fou, Qui pardonne au fragile amour d'être fragile.
4 os PREMIERS POÈMES