FOR EVER
Ce doux portrait où votre grâce était mêlée Au déguisement cher aux femmes d'autrefois, En costume de Diane et flèches au carquois, Cette image de vous si pâle et pastellée^
Je Taitrutalement brisée entre mes doigts Et sa poussière fine au vent s'est en allée; J'ai si bien désappris ta mémoire exilée Que je redis ton nom sans que tremble ma voix.
Nul écho revenu de votre rire en fête
Ne trouble cette paix durable qui s'est faite
En mon cœur sur ce vieil amour que j'ai pleuré
Et que je sais bien mort sans peur qu'il ressuscite Et dont il m'est au fond de l'âme demeuré Le poids inavoué d'un souvenir tacite.