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Sur la fête d'un soir d^aromates et d'Anges Porteurs de glaives d'or et de robes étranges Qui flottent sur le ciel étoilant leurs lents plis Mouillés par Fa rosée abondante des lis Par qui s'embaume le silence des vallées.
Souffle Faile d'un vol de plumes étalées...
Ce songe d'âmé triste et lasse de la chair
DesL corps charmants et des lèvres^ par qui l'éclair
ingénu du baiser propage ses délices.
Et de l'adieu fatal des blondes Bérénices
Dont les charmes sont les sourires enfantins
Et leurs parures de joyaux et leurs yeux teints
Du fard de quelque mode invincible et barbare
Mais dont toujours la Loi cruelle nous sépare I
210 PRFMIEKS POEMES
Ce songe d'une Fête vague dans un soir Empli d'ailes mouvant des parfums d'encensoir Et d'Anges blancs, porteurs de palmes et d'épées, Droits en Tétoilement de leurs robes drapées, En ce cri d'Hosannah s'achève pour jamais...
L'écho vibre de tes paroles et tu mets
Entre mes mains tes mains à qui nul ne résiste
Pour qu'à tes doigts l'anneau d'argent où l'améthyste ^
Enchâsse son éclat vespéral et fané i
Atteste l'éternel amour qui s'est donné
A toi, l'Elue, en ce rite d'Epithalame,
A toi qui veux de mon amour et sais mon âme
Et crois à ce serment qui pleure à tes genoux.
Epris de Tor mystérieux des bandeaux roux
De ton front parfumé d'un miel de chevelure
Où l'arôme des fleurs se mêle à la brûlure
Des blonds soleils sombres au delà de la Mer,
Et de ta bouche lasse encor d'un sort amer
Dont l'emblème à tes pieds séjourne avec ton ombre....
O soir à quel Destin ta fête nous dénombre!
Les myrtes nuptiaux ont jonché les parvis
Et Tostensoir s'allume en diamants ravis
Aux trésors déterrés des Grottes prismatiques,