‹ Premiers poèmesChapitre 64 sur 82 · SPONSALIA · texte numérisé non relu

SPONSALIA

Sur la fête d'un soir d^aromates et d'Anges Porteurs de glaives d'or et de robes étranges Qui flottent sur le ciel étoilant leurs lents plis Mouillés par Fa rosée abondante des lis Par qui s'embaume le silence des vallées.

Souffle Faile d'un vol de plumes étalées...

Ce songe d'âmé triste et lasse de la chair

DesL corps charmants et des lèvres^ par qui l'éclair

ingénu du baiser propage ses délices.

Et de l'adieu fatal des blondes Bérénices

Dont les charmes sont les sourires enfantins

Et leurs parures de joyaux et leurs yeux teints

Du fard de quelque mode invincible et barbare

Mais dont toujours la Loi cruelle nous sépare I

210 PRFMIEKS POEMES

Ce songe d'une Fête vague dans un soir Empli d'ailes mouvant des parfums d'encensoir Et d'Anges blancs, porteurs de palmes et d'épées, Droits en Tétoilement de leurs robes drapées, En ce cri d'Hosannah s'achève pour jamais...

L'écho vibre de tes paroles et tu mets

Entre mes mains tes mains à qui nul ne résiste

Pour qu'à tes doigts l'anneau d'argent où l'améthyste ^

Enchâsse son éclat vespéral et fané i

Atteste l'éternel amour qui s'est donné

A toi, l'Elue, en ce rite d'Epithalame,

A toi qui veux de mon amour et sais mon âme

Et crois à ce serment qui pleure à tes genoux.

Epris de Tor mystérieux des bandeaux roux

De ton front parfumé d'un miel de chevelure

Où l'arôme des fleurs se mêle à la brûlure

Des blonds soleils sombres au delà de la Mer,

Et de ta bouche lasse encor d'un sort amer

Dont l'emblème à tes pieds séjourne avec ton ombre....

O soir à quel Destin ta fête nous dénombre!

Les myrtes nuptiaux ont jonché les parvis

Et Tostensoir s'allume en diamants ravis

Aux trésors déterrés des Grottes prismatiques,

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