‹ Premiers principes d'économie politique [microform]Chapitre 12 sur 120 · IMPRESSION DE THÈSES DE DOCTORAT EN DROIT A PRIX TRÈS MODÉRÉS · texte numérisé non relu

IMPRESSION DE THÈSES DE DOCTORAT EN DROIT A PRIX TRÈS MODÉRÉS

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LA SCIENCE ECONOMIQUE. i‘

l’activité économique, ou si l’on voulait, avec le socialisme, mettre tout entier ce domaine sous la direction et sous

l’impulsion de l’Elat.

Principes et faits généraux dans l’ordre économique. « Le vaste mouvement du travail social s’offre à notre étude avec des complications qui pourraient, à la première vue, sembler inextricables. Si l’on s’arrêtait à la superficie, on serait tenté de croire qu’au milieu de la diversité infinie et de la continuelle mobilité des entreprises et des transactions particulières, il est impossible de dégager aucun système de lois générales. Mais si l’on considère attentivement les choses, on voit bientôt qu’il y a en ceci, comme partout en ce monde, l’unité dans la multiplicité. On reconnaît qu’au-dessus de ce qui passe et change, il y a ce qui demeure toujours et se reproduit partout. Où l’on ne voyait d’abord que variété, divergence, confusion, on constate l’universalité et la persistance de certains faits qui répondent évidemment cà des lois générales.

« De ces faits persistants, les uns tiennent à la constitution de la personne humaine, les autres à la disposition des forces dans le monde extérieur. Le travail, agent nécessaire de toute production; les bornes assignées par la nature à la puissance des agents physiques que le travail emploie; la préoccupation, naturelle à chaque travailleur, d’obtenir le plus grand résultat possible avec le moindre effort; l’accroissement de fécondité que le travail reçoit, dans la plupart de ses applications, lorsqu’il est convenablement divisé ; le haut prix des marchandises rares, le bas prix des marchandises abondantes; tous ces faits, et bien d autres non moins persistants, contribuent à donner une base fixe à l’ordre économique.

« Au premier rang des choses qui durent, dans l’ordre économique, il faut mettre les lois de la vie morale. Ces lois donnent la règle pratique de toute activité humaine suivant les croyances et les idées qui régnent dans la société, et elles déterminent d’autorité la direction que prend le travail dans l’œuvre économique. Il serait superflu de rappeler quelles profondes différences se sont introduites dans la vie économique des peuples, selon qu’ils ont pratiqué le paganisme, le bouddhisme, l’islamisme ou le christianisme.

(( Lorsque la morale repose sur la vérité que Dieu a donnée au monde par sa révélation et par son Église, elle possède un caractère de fixité duquel résulte, dans toute la conduite humaine, aussi bien pour l’ordre matériel que pour l’ordre moral, une unité d’action, une suite, une persistance qui font la force des sociétés et donnent la consistance à tous les intérêts.

« Lorsque la morale déi ive de croyances mêlées d’erreurs, tout l’ordre économique s'altère dans les proportions de l’allération de la vérité; si ces croyances s'affaiblissent, on voit s’affaiblir avec elles les vertus qui donnent la puissance au travail et assurent l’équitable répartition de ses fruits. Alors le désordre économique s’accroît avec le désordre moral.

Le côté variable dans l’ordre économique. — « Des diversités et des changements dans la constitution éconoinique des peuples peuvent donc s'introduire, aussi bien par l’effet des égarements de la société dans l’ordre moral, que par suite des diversités de situation qui ont pour cause la différence des aptitudes personnelles et la différence des conditions extérieures où les peuples sont jilacés.

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