‹ Premiers principes d'économie politique [microform]Chapitre 50 sur 120 · L’ASSOCIATION · texte numérisé non relu

L’ASSOCIATION

ne sera-ce pas quand la pratique des vertus qu’inspire le christianisme sera redevenue une habitude générale parmi les classes ouvrières? La soumission à une autorité hiérarchique dont l’activité humaine subit nécessairement la loi, aussi bien dans le travail pi’oducteur des richesses qu’en toute autre chose; la résignation des moins favorisés par la nature quant à la distribution des facultés productives, en présence des bénéfices exceptionnels de leurs camarades plus habiles; la sobriété et l’économie, sans lesquelles les ouvriers ne pourront jamais amasser et conserver les capitaux nécessaires à leurs entreprises; la conciliation entre l’esprit de modération et d’abnégation personnelle indispensable à l'association, et le sentiment de la valeur personnelle nécessaire à l’ouvrier associé pour qu’il apporte à l’œuvre commune tout le concours qu’on peut attendre de lui; cet ensemble de qualités parfois si difficiles à réunir, peut-il s’acquérir autrement que par la pratique intelligente et soutenue des vertus de la vie chrétienne? Nulle association n’exige autant de vertus que l’association ouvrière, parce que nulle ne place ses membres dans des relations aussi directes et aussi intimes.

Un philosophe économiste, qu’on n’accusera pas d’hostilité envers les classes ouvrières, et à qui l’on ne peut attribuer aucun préjugé à l’endroit du progrès social, M. Jules Simon, a dit avec grande raison : « Nous croyons que l’association de production est la meilleure forme du travail, quand elle est possible ; nous craignons qu’elle ne le soit pas toujours, et quelle le soit, par exemple, très difficilement pour les grandes exploitations, qui demandent un outillage très dispendieux et une direction à la fois très ferme et très éclairée. Nous croyons surtout que, ne pouvant jamais être

imposée, elle ne sera jamais universelle.... Les sociétés de production ne trouveront pas le dernier mot du grand problème social : une équitable répartition des bénéfices enti e le travail et le capital. »

LES DIVERS r.EN'RES d’iSDüSTRIE ET LES DIVERS MODES

d’exploit.vtios

Remarques générales. — J ai dit, au début de ce chapitre 1), comment tout le travail social se répailit entre quatre grandes catégories d industries t lindustiie extractive, l’industrie agricole, l’industrie manufacturière et l’industrie commerçante. Je ne dirai rien ici de cette dernière, de l’industrie commerçante, dont j’aurai à parler au chapitre suivant, en caractérisant le mouvement des échanges. L’industrie extractive, par les plus importants de ses travaux, par l’exploitation des mines, présente, pour les procédés et les conditions de succès, de grandes analogies avec l’industrie manufacturière. Je pourrai donc parler en même temps de ces deux genres d’industrie, et suivre la distinction, universellement admise dans le langage ordinaire, entre l’industrie et 1 agriculture.

Je ne m’occuperai ici des dilférents genres d industrie qu’au point de vue de la puissance du travail. C est à ce point de vue que je rechercherai quel est le mode d’exploitation qui se prête le mieux à leur développement. Le mode d’exploitation peut avoir, dans l’agriculture comme dans l’industrie, de très graves conséquences sur la situa-

itRifr

tion morale et matérielle des ouvriers; c’est en traitant de la misère qu’il convient d’en parler.

Ce n’est pas ici non plus que je traiterai des différences qui se remarquent entre l’industrie et l’agriculture, quant aux limites qui arrêtent le développement de la puissance du travail. Ce point, l’un des plus importants qu’offre notre sujet, sera examiné à part et fournira la matière d’un chapitre spécial de ce précis.

La grande et la petite industrie. — La question de la préférence à donner à la grande ou à la petite industrie, au point de vue de la puissance du travail, n est pas susceptible d’une solution absolue; les circonstances en décident. Partout où l’intelligence et la dextérité jouent un plus grand rôle que la force, la petite industrie prévaudra. Le progrès de la grande industrie date surtout du milieu du siècle dernier et a été déterminé par les merveilleuses découvertes qui, à celte époque, modifièrent si profondément les procédés du travail.

Toutes les fois que l’on peut grouper dans de vastes ateliers, sous une même direction, et mettre enjeu par la puissance d’un même moteur, un vaste ensemble de travaux, cette concentration présente un avantage incontestable quant à la fécondité du travail. Cet avantage provient de diverses causes. D’abord, le travail se divise plus facilement, parce qu’on opère sur de plus grandes masses; puis, l’extension de l’entreprise permet d’occuper utilement et sans interruption tous ceux qui y concourent, de façon à tirer des forces productives de chacun tout ce qu’elles peuvent fournir. C’est ainsi qu’un mécanicien, dont la présence serait indispensable pour surveiller un seul métier, en surveillera aisément dix ou même davan-

lage, sans que son salaire soit augmenté proportionnellement à l’accroissement de ses services ; de plus, les frais généraux de l’entreprise, lesquels se rapportent aux constructions, à la force motrice, à la surveillance, à la comptabilité, aux écritures, diminueront relativement à chaque part de produit, en proportion de l’étendue de l’exploitation.

On peut dire, en résumant l’action de toutes ces causes, que les dépenses d'une industrie, loin d’augmenter en proportion de la quantité de ses produits, diminuent, au contraire, en raison même de cette quantité. 11 en résulte que chaque objet produit représente une somme de sacrifices moins considérable, en d’autres termes, qu’avec la même peine on produit plus ; en un mot, qu’il y a, par le fait de l’extension des entreprises, accroissement de la

puissance productive du travail.

A i>e considérer que la puissance du travail en ellemême, il n’y aurait donc qu’à se féliciter des progrès de la grande industrie. 11 y a toutefois des réserves indispensables à faire. Si la grande industrie, par la double puissance des moteurs mécaniques et de l’association, parvenait à concentrer certaines fabrications, au point de supplanter toutes les entreprises particulières qui pourraient lui faire concurrence, au lieu d’être avantageuse à la société, elle pourrait lui causer un véritable dommage. En effet, à l’aide du monopole qu’elle s’attribuerait de fait, ne pourrait-elle pas faire tourner à son profit exclusif le produit net de l’entreprise, et le grossir en élevant arbitrairement les prix au détriment des consommateurs ? Ne serait-ce pas là une de ces pratiques d’accaparement dont le législateur pourrait avoir à s’occuper? Quelques-uns se plaisent à

penser que des progrès nouveaux dans les procédés de l’industrie pourraient ramener ce travail de l’industiâe, pour un grand nombre de ses applications, à une certaine décentralisation, qui est autant à désirer dans cet ordre de choses que dans l’ordre politique et administratif. C’est un souhait dont on n’aperçoit pas encore le moyen pratique de réalisation.

La grande et la petite culture. — On a dit que, pour l’agriculture, la grande exploitation a moins d’importance que pour l’industrie, parce que l’agriculture se prête moins à la division du travail et à la concentration des opérations productrices. Bien que cette observation renferme une part de vérité, on aurait tort de l’exagérer et de méconnaître les heureux effets de la grande culture.

Si la division du travail ne peut pas être aussi étendue pour l’agriculture que pour l’industrie, elle y trouve néanmoins des applications importantes. D’abord, dans les grandes cultures, les soins donnés au bétail sont plus concentrés et sont dirigés par des hommes plus expérimentés et plus intelligents. Quant à la culture elle-même, les avantages sont plus marqués encore. L’emploi des machines, qui prend chaque jour plus d’importance dans les travaux agricoles, ne peut avoir toute son extension que dans la grande culture, l’entente entre les petits cultivateurs pour l’usage en commum d’une machine rencontrant toujours des difficultés. Une disposition meilleure des constructions agricoles, la masse des engrais que procure l’élève d’un bétail nombreux, la facilité plus grande de varier les assolements, la conservation des prés et des pâturages que la petite culture tend à faire disparaître, telles sont encore les supériorités évidentes de la grande

exploitalion. De toutes ces supériorités, la moins contestable est la supériorité quant aux méthodes de culture, bile tient aux facilités que donnent pour l’introduction des procédés nouveaux rintelligence plus élevée, les connaissances plus étendues et les capitaux plus considérables de ceux qui dirigent les grandes fermes. C est cette supériorité darrs les nrétbodes de culture qui fait des grandes exploitations une véritable nécessité pour le progrès agricole.

Les résultats de la grande exploitation en agricirltur-e sont les nrêrnes que dans l’industrie : ils se résument en rrn accroissenrent du pr’oduit net. ürre même sonrme de capital étant appliquée à la cultur-e donnera des produits d’autant plus for ts que l’exploitation sera plus vaste. C’est err cela que consiste la supériorité des grartdes cultur’es sur

les petites.

Les petites cultur’es orrt néanmoins des avantages à elles, par lesquels elles peuvent, jusqu’à un certain point, compenser la supér-iorité des grandes cultures. Le tact que donne une pratique constante, guidée par un intérêt pressant et dir’ect et éclairée par une habitude de scrupuleuse observation; les soins ntinulieux et de tous les instants du petit cultivateur, cette sot'te d’alfection qu'il porte à sa terr-e et qui lui fait prendre des peines que l’intérêt plus général et plus disséminé de la gr’ande culture ne comporte jamais; toutes ces causes réunies donnent à la petite culture une très grande puissance. Par 1 ardeur et 1 application au travail, elle fournit, pour une même étendue de terrain, plus de produit que la grande, de sorte que si cette dernière se trouve supérieure quant au produit net, l’autre l’est incontestablement quant au produit brut.

A ne considérer que le nombre de bras employés, la

grande culture donnera un produit plus considérable que la petite; donc, pour une population déterminée, avec le système de la grande culture, il suffira d’un nombre d’agriculteurs moins considérable qu’il ne le faudrait dans le système de la petite culture, pour obtenir la masse de subsistances nécessaires à la sociélé. 11 en résulte que les peuples chez lesquels dominent les grandes exploitations agricoles peuvent, après avoir produit leur subsistance, disposer pour tous les autres emplois de l’activité sociale d’un plus grand nombre d’hommes. Mais, d’un autre côté, la petite culture donnant un produit plus abondant relativement à l’étendue du sol, il en résulte qu’une population plus considérable trouvera dans la petite culture ses moyens d’alimentation. Dans ce cas, lenombi'e de ceux qui s’appliqueront au travail, en dehors de l’agriculture, sera moins considérable relalivement à la population totale, quoiqu’il puisse en lui-même demeurer invariable ; alors la société, tout en restant dans les mêmes conditions quant aux ti-avaux de l’industrie et du commerce, et quant aux travaux de l’ordre moral, aura néanmoins l’avantage de posséder en grand nombre les robustes et honnêtes populations des campagnes, qui sont toujours un des premiers éléments de la puissance d’un peuple.

Mais pour que la petite culture assure à la société ces heureux résultats, il faut d’abord qu’elle se contienne en de certaines limites, qu’elle n’aille pas, suivant une expression qui a été souvent employée, jusqu’à la pulvérisation du sol. De plus, il faut qu’elle se combine avec la grande et la moyenne culture.

La petite culture poussée à l’excès est une cause de déperdition des forces productives qui peut devenir fatale

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à une société. Il arrive d’ordinaire, en ce cas, que 1 exploitation se trouve si restreinte qu’elle ne suffit plus à occuper tous les loisirs du cultivateur. La misère sera, pour le cultivateur, la conséquence de cette impossibilité où il se trouve d’employer utilement toutes ses forces, et cette misère ne fera qu’accroître l’impuissance de son travail, en lui ôtant le moyen de faire les dépenses d’une culture vraiment productive. On le verra alors s obstinei a appliquer au sol un travail stérile qui en épuise les ressources, sans que celui qui supporte les fatigues de ce travail y trouve autre chose qu’une détresse toujours croissante.

Il faut ensuite qu’il y ait dans les cultures, comme dans la société même, une certaine hiérarchie. Il faut que de grandes existences donnent l’exemple et l’impulsion à tout l’ensemble; que des existences moyennes, recevant ces enseignements des classes supérieures et se les assimilant suivant les conditions de leur médiocrité, puissent, grâce à la situation intermédiaire qu’elles occupent, exercer à leur tour une salutaire action sur les existences humbles et ignorées dont se compose la masse de la société; enfin il faut que celles-ci, dans la modestie de leur condition, conservent cette vie propre et suffisamment énergique dont elles ne sauraient être privées sans que la société voie dépérir ses forces et s’évanouir sa prospérité. Même à ne considérer que la puissance du travail et le développement des ressources matérielles de la société, il est d une grande importance que ce juste équilibre de toutes les forces soit respecté, dans l’ordre des cultures comme dans tout le reste.

La question de la liberté testamentaire tient de près à la question de la conservation des cultures dans les proportions désirables.

M. Le Play, qui a attaché son nom à la revendication de la liberté testamentaire, voit cette liberté réalisée dans les régimes de succession suivant lesquels le propriétaire, a>ant de nombreux enfants, dispose librement au moins de la

moitié de ses biens.

Les limites d’un précis ne comportent pas l’examen de cette question qui comprend tant d’éléments divers. Je renvoie le lecteur au chapitre xv du IP livre de la Richesse dans les sociétés chrétiennes. Je me contenterai de faire remarquer ici que la liberté testamentaire, en même temps qu’elle serait favorable à la petite propriété en la maintenant dans ses conditions normales, assurerait aussi, dans la plupart des cas, l’intégrité des grandes cultures et des cultures moyennes, et maintiendrait ou rétablirait cette hiérarchie des cultures, dont je signalais tout à l’heure les

avantages.

L’aqriculture et l’industrie sont solidaires dans leur développement. — L’agriculture est toujours la première des industries, mais on ne peut songer à la développer sans développer en même temps, dans une certaine mesure, l’industrie manufacturière, puisqu’elles se servent réciproquement de débouchés. Toutefois, il est toujours à souhaiter que, chez un peuple qui possède les aptitudes agricoles, la culture maintienne sa prépondérance naturelle; que l’accroissement de la population industrielle ne s’opère pas au détriment de la population agricole; et, surtout, que le développement du travail manufacturier n’aboutisse pas à l’entassement des populations dans de grands centres industriels, qui sont souvent aussi des centres d’infection physique et morale. Les pouvoirs qui laisseraient déchoir l’agriculture, qui ne lui donneraient pas dans

les temps difficiles, dans les crises comme celle que nous subissons aujourd’hui, toute l’assistance possible, seraient ou bien aveugles ou bien coupables.

L’agriculture, par la diversité de ses productions, se sert en grande partie de débouché à elle-même. Ceci est vrai surtout des pays qui ont reçu de la Providence une certaine variété dans la nature du sol et dans les conditions du climat, d’où résulte une heureuse variété dans les aptitudes du travail agricole. Ensuite les productions de la terre peuvent encore trouver des débouchés dans les industries qui se rattachent intimement et directement à la culture. Toutes les industries des campagnes, qui s’exercent en grande partie sur place et qui mettent l’ouvrier à peu près dans les mêmes conditions que le cultivateur, ces industries prendront, par le développement de la vie agricole, une importance croissante et offriront un large débouché aux produits de la culture. Enfin, une nation chez laquelle les aptitudes agricoles sont très marquées ne trouvera-t-elle pas, par l’échange du trop plein des produits de son sol contre les produits manufacturés des peuples plus spécialement voués à l’industrie, un débouché suffisant pour son agriculture, tellement qu’elle aura l’avantage de disposer de tous les produits de l’industrie, tout en conservant la supériorité morale et matérielle de la vie agricole.

11 n’est donc pas nécessaire, comme le voudraient les partisans du système manufacturier, de lancer tous les peuples dans les surexcitations de l’existence industrielle, pour assurer leur puissance matérielle. Un peuple peut être grand par la richesse, par cette vraie et saine richesse qui répond aux besoins premiers et sérieux de la vie, lorsqu’il concentre principalement ses efforts sur la culture, et que

la plus grande partie de ses populations est vouée à l’existence des champs. Bien loin qu’une société doive être considérée comme inférieure, parce que les propensions agricoles l’emportent chez elle sur les propensions industrielles, on pourra voir, au contraire, dans les prédispositions qui tournent l’activité nationale vers l’agriculture, une des plus grandes bénédictions du ciel sur ce peuple, et peut-être un signe des grandes choses que Dieu attend de lui.

L’agriculture, par la nature même de ses produits, occupera toujours le premier rang dans le travail national. Quand un peuple ne sera pas contraint, par la nature et la disposition de son territoire, à porter son activité de préférence sur l’industrie, en se résignant à demander à l’étranger sa subsistance; quand il possédera, dans un juste équilibre, les aptitudes agricoles et les aptitudes industrielles, on le verra toujours appliquer à la culture bien plus de travail qu’à l’industrie. En effet, les besoins de la vie du grand nombre réclament les produits alimentaires en plus grande quantité que tous les autres produits. Les consommations simples et de première utilité, celles qui font les populations robustes au physique, sans rien leur ôter de leur énergie morale, sont des consommations de produits agricoles. L’industrie ne satisfait souvent qu’aux besoins de second ordre, et elle répond plus aux caprices du luxe qu’aux véritables nécessités de la vie.

Je suis bien loin pourtant de refuser à l’industrie sa légitime importance. Les nations chrétiennes ne sont pas réduites, comme l’antiquité, à repousser l’industrie pour sauver leurs mœurs. Évidemment, la vie industrielle est moins favorable que la vie agricole à la conservation des vertus qui sont la source vraie de la grandeur et de la

prospérité des peuples. Toutefois, des mœurs fortes et des habitudes élevées ne sont pas incompatibles avec l’industrie ; seulement dans la vie industrielle il faudra, pour les conserver, lutter plus énergiquement contre les périls plus grands auxquels le séjour des villes et le régime de l’atelier exposent les populations ouvrières. Rendez à l’Église catholique toute son influence sur la vie; laissez-la exercer, avec pleine liberté, son ministère de charité ; rendez-lui tous les moyens d’action que la liberté puise dans l’application franche, loyale, entière, du droit commun ; écartez les obstacles à son action en réprimant les attaques haineuses et perfides par lesquelles on s’efforce, en nos jours de licence révolutionnaire, de lui aliéner l’esprit et le cœur du peuple; restituez-lui la liberté de l’association avec toutes ses conséquences naturelles dans l’ordre civil, et bientôt elle aura assaini l’atmosphère de la grande industrie comme elle convertissait, il y a quinze siècles, au christianisme et à la civilisation les barbares de la Germanie; aujourd’hui, par la prédication et l’exemple de la vertu de renoncement et d’abnégation, elle convertira aux vei tus de la vie de famille, aux habitudes rangées et laborieuses de la vie chrétienne, ces barbares des ateliers qui, par moments, nous font trembler pour l’avenir de notre civilisation. Depuis dix-huit siècles, l’Église a accompli bien d’autres œuvres plus difficiles que celle-là. Elle ne demande, aujourd’hui comme toujours, que la liberté de sauver la civilisation de ses propres périls.

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