LE MALTHUSIANISME
Maltbus lui-même semble avoir senti celte impuissance de son principe quand il dit, avec un certain laisser aller que sa morale utilitaire explique ; « Je serais inconsolable de dire quoi que ce soit qui pùt, directement ou indirectement, être interprété dans un sens défavorable à la vertu. Mais je ne pense pas que les fautes dont il s’agit doivent, dans les questions morales, être envisagées seules, ou même qu’elles soient les plus graves que l’on puisse concevoir. Elles ne manqueront jamais, il est vrai, ou du moins elles manqueront rarement d’entraînei* aj)rès elles des malheurs, et, par cette raison, elles doivent être fortement réprimées. Mais il y a d’autres vices dont les effets sont encore plus pernicieux, et il y a des situations dont on doit être plus alarmé : l’extrême pauvreté expose à plus de tentations encore. » En effet, pour un utilitaire, la pauvreté n’est-elle pas le plus affreux des vices? Mais Maltbus a beau faire, le vice ne sauverait pas de la pauvreté; il ne ferait que la multiplier et l’aggraver. Le désordre engendrerait une population non moins nombreuse et cent fois plus misérable que ne serait la population née des mariages dont Maltbus redoute la fécondité, puisqu’elle porterait le double poids du dénùment physique et de la misère morale.
Décadence des sociétés par le Malthusianisme. — Une société où régneraient souverainement les doctrines de Maltbus, s’éteindrait lentement dans la mollesse, le libertinage et l’égoïsme.
Rien ne serait ])lus triste qu’une telle société. Le cœur se serre à la pensée de ce monde où chacun n’aurait d’autre souci que de s’assurer les étroites jouissances du bien-être, et de comprimer dans son âme l’expansion des sentiments les plus légitimes et les plus propres à élever l'âme bu-
mainG. HeurGiiscment le monde n a jamais rien vu de pareil. Malgré les défaillances momentanées des mœurs, il a toujours conçu autrement la grandeur et la félicité de riiomme. Quoi qu'on fasse, l’intérêt propre ne pourra jamais rien ennoblir; tout ce qui en naîtra sera toujours entaché de bassesse. Non seulement rintérôt propre sera toujours vil, mais il sera toujours impuissant. Il n’y a de vraiment fécond que l’amour qui, par l’abnégation, rattache l'iiomme à Dieu et à ses semblables, et le répand au dehors en donnant tout leur essor à ses plus hautes facultés.
Il est digne de remarque que les tendances des théories de Malthus sont toutes, non point vers le progrès, mais vers l’état stationnaire. Le repos dans les jouissances matérielles est son idéal. Mais les sociétés humaines sont faites pour le progrès, tellement que l’état stationnaire est pour elles une souffrance et une impassibilité. Le plus renommé parmi les économistes contemporains de l’Angleterre, Stuart Mill, formule expressément cett(*. théorie de l’état stationnaire comme la condition normale des sociétés. Il nous donne celte théorie comme la conséquence naturelle des doctrines de Malthus qu’il embrasse. Le sensualisme moderne, pas plus que le rationalisme antique, ne peut rien concevoir au debà. Sous prétexte de progrès matériel, on nous ramène au paganisme.
Conséquences extrêmes du Malthusianisme. — Pour réaliser cette conception sociale, manifestement contraire aux instincts et aux aspirations de l’humanité, instincts et aspirations qui répondent au plan de la Providence sur la vie humaine, l école de Malthus n’a reculé devant aucune des conséquences de la doctrine du maître. Ni 1 infamie, ni l’injustice des moyens ne l’ont arretée, lout le monde sait
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à quel point elle ravale la dignité du mariage. Les audaces du Malthusianisme en celle matière délicate ont révolté même le socialiste athée qui fit tant de bruit en 1848. Proudhon a protesté, au nom de la dignité humaijie, contre ces turpitudes du matérialisme économique. Il a montré, avec une irrésistible puissance de logique, que la société serait rapidement précipitée vers sa ruine par la dégradation et la destruction de la famille, si la morale sensualiste parvenait à faire prévaloir, en cette matière, les préceptes qui sont la conséquence nécessaire de ses principes.
Reconnaissant leur impuissance à rien obtenir par la contrainte morale, les Malthusiens ont fini par s’adresser à la contrainte légale. On voit ainsi le naturalisme moderne invoquer, au détriment de la liberté individuelle, l’omnipotence de l’État, et substituer à l’action des mœurs impuissantes le despotisme de la loi. 11 est des pays où l on a poussé le mépris de la liberté individuelle jusqu’à interdire le mariage aux indigents et aux ouM’iers a^ant qu ils aient atteint une certaine position. Cette odieuse politique n’a eu qu'un résultat : accroître le nombre des naissances illégitimes sans diminuer en rien l’accroissement de la population.
Conclusions. — Les faits sont plus forts que les théories. L’histoire l’atteste : tous les progrès sont étroitement liés au progrès de la population. Quand il s’arrête, tous les progrès s’arrêtent avec lui.
progi’ès de la population est à la fois la source, la fin
et le signe de tous les progrès.
Il en est ainsi parce que, dans 1 ordi'e terrestre, tout se
fait pour les hommes et que rien ne se fait sans eux. Une
FJl
population qui s’accroit constamment ne peut maintenir sa prospérité que par des efforts énergiques et incessants, et ces efforts donnent naissance à toutes les grandes conquêtes de l’homme sur le monde. Le mouvement toujours ascendant de la population réalise le progrès par la vie pénible, le seul que Dieu ait permis à l’homme. Poursuivre ce progrès, en substituant la loi de la jouissance à la loi du sacrifice, est une entreprise contre nature, aussi vaine que coupable.
Les sociétés fidèles aux impulsions de l’Église ne connaissent ni l’excès de population ni la dépopulation. — La morale catholique, avec les mœurs et les institutions qui en découlent, donne au problème de la population la seule solution qui offre à la société de sûres garanties de prospérité, de force et de durée, par le développement régulier de toutes ses tendances naturelles et légitimes. C’est en faisant de la chasteté, pour toutes les conditions de la vie, une obligation rigoureuse; c’est en jirêchant la chasteté dans le mariage et la chasteté dans le célibat, que l’Église catholique assure la fécondité des races en même temps qu’elle contient leur expansion dans de justes limites.
On a reproché à l’Église tantôt de pousser, par les principes de sa morale sur le mariage, à un accroissement inconsidéré de la population, tantôt d’imposer au progrès
de la population, par le célibat de ses prêtres et de ses ordres religieux, des restrictions fatales à la prospérité despeuples. On n’a pas vu que l’Église, en imprimant en même temps aux mœurs cette double impulsion, évitait par cela même les deux écueils contre lesquels vont se briser toutes les sociétés qui prennent leur règle en dehors de ses principes; l’excès d’une population qui s accroît plus rapidement que les subsistances, et une décroissance constante de la population qui enlève aux sociétés leur ressort et les conduit à une inévitable décadence.
Le progrès de la population, source de prospérités dérivant de la bénédiction divine. — L’Église maintient les sociétés dans la voie du progrès, parce que, en même temps qu’elle leur imprime une tendance constante à s’accroître en nombre, elle développe sans cesse en elles, comme je l’ai montré dans mon deuxième chapitre, toutes les puissances du travail. Grâce à 1 impulsion que les sociétés reçoivent de l’Église, l’accroissement de la population, contenu dans de justes bornes et accompagné d’un développement parallèle de la puissance du travail, est à
la fois leur honneur et leur force.
Les peuples chrétiens l’ont toujours ainsi compris. Chez eux, on a toujours vu dans l’accroissement de la population une bénédiction divine. N’est-ce pas, en effet, dans cette bénédiction que Dieu, à l’origine, comprend toutes les autres, quand il dit au premier couple ; « Croissez, multipliez, remplissez la terre et soumettez-la à votre domination ? » Mais, par suite de la faute originelle, le châtiment s’adjoint â la bénédiction, tellement qu’il n’en peut plus être séparé. L’homme déchu n’a pas été privé de toutes les grandeurs auxquelles Dieu l’avait destiné, mais il faut qu il
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les conquière au prix de la peine et du sacrifice. La bénédiction que Dieu avait répandue sur riioinme innocent dans le paradis terrestre, il la renouvelle à riionime déchu, lorsque après le déluge il admet à la ré(-onciliation le genre humain en la personnede Noé et de ses fils.
Multiplier ses générations et les répandre sur le globe, sera toujours pour rhomme le terme suprême de tous les progrès. Les mystérieuses impulsions qui l'y portent sont la raison déterminante des etîorts par lesquels s’accomplissent tous les progrès de la civilisation. L’humanité aura à souffrir et à lutter à tous les moments de son existence, parce que, en suivant sa tendance naturelle, elle s’accroît sans cesse, et que, à chaque pas qu’elle fait dans cet accroissement, il lui faut un nouvel effort, une nouvelle pt'ine, pour étendre la puissance du travail; car, d’ellemême, cette puissance ne ferait que décroître à mesure (pie croîtrait la population, si, par mille labeurs, l’iiomme ne s’ingéniait à lui conserver son énergie. L’honiine réalise donc par là le progrès, mais la même loi qui l’y pousse le tient enchaîné à la peine et lui fait du travail pénible une intlexible nécessité.
Dieu, dans sa justice, a voulu que la vie de rhomme fût laborieuse, mais il a voulu aussi que, moyennant le labeur, sa vie fût assurée. En conviant, par des bénédictions réitérées, le genre humain à une continuelle’ expansion. Dieu n’aurait pu, sans se jouer de sa créature, la mettre, par la disposition naturelle des choses, dans l’impossibilité d’accomplir la destinée qu’il lui assignait. Dieu a mis à l’accomplissement de cette destinée, dans quelque ordre dt* faits que se déploie l’activité humaine, une condition : l’obéissance aux préceptes par lesquels il a défini le bien
et le mal. Cette condition observée, il ne peut pas y avoir d’obstacle absolu qui arrête le progrès de l’espèce bumaine sur le globe, et lui impose par la misère une limite fatale.
On peut affirmer, sans crainte d’être démenti par les faits, que le pain ne manquera jamais à une société oû les bommes se livreront vaillamment au travail, en prenant pour règle de leur vie les préceptes de la morale catholique. La misère, qui trop souvent afflige une partie notable de nos sociétés, n’a point d’ordinaire pour cause un obstacle fatal qui condamnerait cà la stérilité le travail de l’homme. Elle a sa principale source dans une inertie blâmable qui paralyse les forces du travail, et dans les coupables écarts de conduite qui dissipent, au profit de vices honteux, des ressources dont l’usage bien entendu donnerait à tous, non point la richesse, mais du moins la vie.
Le mariage et le célibat. — L’Église a toujours lutté contre la doctrine et les mœurs du paganisme, que le rationalisme et le sensualisme économique tentent de restaure!’ dans nos sociétés chrétiennes. Comment, par son influence sur les sociétés du moyen âge, elle avait couvert de populations saines, vigoureuses, laborieuses, des contrées que le sensualisme païen avait dépeuplées, on le pourra voir au quatrième livre, de mon traité sur la Richesse dans les sociétés chrétiennes. Le témoignage de l’bistoire est, en celte matière, irréfutable. L’Église a toujours, avec une inébranlable fermeté, maintenu le commandement divin sur la dignité et la sainteté du mariage. Jamais elle n’a accepté, sous l’infiiience de l’école de Malthus, comme type du bonheur, un célibat égoïste, dans lequel les jouissances du
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bien-être tiennent lieu de toutes les joies légitimes de la vie.
Aux hommes qui vivent dans le monde, l’Église offre la famille comme le type de la vie régulière et souhaitable à tous égards, au point de vue matériel aussi bien qu’au point de vue moral. N’est-ce pas un fait incontestable (ju’en fortifiant les bonnes habitudes et en détournant du désordre, le mariage développe la puissance productive de l’ouvrier et accroît en lui l’esprit de prévoyance et d’économie? D’ailleurs, par l’effet de l’association, le mariage, en même temps qu’il rend le travail plus fécond, rend aussi la vie moins dispendieuse.
L’Église pousse au mariage les hommes qui restent dans le monde et qu’aucune vocation particidiére n’appelle à la vie religieuse ; mais en même temps elle convie de toutes ses forces la jeunesse au travail, elle éloigne d’elle, par ses enseignements et par sa direction morale, les vices qui détournent du travail. Elle entoure, avec un soin maternel, les premières années de l’homme de toutes les précautions qui peuvent écarter de son âme vierge encore le souffle impur du vice; elle s’efforce de le soustraire aux passions qui lui ôteraient l’empire sur lui-même et qui le livreraient à des convoitises dont le remède se trouverait à peine dans un mariage prématuré, auquel manqueraient trop souvent les éléments matériels du bonheur domestique. L’Église, en fortifiant l’homme contre lui-même, en l’armant contre les penchants les plus impétueux de son cœur, lui donne le moyen d’attendre, dans un célibat honoré par le travail et la chasteté, le moment de fonder avec avantage une famille.
Le célibat dans la vie laïque ne sera jamais qu’une rare exception. Il est pourtant, comme le mariage, au nombre
des lois de notre existence, et, dans presque toutes les sociétés, si peu qu’elles aient conservé de sens moral, nous le trouvons élevé à la dignité d’institution. On sait (jue les sociétés antiques, au milieu de la plus profonde corruption, avaient conservé le sentiment de l’honneur dû à la virginité. De nos jours, au sein du paganisme le plus dissolu, dans ce céleste empire où la recherche des plaisirs et l’intérêt propre sont les seules règles de la vie, on rencontre sur les grandes routes des arcs de triomphe élevés à la divinité et à la virginité. Ce qui n’est plus, dans ces sociétés rongées par le vice, qu’un ressouvenir lointain et affaibli des vertus des premiers âges, est au sein du christianisme un fait considérable, une réalité toujours vivante, exerçant sur les mœurs, par la grande institution du célibat religieux, l’influence la plus étendue, la plus profonde et la plus décisive. Celte institution atteste mieux que toute autre la puissance du christianisme pour la régénération des âmes. C’est par elle que, sans poursuivre directement aucune fin relative à l’ordre matériel, l’Église catholique met indirectement une limite à l’accroissement excessif de la population.
Heureuse influence du célibat religieux sur le progrès social. — Tandis que le matérialisme économique essaie de résoudre le problème par la stérilité, l’esprit catholique le résout par la fécondité. Le célibat relio^ieux notamment agit dans ce sens. En même temps qu’il enlève â la population une partie de sa puissance d’expansion, et (pCil garantit la société des maux qui résulteraient d'une multiplication trop rapide, il la préserve de l’invasion d’un mal contraire et plus redoutable encore, iln l*At-mÎGAni<^nt Hr» l;i nomilnlioil.
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Uien lie peut mieux servir à assurer la propagation régulière des familles que les exemples de vertu que répandent de tous côtés ceux qui, par le vœu de chasteté, ont consacré leur vie à la plus céleste des vertus. Ces exemples sont une prédication plus efficace que toute autre pour élever le cœur du père de famille au-dessus des étroites préoccupations de l'intérêt matériel. Ils lui font envisager la vie sous son aspect véritable, comme un combat dont le prix est, non point la richesse et la fausse grandeur qu elle donne, mais la dignité vraie et les joies pures de Tàme, par l’accomplissement des préceptes divins ; ils font taire en lui les inquiétudes exagérées de l’avenir; ils le. détournent de ces honteux calculs qui réduisent le nombre des enfants, afin de mieux leur assurer le bien-être; ils éloignent de 1 enfance les pernicieuses influences d’une éducation faussée par 1 orgueil et la cupidité, qui développerait dans 1 enfant la source de tous les vices comme de tous les malheurs; ils donnent enfin au père de famille, par l’exemple du sacrifice, la force d’accomplir résolument les devoirs austères de sa
condition.
Bien loin donc que le célibat religieux introduise la stérilité dans les sociétés qui le pratiquent, il y maintient au contraire la fécondité. Mais ce serait peu de leur donner la fécondité dans l’ordre physique par l’expansion des races, si on ne leur donnait en même temps la fécondité dans l’ordre moral par l’expansion de toutes les vertus. C’est là proprement et essentiellement la fécondité du célibat religieux. Par la plus haute des vertus et par le plus héroïque des renoncements, il suscite toutes les vertus et tous les renoncements.
Des populations nombreuses, couvrant de leurs flots pressés le territoire d’un État, sont, à tous égards, une source de force, de force morale comme de force matérielle. Dans une population nombreuse, le mouvement des esprits, l’élan des âmes sont plus prompts et plus forts ; l’activité du travail est plus intense et les moyens dont il dispose plus variés et plus étendus; la solidarité, dans Pordre moral comme dans l’ordre matériel, est aussi plus étroite, et la puissance d’action de l’humanité dans toutes les directions se trouve considérablement accrue. Mais à côté de ces avantages, il y a les désavantages et les périls. Les entraînements vers le mal sont plus vifs, les corruptions plus rapides à se propager, les complications plus fréquentes et plus dangereuses, les désordres plus faciles à exciter. Pour parer à ces dangers, il faut dans la société une effusion plus grande de cet esprit d’amour et de sacrifice qui tend à prévenir tous les désordres et à réparer tous les maux. Par qui cet esprit d’amour et de sacrifice sera-t-il entretenu et ravivé dans le monde, si ce n est par ceux-là même qui, sous l’impulsion de l’amour, font de leur vie un
continuel sacrifice ?
Action générale de l’Église quant à la population. — Trop souvent on a cherché, et on a cru trouver dans l’institution du célibat religieux le moyen capital, certains semblent dire l’unique moyen de résoudre les difficultés que soulève la question de la population. C’est de ce côté 4[Lie plusieurs ont porté presque exclusivement leur attention. H V a dans cette manière de prendre les choses une vue étroite, insuffisante, fausse jusqu’à un certain point, du rôle social de l’Église et du plus grave des problèmes qu’agite la science économique. Ce n’est que lorsque le
célibat religieux est combiné avec l’ensemble des institutions et des impulsions morales de la société catholique, qu’il lui assure cette juste mesure de fécondité qui est la première condition de sa force et de ses progrès.
C’est en activant le travail par la pratique du renoncement ; en répandant les habitudes d ordre et d économie ; en développant l’esprit d’entreprise et de colonisation ; en rendant plus rares, par l’apaisement des passions de la jeunesse, les unions irréfléchies qui conduiraient à la misère; en diminuant, par la régularité des mœurs, le fléau des naissances illégitimes; c’est enfin en ajoutant a toutes ces influences le principe modérateur du célibat religieux que l’Église catholique, sans qu’elle se soit jamais posé, comme le fait la science politique, le problème de la population, a trouvé les meilleurs moyens de
le résoudre.