LV LOI DES SALAIRES
I des produits à partager sera peu considérable. En vain
l’ouvrier prendrait-il dans cette masse une part propori tionnellement très élevée, la somme des choses applicables
^ à ses besoins, qui constituera son salaire, sera toujours en
réalité peu élevée. Avec une part considérable relativement ^ au résultat du travail, le travail donnant peu, l’ouvrier
i pourra manquer du nécessaire.
Il faudra donc faire ce que n’ont pas fait tous les économistes, il faudra distinguer entre le salaire proportionnel et le salaire réel. Pour saisir les causes qui agissent sur le premier, il suffira de considérer le rapport du travail au capital. Mais quand on voudra se rendre compte des faits qui déterminent le taux du salaire réel, qui est à proprement parler le salaire, il faudra considérer, en outre, la puissance productive du travail.
Conclusion. — On voit donc que, s’il y a des relations intimes entre le taux du salaire et le taux de l’intérêt, l'un et l’autre pourtant se fixent par l’action de lois propres, qui demandent à être envisagées séparément. Dans les deux articles qui vont suivre, j’étudierai successivement les causes par lesquelles les salaires s’élèvent ou s’abaissent et les causes qui agissent sur le taux de l’intérêt.